‹ GenséricChapitre 223 sur 266 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

à condition f[ne les évoques ariens qui étaient à Constantinople et dans les pro\ inces de l'Orient auraient la liberté, dans leurs églises, de prêcher dans la langue qu'ils voudraient et de suivre la foi chi'étienne, c'est-à-dire les dogmes de l'arianisme^ Si Hunéric réclamait pour les prêtres ariens en Orient le droit de l'aire usage d'une langue autre que le grec ou le latin, c'est évidennnent que ti'Ue était leur coutume dans ses propres Etats.

Tout en conservant le costume de leur nation, les \'andales, connue les Goths, recherchaient, dans leurs vêtements, les étotîes de soie, les couleurs \'oyantes, les brijderies d'or et les ornements de tout genre'. Comme tous les barbares, ils portaient les cheveux longs couvrant les oreilles et tombant sur la nuque ^, ce qui explique le supplice inventé par Hunéric contre les Romains catholiques que leurs fonctions à la cour obligeaient à adopter la tenue et la coifTure des conquérants. Il lit placer à l'entrée de Téglise des bourreaux qui, dès qu'ils apercevaient des hommes ou des femmes en habit vandale, saisissaient ces malheureux à l'aide d'instruments dentelés qu'ils leur jetaient à la tête et qui s'emmêlaient dans leurs cheveux. Puis, tirant vivement, ils leur arrachaient, avec la chevelure, la peau de la tête\

Les Vandales portaient sans doute la barbe à la façon des Goths, qui la laissaient pousser sur les tempes et se la faisaient tailler ras aux ciseaux, à partir des joues, sur toute la partie inférieure du visage ^ Une tunique haute et serrée, à manches courtes ne couvrant que le haut des bras, des souliers ne

1. Victor Vit., De persecut. vandal., ii, 2 (P. L., t. LVIII, p. 203). •2. Procope, De bello vandal., u, 6 (C. S. R. B., p. 434); — Sidoine Apollinaire, Ep., IV, 20 (P. L., t. LVIII, pp. 524-525).

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