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Marquardt, o. c, t. II, p

8. Waltzing, Corporations professionnelles chez les Romains, t. Il, p. 232 et suiv. : — Gagnât, L'Armée romaii.e d'Afrique, j). 406.

gesses sacrées ^ . Il n'y a point à supposer que les Vandales se soient privés des a\antages que de\'ait leur procurer la conservation de cet ateliei'. Leurs \ éléments y furent sans aucun doute fabriqués, comme l'étaient auparavant ceux des soldats romains. Ils ne diu'cnt point, par conséquent, être très différents, ni parles étoffes employées, ni par la facture. Les principaux d'entre les conquérants purent également s'y procurer les riches habits que, suivant Procope, ils aimaient à revêtir, car on confectionnait dans les gynécées les vêtements de soie et d'or, les habits de pourpre à l'usage de l'empereur, ceux des hauts fonctionnaires et de la maison du prince^; de sorte que ce fut la coiffure qui demeura plus particulièrement le trait distinctif des barbares^.

La fal)rication des armes était, à l'époque du Bas-Empire, un monopole de l'Etat, organisé en un service administratif civil, qui ressortissait au département du maître des offices \

1. Procurator gyntçcii carthaginensis Africa3 ; Notit. Occid., c. x, § 1, E, 8 (édit. Bocking, p. 49).

2. Waltzing, Corporat. professionii. chez les Rom., t. II, p. 233.

3. n Les mosaïques découvertes dans les cimetières clirétiens de Lamta et de Taliarka, dit Dom Leclercq, sont de précieux documents pour l'iiistoire du costume, en particulier pour l'iiistoire du costume en Afrique à l'époque vandale, puisque la majeure partie de ces mosaïques est du v« siècle. Les hommes portent la dalmatique talaire, verte ou blanche, ornée de laticlaves brodés, avec le manteau triangulaire de laine brune, enveloppant le buste, et l'orarium passé autour du cou. Les femmes sont en robes étroites collantes, brodées au cou et aux poignets, serrées à la taille par une ceinture rouge, et recouvertes d'une ample tunique aux larges manches, de couleur éclatante, avec des bijoux sur la poitrine, l'écharpe claire flottant sur les épaules et parfois encadrant le visage. Les enfants sont en culottes collantes, alternées de jaune et de rouge, en courtes tuniques blanches à bandes de couleur. » (Dom Leclercq, L'Afrique chrélienne, t. Il, p. 183, note 1). Il s'agit dans cette description du costume à la mode, à cette époque, pour les Africains, non du costume des Vandales.

4. Notilia Orientis, cap. x (Bocking, pp. 38-39) ; — Occidentis cap. viii (Bocking, pp. 43-44) ; — Cod. Theod., lib. X, tit. xxii, 3, 4, 5 (Ilaenel, j)p. 1036-1037): — Jean Lydus, De magistralibus, ii, 10, 26; m, 40 (C". S. H. B., pj). 176, 190, 233) ; — Waltzing, Corporat. profess. chez les Rom., t. II, pp. 240-241 : — C. JuUian, Fabrica [Dicl. des anliq. gr. el rom., t. II, 2" part., pp. 959-961).

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Il y avait quinze manufactures [fabricœ] en Orient \ ^■ingt en Occident". Seule la manufacture d'Argentan est indiquée comme produisant toute espèce d'armes \ Partout ailleurs, les armuriers [fabricences] ne fabriquaient qu'une spécialité, des boucliers, des selles (scordisca) et des armes à Sirmium, des ai'cs à Ticinum, des cuirasses à Mantoue, des épées à Lucques, à Amiens, à Reims, à Soissons, des flèches à Concordia, à Mâcon, des batistes à Autun, des boucliers à Vérone, à Crémone, à Trêves, etc. * Des vingt manufactures de l'Occident, cinq se trouvaient en Illyrie, six en Italie, neuf dans les Gaules ^ 11 n'en est indiqué aucune en Afrique. La liste de la Xotitia n'est peut-être pas complète ^ ; cependant, il semble que, jusqu'au règne de Dioctétien au moins, il n'y eut point de fabriques d'armes dans les provinces africaines, et que les armes de l'armée d'occupation furent apportées de Gaule ou d'Italie''. Si réellement il n'existait en Afrique aucune fabrique d'armes à l'époque de l'invasion, Genséric dut pourvoir à l'armement de ses troupes en développant les ateliers établis pour l'entretien et la réparation des armes, et outillés pour en pouvoir fabriquer dans les cas de nécessité urgente*. On a vu par l'anecdote du prétendu voyage de Majorien à Carthage que Genséric avait constitué de grandes réserves d'armes dans l'arsenal de cette ville. Il n'avait pu se les procurer ni en Orient, ni en Gaule, ni en Italie, et il n'avait pu les tirer de l'Espagne où n'existait non plus aucune manufacture.

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