Gagnât, loc. cit.ei p
Un passag-e de Procope nous donne une idée assez précise de Tannement des Vandales. « Ils n'étaient point habiles, dit cet auteui-, au maniement de l'arc et du javelot. Ils n'étaient pas instruits à combattiv à pied. Tous étaient cavaliers et se servaient principalement de la lance et de l'épée, de sorte que de loin ils ne pouvaient infliger aucune perte à l'ennemie » Leur cavalerie était donc Tunique force de leur armée.
La haine causée ptu' les spoliations et exaspérée par la persécution religieuse séparait les Vandales des Africains. Aucun rapprochement ne s'opéra entre les deux nations, et la loi s'opposait à tout mélange des deux races, en prohiliant les unions que le voisinage aurait pu amener à la longue. En 36o, une constitution des empereurs Valentinien et Valens avait défendu, sous peine de mort, à tout Romain d'épouser une femme barl^are, à tout barbare d'épouser une fennne romaine-. Cette loi rigoureuse n'avait point été abrogée. Elle demeui-a donc en vigueur chez les Vandales, de môme qu'elle fut maintenue chez les Visigoths où on la trouve reproduite danslA Le X Romana Visigothoriim\ Les empereurs avaient eu en vue d'empêcher les barbares de prendre pied dans l'Empire ; à leur tour, les princes barbares pensaient qu'il était de leur intérêt de prévenir la fusion des conquérants et de la population conquise, d'empêcher des unions qui, en se multipliant, auraient pu altérer l'esprit de leurs troupes et les i-(>ndre moins dévouées à leur domination. « Ainsi, dit l'auteur d'une récente et très perspicace étude sur le Bréviaire d'Alaric % cette loi des empereurs romains, faite contre les barbares,