Procope, De bellovandal., i, 8 (C. S. H.B., pp
2. Cod. Theod., lib. III, Ut. xiv, De nuptiis gentilium (llaencl, pp. 332- 333).
3. Lex Roinaita Visioolhoram (édit. Ilaenel ; — Ma.x Conrat (Cohn) Breviarium Alaricianum; Leipzig, 1903).
4. Emile Stocquart, Le Dn-claire d'Alaric iApeicu de iccululion juridique du inariar/e, t. II, Espcif/ne, pp. 192-:205: Brii.xelles et Paris, 1907).
pour les empêcher, en s'uiiissaiit aux pi'0\iiiciau\, de .s"étal)lir dans les limites de l'Empire, était, pai- suite d'un changement de fortune, retournée par les barbares conti-e tous les Romains sans distinction. » « Cette prohibition, ajoute le môme auteur. fut encouragée par les é^•êques, qui craignaient le péril de la contagion des idées ariennes. Ce péril a\'ait été prévu au concile d'Agde^ contemporain de la publication du Bréviaire, où il avait été décidé que les noces ne sei-aient autorisées entre catholiques et hérétiques qu'à condition, pour ces derniers, de prendre l'engagement de se convei'tir^ » En Afrique, les évoques catholiques ne purent se réunir et se prononcer à ce sujet, mais ils y étaient nécessairement moins disposés que partout ailleurs à autoriser le mariage de leurs fidèles a\'ec leurs persécuteui-s. Le soin de la conservation de la foi obligeait ainsi les évoques à interdire, de leur côté, ces unions que les rois barbares prohibaient pour conser\er intacte la discipline de leurs guerriers.
Un écrivain ecclésiastique de ce temps fait des mœurs pures et chastes des Vandales un éloge enthousia.ste qui peut se résumer en ces termes : « Ce que je me bornerai à dire peut suffire à leur louange. Ils ont eu en abomination l'infâme corruption des hommes, et j'ajouterai : l'impureté des femmes. Ils ont eu horreur des lieux de débauche et des courtisanes. Ainsi les Romains toléraient, chose incroyable, ce qui était un objet d'horreur pour des I)ai'bai"es! Ceux-ci firent plus et mieux encore, et il paraîtra impossible qu'ils aient accompli |)areille œu\-re dans des cités romaines; ils en ont bamii toufe dépi-a-safion, non jjas à la façon des Romains, qui éfal:)lissent des lois contre l'aduUère et sont les pi-emiei-s à le connneffre,
1. Concilium Agatheiise. i,xvn (Ilardouin. Conciliorum collectio ma.rima. t. II, p. lÛOo) ; — Emile Stocquart. Bréviaire d'Alaric (Évolution juridique du mariage, t. Il, Espagne, pp. 202-203).