Procope, De bello vandal., i, 3 (C. i'. H, B., p
2. Procope, loc. cit., et De sedificiis, vi, 5 {C.S.H.B., p. 338). — 3. /6i(/. i. «Inserviant terris, non tributario ne.xu, sed nomine et titulo colonorum,
ita ut, si abscesserint ad aliumve transierint, revocati vinculis pœnisque subdantur » {Cod. Justin., lib, XI, tit. i.iu. 1, [371]1.
5. « Psene est, ut quadam dediti servitute videantur » (Cod. .Justin.. lib. XI, tit. L, 2) ; — Edouard Cuq, Institutions juridiques des Rom., t. Il, pp. 792-793.
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professionnelles sous la surveillance permanente des gouverneurs et des défenseurs des cités \ Ces malheureux, opprimés par le régime de la centralisation administi-ative romaine au point d'abandonner en masse leui's demeur-es et leurs biei2S pour échapper par la fuite à la condition qui leur était imposée''^, ne devaient point regretter l'Empire et ne pouvaient qu'espérer d'un nouvel état de choses un relâchement des liens qui entravaient leur liberté*. Mais Taristoci-atie et le clergé étaient nécessairement hostiles aux barbai'es et pouvaient, par les ressources et la grande influence dont ils disposaient, provoquer des résistances et fournir un concours très efficace à la politi(|ue ou, le cas échéant, aux armées romaines. L'aristocratie, surtout à Carthage et dans la Proconsulaire, était attachée au régime romain par ses alfections, ses traditions, ses intérêts que Genséric ne pouvait épargner; force lui était de la dépouiller de ses grandes propriétés pour doter les Vandales sans se priver lui-même des anciens domaines impériaux. Quant à l'Eglise catholique, elle était dans le monde entier l'adversaire irréconciliable des barbares ariens et la lidèle alliée de l'Empire. Il n'y avait point d'espoir de modifier son esprit irrévocablement hostile à tous les hérétiques, et il était certain quaucune considération ne la déterminerait
■1. Waltzing, CorporaLions professionnelles chez les Rom., t. H, pp. 2.59 et suiv., et pp.VjO-391.
2. Waltzing, o. c, t. II, p.33Get suiv. — M. Paul Allard {Les esclaves chrétiens, p. 4.50) met en doute la fuite en masse des artisans assujettis aux corporations. Elle semble attestée pourtant par plusieurs constitutions impériales, au moins en ce qui concerne les ouvriers des mines (Cod. Theod., lib. X, lit. xix, b, G, 7 ; Haenel, pp. 1023I(J2i), des gynécées {Cod. Theod., lib. X, tit. xx 2, 7, 8, U; Haenel, pp. 102i)-103I), les armuriers (Cod. Theod., lib. X, tit. xxii, 4; Haenel, 1036-1037), les corporations de la ville de Rome [Çod. Theod., lib. XIV^, tit. ii, 4; p. 137-5), les corporations de toutes les villes [Cod. Theod.. lib. XII, tit. i, 14G, 162 et tit. xix, 3; lib. XIV, tit. vu, 1, 3; Haenel, i)p. 1254, 1201, 1310, 1394., 139o), les naviculaires (Nov. Valentin. m, tit. xxviii, § 1 5 Haenel, p. 220), les charcutiers et autres (Nov. Valentin. m, tit. xxxv, §8 ; Haenel, p. 262).