‹ GenséricChapitre 26 sur 266 · fHONSÉRIC · texte numérisé non relu

fHONSÉRIC

iiuus iiouspi'oposoiisdc lii'c '. » Et aussitùl MiU'cclliiius (jrdoiiiui (le ('omnienc(M' la lecture de ces jjièces-. Il ne s'agissait donc plus celle t'ois de i-i'-olci- la (|U('stion de l'oi'me; il s'ao-i.ssait de pi'Ouxcr riiéi'ésie des donatistes.

Au cours delà discussion C{iii s'eng'agca alors, les (h^natistes pressèrent les catholiques de reconnaître (pie Cécilien, le chef de leur j^ai'ti. a\ait (''te'' condainn('' parle concile de Cai'thage. Illeui- lut répondu (pi'une condamnation prononcée par défaut ne pouvait sul'tire poui' établir la culpabilité de Cécilien, que s'ils prétendaient le conti'air-e, ils devaient se recoimaitre •''gaiement coupables, Priniianus, un des leui'S, ayant (Hé condamné dans les mêmes conditions pai- les Maxiniianistes ^, (pii avaient fait schisme pai'jni eux. A quoi les donatistes objectèrent étourdiment c[u"une atïaire ne dépendait pas d'une autre, ni un honnne dun autre homme'. Les catholiques triomphèrent. C'était précisément la doctrine qu'ils professaient, quand ils prétendaient que la faute de Cécilien, môme prouvée, ne pouvait nuii'e à ceux qui pai-tag'eaient sa comnumion et n'était point un motif suffisant pour se séparer de lEglise universelle^.

On avait donc réussi, non seulement à discuter* la question de principe, mais à tirer des donatistes un aveu qui les compromettait. Ils avaient évidemment voulu dire que l'affaire de Primianus et celle de Cécilien n'(''taient pas de même nature et ne pouvaient se comparer; mais on n'était pas d'humeur à admettre cette explication de leur réponse.

La discussion se prolongea pourtant au milieu des protes-

1. GeslacolL. coll. tliei ni, clx.wiii (Ellies du l'in, |). 476; — llartlouin. p. 1169).

2. Ibid., CLxxi.x (Ellies du Pin, j). 476 ; — llardouin, p. 1169).

3. S. Augustin, Breviculus collalionis cuin donatistis liber, coll. diei m. xvi, (Ellies du Pin, à la suite des actes de la conférence, p. 499).

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