Cod. Theod., XVI, v. 55 (Haenel, p
5. Vossidius, Vita sancH Augiistini. x\ (Migne, 2'. /.., t. XXXII, p. 51); — Fallu de Lessert, Fastes des prov. afric, t. II, pp. 226-227.
6. S. Augustin, Ep. clv, tu, 17 (Migne, P. L., t. XXXIII, p. 673j.
Ce fut A-ei-s cotte époque que l'hérésie de Pelage et de Céleste se répandit dans le monde. Elle n'eut pas l'importance historique du donatisme. La nouvelle doctrine toucliant la grâce était trop subtde, trop tliéologique pour exciter les passions du peuple dont elle dépassait l'entendement ^ Mais elle eut des partisans dans le clergé, et fut pour l'absolutisme de Tadministi-ation impériale l'occasion de créer une nouvelle classe de proscrits. Les é\èques africains s'élevèrent contre cette hérésie avec l'ardeur qu'ils apportaient en toutes choses. Ils n'écoutèrent. point les conseils de prudence que le siège apostolique ne cessa de prodiguer; ils obtinrent d'Honorius un rescrit, donné à Ravenne le 30 avril 418 et adressé à Palladius, préfet du prétoire d'Italie', par lequel l'empereur ordonna d'expulser de Piome Pelage et Céleste, de fan-e pul^lier en tous lieux que toute personne serait reçue à déférer leurs sectateurs aux magistrats, et de condamner à la déportation en exil quiconque, soit ecclésiastique soit laïque, serait convaincu de professer leur doctrine^
Dès l'année 407, Honorius avait édicté les châtiments les plus rigoureux, la confiscation, la privation de tous les droits civils, la déportation et l'exil, la mort même, contre les manichéens, nombreux en Afrique v Une loi de l'année 408 fail voir que les Juifs n'y étaient pas non plus épargnés ^ Le sol de cette malheureuse contrée était ainsi cou^■crt d'un peuple de