‹ GenséricChapitre 57 sur 266 · Procope, loc. cit · texte numérisé non relu

Procope, loc. cit

3. Sidoine Apollinaire, Carmen v, vers o7, 58 (P. L., t. LYIII, p. 6G0 ; et M. G., A. A.,L VIII, p. 189j.

4. Idace, Chron., n° 89, a. 428 {M. G., A. A., t. XI, p. 21) ; — Isidore, Hist. Vandal. [M. G., A. A., t. XI, p. 2%).

5. Jordanès, Gefica, xx.xiii (édit. Mommsen, M. G., A. A., t. V, p. 102i.

fit alliance avec les Vandales. Procope dit en effet que Bonifacc con^ int a^■ec les deux fils de Godig'isclus de diviser l'Afrique en trois parts, une pour Gundéric, une pour Genséric et la troisième pour lui-même, avec obligation réciproque de se prêter mutuellement aide et assistance contre toute attaque *. On serait porté à conclure de là que, du vivant même de Gundéric, Genséric était chet des Vandales conjointement avec son frère. C'est ce que Procope semble marquer également quand il dit qu'après la mort de Godigisclus le pou^'oir fut déféré à Genséric qui, alors déjà, était exercé au métier des armes et s'était montré d'une habileté extraordinaire, tandis que son frère était encore fort jeune et peu apte aux affaires - . On s'expliquerait dans ce cas cette remarque de Jordanès que Genséric était bien coniui à Pvome par les Aictoires cju'il avait remportées sui- les Romains '. Quoi qu'il en soit, au moment de l'invasion de l'Afrique, Genséric commandait seul l'armée des ^'andales, et ce fut a^•ec lui seul que Boniface eut définiti\ement à s'entendre *.

L'Espagne n'offrait aux Vandales qu'un établissement précaire. Leurs forces étaient de cinquante mille hommes tout au plus ; Procope nous apprend en effet qu'après le sac de Piome, en 453, Genséric forma les Vandales et les Alains en cohortes auxquelles il préposa quatre-vingts chefs nommés ehiliarques, poui' faire croire qu'il avait sous ses ('■tendards quatre-vingt mille guerriers, mais qu'à une époque antérieure, on estimait à cinquante mille hommes au plus les

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