‹ GenséricChapitre 58 sur 266 · Jordanès, Getica, x,\.\iii [M. G., A. A., t. V, p · texte numérisé non relu

Jordanès, Getica, x,\.\iii [M. G., A. A., t. V, p

4. Clinton (Fasti romani, i, pp. 610-612) pcnisc que Bonifacc avait traité avec Gundéric et que l'exécution de ce traité, suspendue par la mort de ce |)rince, fut reprise par son successeur Genséric (Pallu de Lessert, Fastes des provinces africaines, t. 11, j). 287, note 3).

effectil's des Vandales et des Alains l'éuiiis'. Suivant un auteur ecclésiastique, un recensement ordonné par Genséric, avant son passage en Afrique, aurait donné un total de quatrevingt mille hommes, y compris les vieillards, les jeunes gens, les enfants et les serviteurs aussi bien que les maîtres -, d'où on a conclu, de nos jours, que le nombre des honnnes d'armes devait être de seize mille ^, soit vingt pour cent du chiffre total. C'est la proportion de soldats que peut fournir une nation, mais cette proportion pouvait se trouver grandement dépassée dans une peuplade barbare; vivant uni(|uement de la guerre , surtout si on ne comprend pas dans le recensement les femmes dont notre auteur ne fait pas mention. Connue on va le voii', Genséric n'avait peut-être pas avec lui, à ce moment, touti; sa nation, dont le reste pouvait compléter, à peu près, l'effectif de cinquante mille hommes armés. C'était peu pour occuper un pays étendu où la population, très latinisée, était tout entière hostile au.x barbares et où ils demeuraient exposés à être attaqués à la fois par le nord et par le sud. Au nord, les passages des Pyrénées n'étaient pas en leur pouvoir, ils avaient donc à craindre de ce côté les entrcpi'ises des armées romaines ou des Goths que l'Empire conservait à sa solde et tenait cantonnés dans les pi'ovinces méridionales de la Gaule; au sud, le détroit de Gadès les protégeait mal contre une expédition venue d'Afrique ; l'Empire pouvait ainsi à tout moment recommencer, avec des généraux plus habiles et plus fidèles, la campagne qu'il avait tentée précédemment avec les troupes confiées à Castinus'et à Boniface, le sort des Silinges pouvait alors devenir celui des Van-

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