Procope, De bello vandaL, i, 5 (C. S. //. B., p
2. Victor Vitensis, De persecutione vandalica, i, 1 (Migne, P. L., t. LVIIl. p. 181).
3. Ludwig Schmidt, Geschichte der Wandalen, Leipzig, Teubner, 1901. pp. 37-38 et p. 156. Sur le nomlDre des Vandales voir ch. m, pp. 218-
(laies. La coiiqiiL'te de rAfri([ue leur pi'omettait au euiilraire un établissement durable, dans une position d'où ils pourraient menacer- l'Italie et où il serait fort difficile de les combattre. Tout un peuple de })roscrits les y attendait comme des libérateurs et constituait un parti prêt à leur être dév.oué.
Mais les Vandales n'étaient pas par eux-mêmes en mesure d'entreprendre cette fructueuse conquête; ils n'étaient pas maîtres du détroit, ils n'avaient point de navires pour transporter leurs troupes sur la rive africaine. Boniface les appelant à son aide, leur offrit de leur livrer le détroit et de leur fournir des moyens de transport \ Il leur proposa, ditProcope, de partager l'Afrique ; les conditions offertes par Boniface durent être aisément acceptées. Il suffisait aux V^andales (|u'on leur ou\rit les portes de l'Afrique ; une fois introduits dans cette contrée, ils comptaient bien la concjuérir tout entière, car les promesses échangées ne les gênaient point; pour eux, connne pour tous les barbares, les traités faits avec les Romains n'avaient de valeur ([u'aussi longtemps (ju'ils les trouvaient avantageux.
Le pacte conclu, les forces des Vandales furent promptement concentrées sur le rivage méridional de l'Espagne. Elles étaient prêtes à s'embar(|uer au commencement de Tannée 428, lorsque Genséric apprit qu'Hermigaire, chef des Suèves, ravageait les provinces voisines. Il se mit immédiatement en campagne, avec une partie de ses troupes, poui- le c<»ml)attre, le poursuivit dans la Lusitanie et lui infhgea, non loin d'Emerita", une sanglante défaite, dans hiquelle |)érit la plus granth' pai'tie de l'armée des Suèves. llerniigaire se sauva, grâce à la vitesse de son cheval, mais il fut iioy('' au passage del'Ana ^.
1. l'rosper Tiro, Chron., ii'^ 1294, a. iil {M. G., A. A., t. IX, p. iT2).