Ibid
(laies, au milieu d'une campagne dévastée, souffraient de la lamine ; elle les força de lever le siège au bout de quatorze mois, en juillet 431 '. Cependant des troupes, tirées de Rome et deConstantinople, venaient sous les ordres d'Aspar, maître de la milice, renforcer l'armée romaine d'Afrique et lui rendre l'espoir de vaincre. Tne nouvelle campagne, entreprise aussitôt, n'eut pas un meilleur succès que la précédente. En une seule bataille, les forces réunies des deux généraux de l'Empire furent défaites et dispersées. Aspar regagna Constant inople, tandis que Boniface s'embarquait pour l'Italie, abandonnant l'Afrique aux Vandales". Hippone succomba bientôt après; ses habitants furent réduits à fuir en masse, et la ville demeurée déserte fut brûlée par les barbares ^ 11 ne resta bientôt plus aux Romains ({ue Cirta et Carthage, qui furent épargnées pendant (juelque temps encore '.
Au nombre des prisonniers tombés aux mains des Vandales, après la défaite de Boniface et d'Aspar, se trouvait Marcien, qui dans la suite parvint à l'Empire et succéda à Théodose. Procope j-aconte qu"il dut son salut à une circonstance qui attira sur lui l'attention de Genséric et parut un présage de sa grandeur future. Genséric, dit Procope, fit un jour amènera son quartier tous les prisonniers, afin de discerner par lui-même s'il ne' se trouvait pas parmi eux queUpie personnage de qualité qu'il pût y avoir intérêt à ne pas confondre avec ses compagnons d'infoi'tune. Ces malheureux furent assemblés dans
1. Procope, De bello vandal., i, 3 (G. S. H. B., p. 3:23). Tissot (Géogr. comp., t. II, p. 98) dit, sans indiquer sur quelle autorité il s'appuie, qu'Hippone immobilisa l'armée des Vandales pendant près de dix-huit mois; mais le témoignage de Possidius est formel : « quam urbem ferme quatuordecim mensibus conclusam obséderont ». {\'ita sancli Aug., c. :28, p. 59.) Tissot compte sans doute dix-huit mois jusqu'au jour où la ville fut abandonnée par ses habitants et livrée aux flammes.