Théophanes, loc. cit
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flotte impériale, au lieu de conliimcf sa i-oiite vers rAfri(|iic, demeura en Sicile où elle avait abordé ^ Tandis qu'à Conslantinople les envoyés de Genséric tiraient les négociations en longueur et cherchaient à gagner du temps, les Huns, les Perses, d'autres barl)ares encore se i-uèrent en même temps sur toutes les provinces de l'Orienta Réduit à se délénfhc de tous les côtés à la fois, Théodose se vit forcé, en 442, de i-aj)peler sa flotte ^ et de consentir à conclure avec Genséric un nouveau traité de paix que Valentinien, destitué de tout secours, fut contraint de ratifier*.
Genséric n'avait sans doute négocié à Constantinople que pour se donner le temps de former une coalition contre l'Empire d'Orient. Rien ne paraît en efl'et plus probable, si l'on considère que Théodose fut amusé pai- de ^-aines négociations, jusqu'au jour où les Huns, les Perses, les Sarrasins et les Isaui-iens commencèrent leurs invasions à peu près en môme temps, et comme pour l'exécution d'un plan concerté entre eux. Il y a donc lieu de penser que, dès cette époque, Genséric avait commencé à pratiquer le système d'aUiances entre les barbares contre l'Empire qui, dans la suite et jusqu'à la fin de son régne, assura sa puissance.
Par le traité de 442, les teri-itoires de l'Afrique fiu-ent partagés entre les Vandales et ^Empire^ Une constitution de Valentinien III, datée de Rome le 13 juillet 4ol, nous fait connaître quelles provinces furent définitivement concé-
1. Théophanes, Chronogr., a. 441 et 442 {€. S. IL B., pp. 157 et 158). -. Marcellinus cornes, Chron., a. 442: — Cassiodore, Chron.. n" 1239, a. 442 [M. G., A. A., t. XL, pp. 81 et 156).
3. Prosper Tiro, Chron., n» 1346, a. 442 [M. G., A. A., t. IX, p. 479) : — Isidore, Hist. Vandal. {M. G., A. A., t. XI, p. 297).
4. Prosper Tiro, Chron., n» 1347, a. 442 (M. G., A. A., t. IX, p. 479); — Cassiodore. Chron., n» 1240, a. 442 (M. G., A. A., t. XI, p. 156); —Théophanes, Chronogr., a. 442 (C. S. H. B., p. 158).
5. Prosper Tiro, Chron., n» 1347, a. 442 (.1/. G.. A. A., t. IX. p. 479) ; — Cassiodore, Chron., n» 1240, a. 442 (M. G., A. A., t. XI, p. 156).
dées aux Vandales et quelles provinces firent retour à l'Empire. Valentinien accorde en effet des indemnités aux possesseurs de biens dans la Numidie qui ont eu à souffrir des ravages commis par les barbares, et des concessions de terres du domaine public, dans la Maurétanie Sitifienne et dans la Maurétanie Césarienne, à des propriétaires de la province Proconsulaire et de la Byzacène qui se trouvent dépouillés de leurs patrimoines et expulsés de leur pays*. Une autre constitution de Valentinien III, datée de Rome le 21 juin 445, accorde à la Numidie des dégrèvements et confirme des privilèges concédés autrefois aux habitants de la Maurétanie Sitifienne-. Il est donc certain que la Maurétanie Césarienne, la INIaurétanie Sitifienne et la Xumidi(î au moins en partie furent restituées à l'Empire, et que la province Proconsulaire et la Byzacène furent cédées à Genséric.
Dans son histoire des persécutions exercées par les Vandales contre les catholiques, Victor, évoque de Vite, confirme les indications que nous fournissent les textes des constitutions impériales. Genséric, dit-il, disposa des provinces dont il était maître. Il se réserva la Byzacène, avec l'AlDaritane et la Gétulie% et une partie de la Xumidie. Il attribua à son armée la Zeugitane ou Proconsulaire ^ Comme il est certain qu'avant 442 Genséric n'était pas uniquement maître de la