Jordanès, Getica, xxxvi [M. G., A. A., t. V, p. lOGj
2. « Attila,., mulla vicinarum sibi gentium milia cogit in bellum quod Gothis tantumse inferre tanquam custos romanœ amicitise denunliabat w (Prosper Tiro, Chron., a. 4jI, n» 1364; M. G , A. A., t. IX. p. 481). Tillemont [Attila, art. vi, Empereurs, t. VI, })p. 147-14S) pense que le maintien de la paix fut obtenu par une nouvelle ambassade et que cette ambassade fut peut-être celle dont fut chargé Carpiiion, fils d'Aëtius, qu'ac-
Ainsi s'explique également le double message qu'avant d'entrer en campagne, Attila adressa d'une part à Valentinien, d'autre part àThéoderic. « Prêt à entreprendre, dit Thistorien des Goths, les guerres qu'il avait depuis longtemps méditées, Attila envoya des ambassadeurs en Italie, vers l'empereur Valentinien. Essayant de semer la discorde entre les Goths et les Romains, afin d'user par des haines intestines ceux qu'il ne puuNuit ébranler par les combats, il assura Valentinien qu'il n'entendait violer en rien les traités conclus avec TEmpii-e. Il désirait vivement, affirmait-il, que l'empereur ne fût pas mêlé à la lutte qu'il voulait engager contre Théoderic, roi des Visigoths. II avait, de plus, multiplié dans sa lettre les flatteries d'usage, pour faire croire à ses fausses protestations. INIais en même temps, il adressa une lettre analogue à Théoderic qu'il exhortait à se détacher de l'alliance des Romains et à se rappeler les hostilités exercées naguère contre lui, avec un excessif acharnement. Cet homme subtil combattait ainsi par la ruse, avant de se servir des armes ' . »
II n'y avait point d'apparence d'obtenir que l'empereur laissât les Huns en\'ahir librement les Gaules, sous prétexte d'aller chercher les Visigoths ; mais Attila pouvait se flatter de détourner les Visisroths d'unir leurs forces à celles des Romains. Il fut, semble-t-il, bien près d'y réussir. Théoderic se montra d'abord indécis et porté à ne combattre les Huns que s'ils venaient l'attaquer dans les contrées qu'il occu-
compagna l'aïeul de l'historien Cassiodore (Cassiodore, Variie. lib. i, ep. IV ; M. G., A. A., t. XII, p. 13, lig. 13 à 17). Mais un texte prouve clairement que Carpilion fut envoyé à Attila avant 448 : à-ô ■rtov KapTiJ^sôvoc ypôvojv, o; wa-/;p£'ja£ — ap' aÙTÙ) — aï? wv "AstÎO'j toù iv Tr, ï'j—ipx 'Pio^uatlov j-zpa-YjVO'j (i'riscus, Excerpla de ler/ation. Romanor. ad geiites, 13: C. S. //. B., p. 179). 11 s'agit dans ce passage de la mission donnée par Attila, en 448, à un de ses officiers, nommé Estas, d'aller réclamer aux Romains tous les transfuges qui étaient passés dans l'Empire depuis le temps où Carpilion, fds du général Aëtius, avait été donné en otage au roi des Huns.