Vasari,t. III, p
2. Angiolello, Hist. Turchescay fol. 48, v. V. à l'appendice n^ 2.
3. c ... audict Constantinople, il y a un certain lieu qu'ilz apellent Besestariy qui est comme un grand temple rond avec quatre portes en croix, et tout autour, boutiques de draps d'or, de soyeet veloux, or, argent; et toutes choses de prix se vendent là et speciallement les pauvres chrestiens esclaves, jeunes et vieux, tant hommes que femmes, voire les petitz enfans de trois ans, lesquelz sont menez par la main par certaines personnes qui font ce mestier comme couratiers, et tiennent Teschiave par la main et le mènent continuellement à Tentour de ce dict lieu, criant le prix à combien il est, et le vendent au plus offrant. Si c'est fille ou femme, elle a un voile siu* le visage et tous ceux qui la marchandent la descouvrent en un coing, et luy regardent les dentz et les mains, s'enquierent de son aage, si elle est vierge et autres choses semblables, tout ainsy comme d'un cheval. Le dict besestan est toujours ouvert, sauf le vendredi ; et en toutes les bonnes villes du Turq, y a un besestan où l'on faict telz et semblables trafficqz. » Le Voyage de Monsieur cTAramon, ambassadeur pour le Roy en Levant escript par noble homme Jean Chesnau... publié par M. Schefer, Paris, 1887, in-8, p. 34, 35. Voir également la description € du lieu appelle Bezestan et autres marchez publiques » dans Nicolas de Nicolay, Discours et histoire véritable des naoigationSy pérégrina^
moolé sur uq banc, les grandes aclioas de Tempereui* : il lui avait fait intimer l'ordre de se taire ; et il lui avait pris fantaisie de le faire peindre parGentile Bellini. L'artiste présenta le portrait au Sultan qui le regarda, et, après Tavoir considéré avec attention : a Gentile, lui dit-il, tu sais que je t'ai toujours dit que tu pouvais me parler, pourvu que tu me dises la vérité : dis-moi, que te semble-t-il de cet homme? — Seigneur, répondit Gentile, puisque vous m'avez autorisé à vous parler franchement, je vous dirai qu'à mon sens, cet homme me semble fou. — Tu dis vrai, reprit Sultan Mohammed, regarde comme il a les yeux hagards qui dénotent la folie. — Seigneur, dit Gentile, dans mon pays il y a bien des gens qui, comme ce deri\ viche, montent sur un banc pour chanter les louanges de divers personnages ; aussi je m'étonne que Votre Hautesse, qui est si sublime (car elle a fait plus d'exploits qu'en fit jamais Alexandre), ne veuille pas être louée ! — Si cet homme était sain d'esprit, je consentirais à être loué par lui, mais je ne veux point des louanges d'un fou. » Et le caustique vénitien d'ajouter : « Que Votre Seigneurie le veuille faire chef des derviches ; » et le Sultan accéda à la demande de Gentile *.
Une autre fois, c'est Vasari qui le rapporte, le Sultan de* manda à Bellini s'il pourrait faire son propre portrait. Celui-ci répondit que la chose était facile ; et s'étant mis à l'œuvre devant une glace, il porta, quelques jours après, son portrait au Sultan, qui fut émerveillé de sa ressemblance parfaite, et dit au peintre que, pour faire un tel prodige, il devait y avoir « quelque magie là-dessous ' > .
tions et voyages^ faicls en la Turquiej Anvers, 1586, in-4, fi^pires sur bois, p. 74. (Celle a'"^ édition esl plus complèle que la !'• publiée à Lyon en 1568, in-fol.).