‹ Gentilshommes démocratesChapitre 4 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pour se convaincre de l'erreur des attitudes réactionnaires, il est nécessaire de renoncer à cette idée que la Révolution française fut une simple révolte.

Elle en a engendré d'horribles, mais elle a été la carte forcée, imposée par un grand joueur, le peuple. — Bien plus, sauf en Bretagne, oii la noblesse n'a cédé que devant la force, partout en France l'ordre des nobles s'était mis alors dans le jeu du peuple. Oui, mes jeunes amis, nos pères, réunis dans leurs comices, aux chefs-lieux de districts, avaient demandé avant toute réunion des États généraux d'être admis à payer l'impôt comme le dernier des bourgeois, à ne plus compter dans la nation comme ordre, à n'y compter que comme individus. En plus d'un endroit même, ils avaient réclamé l'avènement de la démocratie religieuse au lieu et place de l'aristocratie sacerdotale.

Les preuves de cet accord de caste avec la France moderne abondent.

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