‹ GéodésieChapitre 14 sur 137 · NIVELLEMENT · texte numérisé non relu

NIVELLEMENT

niveau, comme précédemment ; on lira l’élévation sur l’échelle graduée que porte la règle, dont le système de numérotage tient compte de la demi-hauteur du voyant , et donne la hauteur de la ligne de visée au-dessus du sol. Rien n’est plus facile à concevoir , sans explications plus développées.

Il est inutile d’avertir que cette visée ne peut se faire quand la station de la mire est sur un point du sol plus élevé que le niveau ; alors il faat la rapprocher, ou l’éloigner , ou hausser le niveau , afin que le sol de la mire soit plus bas que la ligne horizontale de visée.

En plaçant successivement la mire à deux stations , et élevant lé voyant à la hauteur du plan horizontal déterminé par le niveau d’eau , la différence des élévations FD, BE ( fig. 4») des voyons au-dessus du sol , est la différence de niveau des pointa' B et F de station de la mire.

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5i. Le tube du niveau à bulle d’air CD (6g. 38) est monté sur un plan ou patin AB auquel son axe est exactement parallèle, ce dont on s’assure par le renversement bout pour bout : car si la bulle revient au milieu du tube, entre les mêmes points de repère , on est assuré que cet axe et le patin sont horizontaux. En plaçant ce niveau sur une règle, et calant de manière à amener la bulle au milieu , l’alignement de la règle est une droite de niveau. L’observation est rendue plus facile en posant le patin sur un pied à genou , qui peut prendre un mouvement lent de bascule , à l’aide d’une vis de rappel , et 6xant aux deux bouts du patin dcspinnules I et K, dont la direction est parallèle à l’axe , condition dont on s’assure aussi par le retournement. Une vis de rappel m sert à mouvoir lentement l’un des bouts du patin , pour amener facilement la bulle entre ses repères , position ôù la ligne de

visée est horizontale. ' " ' ' ‘ r ' ‘uy

Cet instrument est plus exact que Iè précèdent , qui n’est guère en Usage que pour des nivclleitoens peu soignés, tels que ceux que font les paveurs , les iontainierS, etci Les visées n’y peuvent guère dépasser 3o à 4o mètres, et l’incerti-

5o TOPOGRAPHIE.

tudc de la position de la ligne qui rase les surfaces liquides des fioles, rend cette observation assez de'fectueuse.

5a. Cbézy a perfectionne' le niveau à bulle d’air, en y adaptant une lunette armée d’un réticule à fils (n° 8), qui étend beaucoup la portée de la vue, et doit être toujours employée dans les nivellemens importons. La figure 4< représente cet appareil. Le tube cylindrique de la lunette HK repose sur deux collets circulaires, en haut des supports égaux A, B. Le niveau N est suspendu au tube ; la règle AB bascule autour de l’axe C , quand on agit sur la vis sans fin S , laquelle engrène avec le râteau circulaire LL'. En faisant rouler la lunette sur ses collets, on voit si le fil horizontal peut recouvrir, dans deux positions, une ligne de mire fixée au loin ; et l’on hausse ou l’on baisse ce fil jusqu’à ce qu’il en soit ainsi. Le fil est alors dans l’axe du tube. Il faut en outre que les axes de la lunette et dir niveau soient parallèles : à cet effet, on amène là bulle d’air au milieu, par la vis S ; puis enlevant la lunette de ses collets et la retournant bout pour bout , on voit si la bulle revient au milieu, car, dans ce cas, le niveau est juste, et l’on peut procéder au nivellement , ainsi qu’il a été dit cidessus. Dans le cas contraire , il faut ramener la bulle au milieu, moitié par la vis S, et moitié en tournant la vis c qui attache la lunette au niveau. On retourne encore la lunette pour faire , s’il en est besoin , une autre correction semblable ; et ainsi jusqu’à ce que la bulle reste entre ses repères dans les dedx situations renversées dé la lunette.

53. Il est rare que les deux points du sol dont on cherche la différence de niveau soient assez rapprochés pour qu’on puisse l’obtenir par une seule station intermédiaire, comme dans le cas de la figure D’ailleurs, il y a souvent des obstacles qui forcent de niveler en les évitant par des circuits. La figure 43 moptre comment on dirige alors l’opération , en faisant des statjions consécutives. Soient a et a les hauteurs des voyans A et B pour une première station ; a' — a çera la différence des niveaux des deux sols. Soient b et b' les éle'vations des voyans

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