STATIONS, SIGNAUX. IO
Du reste, le cercle vertical «lu théodolite et sa lunette sont pourvus de vis de rappel E, pour produire les petits mouvemens, et d’un système de deux niveaux qui en sont l'appareil le plus indispensable. L’un de ces niveaux fait reconnaître silo cercle azimutal GV est parallèle à l’horizon , et si la colonne lui est perpendiculaire : on amène, par les vis V, et V", le cercle GV à la position où ce niveau laisse sa bulle au milieu , entre ses repères, dans toutes les révolutions de la colonne : on produit d’abord cet effet dans deux situations rectangulaires de l’alidade, en faisant les corrections moitié par les vis à caler, moitié par une vis de rappel dont un bout du niveau est armé. Quanta l’autre niveau, dont l’axe est perpendiculaireàcelui dont on vient de parler, il atteste que le cercle MM’ est vertical , et son arbre horizontal. En donnant de même à la colonne uu mouvement d’une deini-révolution , qui équivaut au retournement du niveau , on corrige les écarts de la bulle, partie en changeant l’inclinaison de l’arbre, partie en Changeant celle du niveau. Enfin, il faut que dans toutes les situations qu’on fait prendre à ce cercle MM’ autour de la colonne , les bulles des deux niveaux demeurent au milieu des tubes, ou du moins que le déplacement en soit si faible, qu’011 puisse le négliger, ou en tenir compte par le calcul.
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- Chat. III. — - G<okorphiï: terrestre. v
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Principes généraux , stations , signaux.
- ïog. Lorsqu’on veut déterminer les positions relatives des points les plu» remarquables d’une contrée fort étendue,' telle qu’une province , un royaume , on y distingue d’abord de* trmrx assez élevés pour permettre , lorsqu’on y est placé, de découvrir au loin, les régions environnantes t ce sont les >Ib« irons cfotf’fén fait les observations. -Ou y construit , quand cela est nécessaire , des abris , des signaux qu’on puisse apercevoir des stations environnantes. On éloigne le plus qu’on
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peut ces stations (8 à »o mille mètres et plus) autant pour économiser le temps, la peine et les dépenses, que pour arriver à des résultats plus précis, ainsi qu’on le dira bientôt. Jointes, par la pensée, par des lignes droites qui traversent l’espace , ces sommités déterminent une sorte de réseau formé par un enchaînement de grands triangles, qui , par leur continuité, couvrent tout le pays qu’on veut lever. On calcule, ou l’on mesure tous les élémens de ces triangles, comme on l’expliquera par la suite. •
L’ingénieur .mesure avec un soin extrême tous les angles de ces triangles , ainsi qu’une longueur qu’il appelle une base. Cette base est l'un des côtés de nos triangles, et le calcul lui apprend à connaître les longueurs de tous les autres côtés parce que celte base fait partie de la triangulation générale. Il appelle ce réseau un canevas irigonométrique. 1
Ces divers triangles sont , il est vrai , situés dans l’espace, et forment un polyèdre à faces triangulaires qui enveloppe le sol. Mais en abaissant une verticale de chaque sommité,^ celte droiterencontreunpointdelasurface prolongée sous terre du niveau des mers. Cette surface est considérée en Géodésie comme étant celle du sphéroïde terrestre , parce qu’on y néglige les petites inégalitésdes montagnes, comme étant loutà-fait insensibles comparativement aux immenses dimensions du globe. Ainsi l’on substitue, par la pensée, aux triangles rectilignes qui font, dans l’espace, le sujet des observations, d’autres triangles curvilignes tracés à la surface de ce sphéroïde, et c’est par le calcul , qu’on détefrminc la forme et les dimensions de ces triangles. Projeter ainsi sur le sphéroïde terrestre les triangles observés , c’est ce qu’on appelle les réduire à l’horizon, et comme on trouve que la ligure du sphéroïde diffère extrêmement peu d’une sphère, - ou est en droit de supposer que chacune de ces projections est faite sur une sphère d’un certain rayon, attendu la petitesse des dimensions de chacun de ces triangles : ce rayon est d’ailleürs variable avec les lieux.
On nommé triangle du premier ordre ceux qui out ainsi les