CHAPITRE II. LONGITUDES ET LATITUDES DES STATIONS
Différences de longitude par des signaux de feu .
211. Le moyen le plus exact d’obtenir la différence de Longitude de deux stations X et Y consiste à faire des signaux de feu çn un lieu quelconque intermédiaire, pourvu que ce feu soit visible de l’une et de l’autre. Mais, dans ce cas, les stations doivent être peu distantes. On fait brûler quelques onces de poudpe à canon , vers une heure convenue ; deux observateurs , placés aux lieux dont on veut avoir la différ. de longitude, sont munis de chronomètres, et attentifs & noter l’instant précis où le feu apparaît. On
GEOUOnPHIE.
a soin de régler d’avance ia inarche de chaque chronomètre, par des observations astronomiques , de manière à connaître exactement l’heure sous chaque méridien. L’isslant physique où le feu éclaté est le même pour les deux observateurs; mais les heures en chaque lieu sont différentes; celle de la station orientale est la plus avancée ; la différence des heures sidérales est celle des méridiens , ou la longitude relative en temps. .<aj
On réitère plusieurs fois l’expérience , afin d’atténuer les petites erreurs d’observation. Chaque épreuve donne une valeur de la longitude relative; ces résultats ont de légères différences; on prend le résultat moyen pour valeur exacte.
1 212. Au lieu de brûler de la poudre , on peut faire éclater
une fusée dans les hautes régions de l’air, et l’explosion est visible à 25 ou 3o lieues de distance : on peut encore allumer un grand feu , ou un réverbère à réflecteifrs paraboliques; les lentilles des phares de Frcsnel sont d’uu usage très avantageux . On cache la lumière avec un écran, et on la découvre subitement à des intervalles convenus d’avance. Les observateurs no^pnt les instans où la lumière devient tout-à-coup, soit visible, soit cachée. Un feu de trois pieds de largeur ue parait, à la vue ^jmple, que comme une étoile tertiaire, quand on ne le voit qu’à ta lieues de distance. •
Selon de Zacb , 4 à 6 onces de poudre brûlées en plein air donnent un feu qu’on peut voir le jour de plus de 7 lieues, et pendant la 'nuit, à 5o et même 60 lieues de distance, même quand les stations sont Lors de toute portée des instrumens d’optique. S’il y a une montagne intermédiaire , le feu , par un temps serein , est encore visible comme un éclair répercuté par le ciel. On doit, dire cependant que les ingénieurs n’ont pas reconnu la vérité de ces assertions , et que ces distances leur ont paru trop considérables.
La précisiou du procédé dépend principalement, du soin qu’on met à déterminer l’heure des stations extrêmes, c’est-