‹ Geoffroy de MalvynChapitre 21 sur 155 · Ihid.y ms. 369, 5, fo 124 vo · texte numérisé non relu

Ihid.y ms. 369, 5, fo 124 vo

4. Le Parlement de Bordeaux à M. de Joyeuse, Bordeaux, 20 juillet 1582 (ms. Delpit, fo 181 vo, copie).

l8 CHAPITRE I

rapporter que la mauvaise grâce royale '. Le 29 août, les deux députés étaient de retour. Ce qu'ils avaient à faire entendre à la cour était si dur pour elle qu'ils la supplièrent « pour son honneur et authorité, que nul autre entandit leur rapport que les presidans et conscilhers de la cour : sur quoy le greffier Pontac et Gaxies, son commis, ont esté commandés de sortir * ».

Une fâcheuse lacune dans les Registres secrets ne permet pas de reconstituer la carrière deMalvyn pendant les douze années suivantes. A partir de 1588, la Chronique de Cruseau mentionne simplement son nom dans la « faction » annuelle des Chambres K Elle nous apprend aussi que le dimanche 7 novembre 1592, il fit partie de la délégation du Parlement chargée de saluer, « près la porte de Caillau, derrière la tour de Gaston », Catherine de Bourbon, sœur de Henri IV, qui passait par Bordeaux se rendant à la cour^. Avec les années, l'autorité de Malvyn avait grandi; il jouissait maintenant du prestige qu'avait eu si longtemps son père et pouvait, dans les circonstances importantes, se faire le défenseur et le gardien des traditions de la compagnie. Il en eut l'occasion lorsque, en novembre 1594, des lettres patentes du roi, rendues sur arrêt du Grand Conseil, rétablirent dans son office le conseiller Bernard de Pichon, qui, « defféré de concussion » par son collègue Geoffroy de

1. Dans une lettre écrite en novembre ou décembre 1594 au chancelier Hurault de Cheverny, il rappelait que « le feu Roi », lorsqu'il fut député vers lui, lui avait singulièrement recommandé le zèle de la justice et l'honneur de la compagnie (ms. Delpit, fo 187 vo).

2. Bibl. munie, de Bordeaux, mss. 367, f» 359 ro; 368, fo 179 vo. — Cf. Brives- Cazes, op. cit. y pp. 114-116.

3. Chronique de Cruseau , i, 4, 20, 33, 51, 67. — En 1589, Malvyn fut inscrit à la Tournelle ; Tannée suivante il reprit son siège à la Grand Chambre.

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