CJjronique de ÇruseaUy I, i
3. Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 5, p. 336. — Voir le récit incomplet et inexact qu*a donné de cette affaire Boscheron des Portes, dans son Histoire du Parlement de Bordeaux, I, 359-360.
4. La rancune de Bernard de Pichon fut tenace. Devenu président à mortier, lorsque, le 26 novembre 1614, je neveu de Geoffroy de Malvyn, Geoffroy, fils de Jean, sieur de Primet, présenta ses lettres de conseiller en l'office vacant par la résignation du sieur du Noyer fils (Chronique de CruseaUy II, 186) il voulut exiger que le récipiendaire fît à tous les présidents et conseillers la visite d'usage dont son oncle avait cru pouvoir le dispenser. La Cour décida qu'il la ferait, mais qu'elle procéderait néanmoins à la présentation des lettres (Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 6, fo 12 vo).
nombre. Les résultats de cet effort furent, d'ailleurs, médiocres. On décida que la mercuriale faite en 1586 serait lue deux fois Tan, à l'entrée et à l'issue du Parlement, « aux fins des mœurs et de la modestie » ; mais on ne put s'accorder sur la suppression des registres « qui se faisoient en l'audiance des procès par escript » '. Malvyn dut trouver une telle réforme bien illusoire. La coupable insouciance de ses collègues ne justifiait-elle pas la remontrance ce très aigre et très sanglante » adressée en 1608 par Henri IV au Parlement de Bordeaux, et dans laquelle on retrouve la plupart des griefs qu'il avait jadis articulés lui-même ? *. Devenu doyen en 16 12, il s'efforça, du moins, d'amender la forme des examens. Les candidats aux offices de judicature étaient astreints, comme on sait, à argumenter sur un texte de loi pris au hasard. Or 1' « ouverture fortuite », destinée à assurer la loyauté de l'épreuve, était devenue parfaitement certaine, en raison de l'ignorance, non seulement des candidats, mais aussi des présidents chargés de les examiner. L'argent remplaçait le mérite ^ Malvyn proposa de corriger cet abus ; nous ignorons s'il fut écouté. Très soucieux de restaurer les vieilles mœurs parlementaires, singulièrement altérées par un «iemi-siècle de troubles et d'anarchie, il admettait pourtant, dans la pratique, l'hérédité des charges : en novembre 16 14, il fut d'avis d'enregistrer les lettres patentes autorisant le conseiller Jean de Gau-