Chronique de Cruseau, I
3. Il fut, comme lui, un des protecteurs du collège de la Madeleine, fondé par les Jésuites, et l'un des conseillers à qui Henri III adressa, le 19 février 1581, des lettres patentes confirmant l'union du prieuré de Saint-Sauveur de la ville de Saint- Macaire au prieuré Saint-Jacques et au « collège de la companie du nom de Jésus estably en ceste ville ». (Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 5, fo 91 r^-vo).
4. Le Parlement de Paris avait enregistré l'édit de 1 577 en février 1595 (ANauEZ, Hist. des assemblées politiques des réformés de France (7/7^-/622). Paris, 1859, in-8, pp. 116-117).
c( de remettre et de différer la délibération jusques à ce que les huguenotz y auroint obéi de leur part » \ Le surlendemain, la cour décida de n'enregistrer Tédit qu'en partie. Le 9 juillet suivant, le maréchal de Matignon vint à l'audience, porteur de lettres de jussion impératives, « pleines d'outrages et de menaces ». Il fit lire aussi une lettre que le roi lui avait écrite pour l'informer qu'il était décidé, en cas de refus, à suspendre et interdire le Parlement. Le lendemain, l'édit fut enregistré, mais avec cette réserve qu'Userait sursis à l'exécution jusqu'à ce que « ceuls de l'opinion nouvelle eussent remis l'exercice de la relligion catholique, apostolique et romaine par toutes leurs villes, places et châteaux qu'ils tienent, libre et continuel, ensemble les beneficiers en leurs biens et bénéfices, et les biens des catholiques entre les mains des propriétaires ^ ». C'était l'avis de Malvyn qui prévalait. QjLielques jours après, il était désigné avec les présidents de Nesmond et de Gascq pour aller exposer au roi les motifs du Parlement \ La mission était peu agréable : les trois députés furent heureux d'en être déchargés le 23 août, à la nouvelle que Henri IV mandait le premier président Guillaume Daffis en personne afin de prendre part à l'assemblée qu'il réunissait à Compiègne « pour l'as- .sister sur la reformation de la religion » ^.
Trois ans plus tard, le Parlement de Bordeaux était invité à enregistrer l'édit de Nantes. L'opposition ne fut pas
1 . Chronique de Cruseau, I, 131. — La discussion, commencée le 9 janvier, ne fut terminée que le 23 février.
2. Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 5, p. 327. — Chronique de CruseaUy I, 144. Le reg. secr. place l'intervention de Matignon et Tenregistrement le 24 et le 25 avril.