Voir Appendice, n" XIII
2. « On a imprimé au tombeau du sieur de Sponde quelques vers et prose qui porte mon nom, mais tout est défiguré et y a tant de fautes que je les desadvoue. » (Lettre du 29 octobre 1595, ms. Delpit, f» 202 r»).
• 3. Voir, sur la mort et les obsèques de Florimond de Raemond, la Chronique ik "Cruseaii, I. 282-283. •
. à clore en repos vostre vie et les moyens que vous tiendrés
à soner la retraite à vostre Cessac. Mais je ne sçai pourquoi
^ YQus Taprehendés tant : il semble, à voir vostre lettre, que
' <e soit quelque saut périlleux. Bon Dieu, que seroit-ce s'il
^ ^ous faloit tout à fait donner du pié au monde! Je suis de
*;.^-àrostre avis qu'il ne faut ni vieillir ni mourir en une charge.
Cela ne sent pas son cœur heureus, mesmement où il va
. ^la conscience, comme est à nostre. Nous faillons tous,
,\ !" tint que nous sommes, entrans trop jeunes au service de
•"' la republique, et en sortons trop vielz ; non pas vous,
S^-^^j^fonsieur, qui aviés à l'entrée une jeunesse chenue et à
?>^>|'issue un corps jà sec en une âme verte. Extrema tempora
i^j^nobis impartira debemus, at ipsœ leges monent qux senetn otio
^vm/Jw«/. N'est-ce pas ce que Pline nous enseigne ?*Or puisque
/ ' vous voulés bastir vostre citadele, je passe contract avec vous
$ et m'oblige cors et biens de vous donner un marbre pour
I'' mètre sur le plus grand donjon en lettres dorées et digitales :
!}, Mea virtute me involvo. Vous avés beau à désirer à vous cacher / et ensevelir, en despit de vous je vous arracherai du tom- [- beau et vous feray revivre dans les escritz que je barbouille, V qui sont les célèbres arrestz de nostre Parlement, où vous { serés tiré en divers lieus d'un crayon d'honeur. Si je suis tant 1^ soit peu secouru, ce sera un ouvrage qui ne craindra ni la K rouille ni le temps. Ce sera le vrai gibié des aprantis qui formili lent dans noz palais '. » La lettre est datée du 5 novembre 1 596. r Malvyn songeait à ce moment à résigner sa charge en faveur
I . Voir le texte complet de cette lettre à l'Appendice, n» XXXVIII. — L'ouvrage 6 dont parle Florimond de Raemond ne fut sans doute pas achevé. Cruseau cite comme remarquable un rapport de Malvyn sur un procès d'héritage (Chronique^ II, 158-159). Bernard Automne (Conférence du droict français avec le droict romain^ civil et canon, 1,474, Paris, 1644, in-fo, 4e éd., mentionne aussi un rapport (Je . Malvyn dans une contestation bizarre entre un seigneur et ses tenanciers. •*
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de (jeoffroy de Pontac, qui venait d'épouser sa fille. On voit qu'il hésitait à a soner la retraite ». Le lo janvier suivant, il fit enregistrer au Parlement des lettres de survivance en faveur de son gendre, mais il conserva sa charge et ne fit pas le « saut périlleux » *.
La mort de Florimond de Raemond priva la cause catholique à Bordeaux de son plus savant champion. La controverse religieuse, si ardente dans cette fin du xvi^ siècle, ne fut nullement apaisée par l'édit de Nantes. Le zèle des théologiens catholiques était stimulé par le cardinal François de Sourdis. Parmi ces polémistes, qui furent comme la monnaie de Florimond de Raymond, brilla un instant le frère de Malvyn, Jean, sieur de Primet, avocat* en la cour de Parlementât docteur régent de l'Université de Bordeaux. Nous avons deux lettres que lui adressait son aîné lorsqu'il faisait encore ses études : ce sont deux exercices de st}4e qui ne nous apprennent rien sur lui \ Jean de Malvyn avait hérité de son père l'humeur belliqueuse '. Il paraît aussi n'avoir pas été très modeste : il se vantait d'avoir méprisé les charges publiques, auxquelles il eût pu pan^enir, s'il l'eût voulu, tout comme ses camarades ^. Ce « renard gascon » était, d'ailleurs,
1. a Le vendredi lo® du mesme mois de janvier audict an i $97» les lettres de survivance de Testât de conseiller en la cour de Parlement que tient mestre Geofroy de Malvin, furent présentées et registrées en faveur de mestre Geofrov de Pontac, son gendre, quoy qu'ils n'eussent veu ni visité nul de la compàgnifi que monsieur le praesident de Nesmond et monsieur Du Saul^, advocat genend. Toutefois ce fut à la charge qu'ils iroint remercier tous messieurs, puis le premier jusques au dernier » (Chronique de Cruseau, I, 158).