Chronique d'fsaac de Pérès y pp
2. André de Nesmond est appelé par Cruseau et Pérès le président Chezac.
3 . « A Monsieur de Chezac sur les citrons et oranges par luy présentez au Roy aux ouvertures de la Chambre de l'Edict à Nerac Tan MDCI et sur les cyprès plantés au niesme lieu par la main du Roy» (Remotitrances, pp. 153-158).
souriant, le Vivamus hodie, crus moriemur, et Nesmond lui répondait par un quatrain spirituel *. Une autre fois, faisant allusion à son talent de jardinier, il le remerciait aimablement de quelque envoi poétique :
Les grâces dont la muse esmaille vos beaux vers Surpassent la beauté de mes fleurs printanières ; Vos vers sont immortels, mes fleurs sont journalières, Hostesscs d*un jardin, vos vers de l'univers *.
Le i8 juin 1602, on apprit à Nérac, par une lettre du maréchal d'Ornano, que le roi avait fait arrêter Biron et le comte d'Auvergne comme coupables de complot contre sa personne et contre TÉtat. L'émoi fut grand dans la petite ville : les consuls firent faire quelques patrouilles et doublèrent la garde aux portes *. Malvyn ne fut pas le moins douloureusement surpris par ce coup de théâtre et par le rapide dénoûment du drames II connaissait Biron : moins d'un an avant, il s'excusait de n'être pas allé le saluer en sa maison et l'assurait de son dévoûment ^ Il lui apporta un tardif hommage en rédigeant une épitaphe latine en prose, dans laquelle il déplorait la triste destinée du maréchal et faisait retomber sur le duc de Savoie, a infidelis Allohrox », tout l'odieux de la trahison qui avait causé sa perte*.
Il la composa sans doute sous les ombrages du beau parc de la Garenne, dans une de ces lentes promenades qu'il aimait tant. Le rêveur Malvyn en avait gardé un délicieux