Mot barré : aussi
ïo. Addition depuis et que ceste plage...
Xi. i* réd. : au premier moine à qui la quinte prendra. Barré, puis rétabli plus loin.
X2. Mot barré : esgout.
Ï3. Membre de phrase ajouté. — i* réd. : façon et etofés de quelque nouvelle invention.
des ordonnances. Si ung particulier l'entreprend, il commet crime de
lùse majesté.
Il en est tout de mesme des magistrats ecclésiastiques : c'est à eus de policer leur sainte cité et leur Hierusalem, et de la remettre ' au niveau des ancienes lois et des meurs tant louables de la primitive Eglise : Si quid labet in moribus, non est defuturus qui corrigat. Le particulier n'y a que voir et c'est aus princes de tenir la main à l'exécution et observance des décrets ecclésiastiques et, les couvant de sa chaleur, leur donne[r] essence et vie *. Car la cognoissance et la décision ne luy en apartient point, et ainsi l'ont tesmoigné jadis ung bon nombre de religieus princes et empereurs.
Il n'y avoit parmy les gentilz que ceus qui estoent de la confrérie d( Cerès qui peussent parler de ses mystères, non plus que les Orpheote-— listes des sacrifices d'Orphée 3. La Minerve 4 de Sais defendoit expressemen à ses ministres, par> une inscription posée au frontispice de son temple d'annoncer et publier les secretz et l'intérieure sapience qui leur estoi révélée au dedans d'iceluy ^. Pausanias recite qu'au rivage d'^gine il avoit ung temple dédié à la Déesse de Salut, au dedans duquel esto: élevée son effigie 7, qui n'estoit visible qu'ans prestres qui servoent e iceluy ^, Esdras nous enseigne que lors que Dieu luy commanda rétablir les livres de l'ancienne escriture, de taire et supprimer aucune choses et manifester 9 les autres : Hœc vero abscondes^ illa aulem pah^ fades ^°. On sçait ce qui avint à ce roy de Juifz pour avoir voulu apuy^ et soustenir " l'arche d'alliance, ore qu'il le fit à bonne intention ".
Les mystères de nostre religion ne doibvent estre traités que par ctw ^^^eus qui ont leur vocation légitime, qui ont l'autorité de ce faire, qui sont • de
main en main et successivement ^3 les héritiers de la sapience divine, q ^^ai sont les herautz, les truchementz et les interprètes de sa voulonté "^ '-»,
1. 1* réd. : du magistrat ecclésiastique. C'est à luy de policer sa sainte cité et de la remettre»