Horace, Od,^ III, i, i
i» !• réd. : hm.
4« I* réd. : ttqueje treiiche du théologien, n'y estant point versé,
5* Addition depuis le début du paragraphe.
6, !• réd. : des.
7» I* réd. : des.
S« Membre de phrase ajouté.
9 « I* réd. : vaguer en.
ïo. i* réd. : qui nous sembleront.
ï I. i* réd. : Il est question.
ï 3. Mots barrés : d'icelle.
ï 3. Ce membre de phrase est une addition.
Si chascun en veut avoir Tintelligence et l'expliquer à sa poste et selor son sens, quel horrible cahos et confusion sera-ce? Si Luther, Calvin », Beze et autres sectaires, ne se contentantz pas de la sagesse de quinze siècles qui les avoent précédés, ont voulu bastir d'autres temples à leurs nouvelles inventions et ont dressé d'autres courses et d'autres lices à l'exercice de leurs espritz, pour quoy ne me sera il loysible et à mille autres après d'interpréter selon ma fantaisie et d'une autre façon qu'il n'a esté fait jusques ici les textes de l'Ecriture ? Quand je diray que mon interprétation est plus nette, plus sincère, et meilleure, et beaucoup plus proche des mots et du vray sens de l'Ecriture que celle des autres, si ceste licence a esté donnée à Calvin et à ses semblables, pourquoy me sera elle ostée, et s'il n'est pas raisonable que j'en jouysse, pourquoy en jou5rt Calvin et ses dogmatistes ? Si on dit qu'il faut céder à la force, chetifve, mais encore plus pernicieuse et dommageable défense, et toutesfois, à vray dire, ilz n'en ont point d'autre.
Celuy qui a remarqué * bien attentivement le decours des âges passés sçait bien 3 qu'il n'y eut onques 4 que la secte mahometane et la lutheriene et celles qui se sont ecloses de son ventre, tout ainsi que d'un chev^ troyen, qui ayent pris acroissement par le fer et la flamme et qui ayeca combatu en bataille rangée leurs princes et seigneurs que ces deus.
Ceste proposition semblera étrange, mais elle est véritable. La judaïqiza d'autres distinctions et des considérations toutes séparées de ces deus ^ si ils estoent étrangers et esclaves en Egipte, et non regnicoles, et alam cercher une autre demeure soubzla main et conduite de Dieu ^. Et pour regard de l'heresie Arriene, elle a bien esmeu force troubles, divisioa: et séditions, mais il ne se trouvera point que les subjetz naturelz o l'empire romain, ore qu'ilz fussent Arrien, ayt jamais levé bannière cont: leur prince. Je sçay bien que les Ostrogots aus Pannonies et en Itali i les Visigots en Guyenne, Languedoc et aus Espaignes, les Alains, Suève^ Vandales en Espaigne et en Afrique, et les toutz Arriens7 ont livré mainM: batailles aus catholiques et les ont vaincus ; mais c'estoept des rois et d- peuples étrangers, non originaires de l'empire, qui, par droit de conquestn d'usurpation et de bienséance ou par des capitulations contraintes et f< cées, occupèrent ces provinces ^ et s'y placèrent.