Voyez la description plus haut, p
2. Cette marque est la réduction de celle qu'on voit à la fin des Coustumes et
^C4 Troisième Partie.
liste des gravures de Tory, sous la date de i522-i523.) Ces marques représentent deux nègres qui tiennent un écu chargé des initiales de Philippe le Noir.
Mallard (Olivier), imprimeur-libraire à Paris de i536à I 542. — (Jean), libraire à Rouen. Voyez Tory.
Marnef (de). Les frères Enguilbert, Jean et Geoffroy de Marnef furent, ensemble ou séparément, imprimeurs et libraires à Paris et à Poitiers de i5io à i55o. Ils avaient pour marque un pélican qui se perce le flanc pour nourrir ses petits. Tory leur grava au moins deux marques : l'une qui paraît sur un livre imprimé par Enguilbert et Jean, à Poitiers, en i536 ', et ayant pour devise : Eximii amoris îypus ; elle a été reproduite par Dibdin (J)ecam. bibliogr., t. II, p. 32), et parSilvestre (n° i52 2); l'autre, qu'on voit à la Bibliothèque impériale, section des estampes, œuvre de Tory. Le pélican et ses petits sont dans un cadre ovale ; autour on lit cette devise : Principium ex fide, finis in charitate. (Silvestre, 1044.)
Menier (Maurice), imprimeur à Paris de 1545 à i566. — Une marque publiée par M. Silvestre, n° 789. Elle représente un homme qui ferme la bouche à une femme, avec cette légende : coercenda volvptas.
Merlin (Guillaume), libraire à Paris de i538 à iSyo. — Une marque représentant un cygne dont le cou est enroulé à une croix; autour : /// hoc signo vinces. La croix de
statuz particuliers de la pluspart des baillages, etc. (in-4'>, 1 5 27), laquelle est de grand format et également signée de la croix de Lorraine.
1 . Les angoisses et remèdes d'amour du Traverseur en son adolescence (Jean Bouchet). In-4", achevé le 8 janvier 1 5 36 ( i j 37 n. s.).
2. Les n'>*' 153 et 174 semblent bien du même artiste, mais ils ne sont pas signés.
Iconographie. 355
Lorraine est à peine visible dans l'ornement final de la gravure. J'ai vu cette marque sur la première page d'un Missel de Paris {Missale ecdesie Parisiensis), in-folio, sans date. Ce livre, qui a été imprimé par Yolande Bonhomme, veuve de Thielman I Kerver, comme le prouve la marque de cet imprimeur qui se trouve sur la première page du texte , et dont il existe peut-être des exemplaires à son nom, est sans date, mais doit être placé entre les années i532 et i55o, qui embrassent l'épiscopat de Jean du Bellay. Voyez la description de ce livre, p. 275. La marque de Merlin a o^.ogSde hau teur sur ©'".oôy de largeur. (Silvestre, n" 801.)
MoREL (Guillaume), imprimeur-libraire à Paris de 1 548 à 1564. — Une marque publiée par M. Silvestre (^Marques, n" 1 64), qui m'apprend que son graveur a, par erreur, oublié la croix de Lorraine.» Cette marque, ajoutet-il , a été employée plus tard par Etienne Prevosteau, gendre de Morel, qui l'a ensuite regravée ou fait regraver, en mettant ses initiales E. P. à la place de la croix de Tory". » Elle représente un thêta majuscule (o) autour duquel sont enroulés deux serpents ailés, et dans le champ un ange assis sur la traverse du thêta, et tenant à la main gauche une torche enflammée.
Nivelle (Sébastien), imprimeur-libraire à Paris de i55o à 1601. — Une marque représentant deux cigognes en l'air, dont une est portée et nourrie par l'autre, avec ce verset de l'Exode (XX, 12), qui explique le sujet :
I. Je l'ai vu, en effet, avec la croix de Lorraine, sur un alphabet grec de 1 560 imprimé par G. Morel(Bibl. imp., in 8", X. 273, réserve), etsur plusieurs autres ouvrages imprimés par Prevosteau, son gendre : je citerai particulièrement Adriani Behotii diluvium (in-S", 1 591, Bibl. imp., P. 426), où la marque estfendue, ce qui explique pourquoi elle fut regravée avec les lettres E. P.
556 Troisième Partie.
« Honora patrem tuum et matrem tuam, et sis longaevus super terram. » J'ai vu cette marque signée de la croix de Lorraine sur une édition in-8° de Jean Chrysostôme (^HomelU dux), imprimé par Sébastien Nivelle en 1554. Elle a été reproduite par M. Silvestre dans ses Marques, n° 201; mais la croix de Lorraine est à peine visible sur cette épreuve. J'ai vu une autre marque de Nivelle représentant le même sujet, accompagnée aux quatre coins de sujets analogues de l'amour filial; mais elle n'est pas signée de la croix de Lorraine , quoique parfaitement dans la manière de Tory.
Nyverd (Guillaume), imprimeur-libraire à Paris de i5i6 à ... — Une marque, ou pour mieux dire un petit cadre dans le goût de celui de Simon de Colines que nous donnons plus loin, en tête de l'Appendice. On lit au bas, dans une banderole : nasci, laborare , mori. Ce cadre paraît dans un petit livret sans date, en caractères gothiques purs, intitulé : la Réformaîion des tavernes et destruction de gourmandise, en forme de dialogue, 4 feuillets petit in-8°, dont M. Cigogne (i 856) possède l'unique exemplaire connu. On lit à la fin : k A Paris, par Guillaume Nyverd, imprimeur. » C'est donc à tort que Lottin le dit seulement libraire. Il ne donne qu'une date pour son exercice, celle de i5i6; mais notre gravure est certainement postérieure à i520. M. Silvestre étend l'exercice de Nyverd , qu'il ne qualifie également que libraire, jusqu'en iSSg, je ne sais d'après quels renseignements. Le texte de la Reformation des tavernes a été réimprimé dans le tome II, p. 22 3, du Recueil des poésies françoises des XV^ et XVI'^ siècles, recueillies et annotées par M. Anatole de Montaiglon (in-i6, Paris, Janet, i855).
Iconographie. 557
Nyverd (Guillaume de) , probablement fils du précédent, imprimeur-libraire à Paris de i55o à i58o. — Une marque, représentant l'écu de France tenu par deux génies ailés. Au-dessus, une tête ailée, de la bouche de laquelle partent deux guirlandes dans le goût de celles qu'on voit à la dernière planche du Champ fleury. Au bas, à gauche, les lettres G. N.; plusloin, à droite, la croix de Lorraine. Cette gravure, qui a 8 centimètres de large sur 1 1 de haut, a sans doute été exécutée lorsque Guillaume de Nyverd fut nommé imprimeur du roi, titre qu'il portait en i56i, suivant Lottin. Il l'eut sans doute avant. Quoi qu'il en soit, j'ai vu cette marque, déjà bien usée, dans une impression de iSya, la « Prognosti cation touchant le mariage du très honoré et très aimé Henry , par la grâce de Dieu roy de Navarre , et de très illustre princesse Marguerite de France, calculée par maistre Bernard Abbatia, docteur médecin et astrologue du très chrestien roy de France (Charles IX). » Il y a à la Bibliothèque impériale au moins trois éditions de ce petit livret, faites par le même imprimeur, vers le même temps , c'est-à-dire aussitôt après le mariage du roi de Navarre avec Marguerite de Valois. Toutes trois sont ornées de cette gravure à la dernière page; seulement on y voit une addition bien postérieure : c'est la devise de Charles IX (deux colonnes réunies par une banderole portant ces mots : pietate ET jvsticia), placée au-dessous de l'écu de France. On voit encore dans ce livre d'autres gravures et des lettres ornées aux initiales de Guillaume de Nyvert (G. N.). Je ferai remarquer que Guillaume de Nyvert ne prend pas sur ce livre le titre d'imprimeur du roi.
Pallier (Jean), dit Marchand^ imprimeur-libraire à Metz de 1539 à 1548. — Une marque donnée par M. Silvestre,
jjS Troisième Partie.
n° i56. Elle représente une fleur de lis tenue en l'air par deux enfants nus, et dans le champ les lettres I. P. (Voyez le Second Enfer d'Estienne Dolet, 1544, in-8o. Bibl. imp.,Y. 4497, réserve.) Jean Pallier, ou m ieuxPu/jer, en latin Palierus, exerça aussi à Paris, car j'ai vu de lui diverses éditions datées de cette ville en 1541 et 1542 avec la marque décrite ci-dessus. Je citerai entre autres: 1° « Epitomse singularum distinctionum libri primi sententiarum, cum versibus memorialibus Arnoldi Vesaliensis, etc. » (In-i6, Paris, 1541); 2°<cTopica Marci TuUii Ciceronis, etc. (Paris), ex officina Joannis Palierii, e regione Navarrae, sub signo Leonis Coronati, 1542, » (in-4°).
Paris (Nicole), imprimeuràTroyes, etc., de 1542 à 1547. — Une marque donnée par M. Silvestre, n° 175. Elle représente un enfant se tenant aux branches d'un palmier (?), au-dessous de la devise Et Colligam.
Perier (Charles), libraire à Paris de i55o à 1557. — Une marque paraissant sur le titre du livre in-folio intitulé : te Les quatre livres d'Albert Durer... de la proportion des parties et pourtraicts des corps humains, traduits par LouvsMeigret, etc., chez Charles Perier... à l'enseigne du Bellerophon, 1557. » (Bibl. du Jardin des Plantes et Sainte-Geneviève.) Ce libraire édita, la même année i557, deux éditions du livre de Durer, l'une en latin, l'autre en français, toutes deux ornées des mêmes bois. Je ne saurais dire laquelle parut la première. Le même libraire avait déjà publié en i555, pour Louis Meigret, une traduction des « XII livres de Robert Valturin, touchans la discipline militaire,» in-foL avec gravures, où on voit paraître sa marque signée de la croix de Lorraine. L'enseigne du Bellerophon fut conservée par Thomas Perier, fils de Charles.
Iconographie. 559?
Petit (Oudin), libraire à Paris de 1541 à... — Une marque donnée par M. Silvestre, n" io3. Elle représente un écu chargé d'une fleur de lis et tenu par deux lions. Dans le champ, les lettres O. P.
Porte (Maurice de la), libraire à Paris de i 524 à i 548. — Une marque employée par sa veuve sur le livre intitulé: M. A. Mureti Juvenilia , in-8°, i553. (Bibl. Mazarine, 21 3 52.) La veuve de Maurice de la Porte céda son établissement à Gabriel Buon , qui se servit des marques du défunt de i558 à 1587. Elles représentent un homme chargé d'une valise, à la porte d'une maison, et sur l'une d'elles on lit cette devise : Omnia mea mecum PORTO. C'est Bias, d'après la Caille. Vers le même temps il y avait à Lyon un imprimeur appelé Hugues de la Porte, ayant sur sa marque Samson emportant les portes de Gaza sous ses bras, et cette devise : « Libertatem meam mecum ;;orto. » Voyez de lui une Bible latine ïn-folio, de 1542. (Bibl. imp., A. 134.)
Prevosteau (Etienne), Voyez Morel (Guillaume).
Regnault (Barbe), libraire à Paris de i556 à i56o environ. — Une marque représentant un éléphant avec une tour sur le dos et la devise : Sicut elephas sto. Hauteur, 7 cent. 1/2; largeur, 5 1/2. Barbe était sans doute fille de François Regnault, mort en i552, et qui avait une marque analogue, comme on peut le voir dans le livre de M. Silvestre, n°^ 42 et 43. La marque de François Regnault fut conservée par sa veuve, Madeleine Boursette, qui y ajouta ses deux initiales (M. B.), et exerça en son nom propre jusqu'en i 555. La marque de Barbe Regnault paraît pour la première fois, à ma connaissance, sur un petit livre in-8", imprimé vers l'an i 556, avec ce titre : Description de la prinse de Calais et de Guynes, composée par forme de style de procès par M. G. de M. (Ici la
j6o Troisième Partie.
marque est au-dessous :) A Paris, chez Barbe Regnault, rue Sainct-Jacques, à l'enseigne de l'Eléphant.» (Bibl. imp. Y non porté.) La Caille nous fait connaître d'autres ouvrages publiés vers le même temps par Barbe Regnault : Monstre d'abus contre Michel Nostradamus, i 558 ; J. Sève, Supplication aux rois, etc., de faire la paix entre eux, 1559. En i56o, elle publia encore un livre d'Etienne Brulefer, in-8°, intitulé: Identitatum et distinctionum... traditarum compendiosa contractio. Ici la marque, et au-dessous une suscription où Barbe Regnault se dit veuve d'André Barthelin. (Bibl. imp., D., 56, 3".) Je ne saurais dire si ce personnage est le même que celui que la Caille et Lottin appellent André Berthelin, et qui publia en
I 544 un ouvrage intitulé : Francisa Georgii Venali de
Harmonia mundi totius cantica tria. In-folio, Paris, « apud Andream Berthelin , via ad divum Jacobum , in domo Guilelmi Rolandi , sub insigne Aureae Coronae, et in vico Longobardorum, in domo ejusdem Rolandi. » (Bibl. imp., fol. A. 2477.) Dans le cas de l'affirmative, il faut croire que ce Berthelin n'était pas encore marié'à Barbe Regnault, puisqu'on voit que, demeurant comme elle dans la rue Saint-Jacques, il avait une enseigne différente. Je suis porté à croire, en effet, que Barbe ne prit VÉléphant qu'après la mort de Madeleine Boursette, veuve de François Regnault, vers i556. Quoi qu'il en soit, la Caille nous apprend que la marque de Barbe Regnault passa à Thibaut Bessault, puis à son fils Jean, et enfin à Antoine Houic. J'ai vu, en effet, un livre publié par ce dernier en i582, orné de l'éléphant de Barbe Regault.
RoBiNOT (Gilles I"), libraire à Paris de i5 54 à 1578. — Une marque publiée par M. Silvestre, n° 686. Elle représente Icare précipité dans la mer pour n'avoir pas suivi les avis de son père Dédale, lui recommandant de
Iconographie. ^4i
ne pas trop s'approcher du soleil, de crainte que cet astre ne fît fondre la cire avec laquelle les ailes de notre présomptueux étaient attachées à son corps. On lit dans une banderole : « Ne quid nimis. » Cette marque était employée encore en 1619 par Gilles II Robinot, fils de Gilles I". (Voyez Epistres morales d'Honoré d'Urfé, in-8°, 1619.) Hauteur, o'^.oSo; largeur, o'".047. Voy. Sertenas.
RoFFET (Pierre), dit le Faucheur, libraire à Paris de i 52 5 à 1537. — Une marque publiée par M. Silvestre, n° i5o. Cette marque, représentant un faucheur^ paraît déjà dans un livre imprimé en i 536.
RoiGNY (Jean de), libraire à Paris de 1529 à i562. — Je connais deux marques de Roigny, signées de la croix de Lorraine. La plus ancienne de ces marques est celle qui paraît sur une magnifique édition des Épîtresde Pline, imprimée par Josse Bade, en i5 33, in-folio. (Silvestre, n" 674.) Elle représente un homme et une femme tenant chacun une banderole où on lit une phrase latine; celle de l'homme porte : Nec me labor iste gravabit, et celle de la femme : Spes premii solatium est laboris. Dans le ciel est la Fortune avec sa roue et la corne d'abondance, et dessous cette devise dans une banderole : Quod differtur non affertur. La seconde marque, adoptée par Jean de Roigny, après la mort de Josse Bade, son beau-père, c'est-à-dire après 1 535, est le Prelum ascensianum, mais regravée (Silvestre, n° 787), car le matériel typographique de Bade passa à un autre gendre de cet imprimeur, Michel de Vascosan, qui se servit des vieux bois de son beau-père, et en particulier de sa marque, tout usée qu'elle était. Quant à Robert Estienne , troisième gendre de Josse Bade, la mort de son beau-père n'amena aucun changement dans ses habitudes typogra-
362 Troisième Partie.
phiques : il conserva toujours l'Olivier, qu'il a rendu si célèbre.
Sertenas (Vincent), libraire à Paris de i534 à i56i. — t/ne marque employée sur deux opuscules in-8° de i56i, ordinairement réunis dans le même volume, et intitulés : ï° Régime de vivre et conservation des corps humains, etc. ; 2" Recueil de plusieurs secrets très-utiles... pour la santé, etc. (Bibl. imp.,T. 2368 A. ) Cette marque représente les initiales V. S. entrelacées dans un médaillon au dessus duquel est le soleil, de chaque côté un génie, et au bas cette devise : Vincenti non victo. Nous trouvons aussi la marque de Robinot, décrite ci-dessus sur certains livres publiés par Sertenas. Je citerai entre autres le Recueil des rimes et proses de E. P., in-8', i555 (Bibl. imp., Y. 4557). C'est sans doute parce que Robinot était l'imprimeur, qu'il mettait sa marque.
Tory (Geofroy). Dix marques. (Voyez p. 70 et suiv.)
Vivian (Thielman), libraire à Paris en iSSg. — Une marque qui paraît sur la seconde partie du Grand Mariai de la mère de vie ' (traduit par Adam de Saint-Victor), intitulée : A la très-pure et immaculée Conception de la Vierge, in -4°, 1539. (Silvestre, n° 725.) Vivian demeurait au clos Bruneau; sa marque portait cette devise : Post tcnehras spero lucem , dans une banderole au-dessus d'une fontaine gardée par deux licornes; au-dessous les lettres T. V., et plus bas Thielman Vivian.
I . Ce livre se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal, T. 5 1 3 1 . La première partie est en caractères gothiques, sans indices typographiques; la deuxième, en caractères romains.