Il a pourtant un article dans la Biographie universelle
i6 Première Partie,
farce sur les chaufaux de la Baroche i ou en la confrairie de la Trinité, et ne peut assez bienpronuncer, comme aianl la langue trop grâce, ne ne peut faire bonne contenance, ne marcher a propos, en tant quil a les pieds et iambes inusitées a marcher en philosophe ou en roy. Qui verroit ung François vestu de la robe domestique dun Lombard, laquelle est pour le plussouvant longue et estroicte, de toille bleue ou de treillis, ie croy que a paine celluy François plaisanteroit a son aise sans la déchiqueter bien tost, et luy oster sa vraye forme de robe lombarde, qui nest de costume gueres souvant déchiquetée , car Lombards ne degastent pas souvant leurs biens a outrage. le laisse toutesfois cela a la bonne direction des scavans, et ne mempescheray de grec ne de latin que pour alléguer en temps et lieu , ou pour en parler avec ceulx qui ne scauront parler francois^.... y>
Toiy avait enfin trouvé sa voie. Il résolut de démontrer la supériorité de sa langue maternelle dans un livre spécial illustré de gravures par lui-même, et destiné particulièrement aux imprimeurs et aux libraires, en position, eux, de la propager si rapidement à l'aide de leurs moyens d'action.
Mais, tandis qu'il était absorbé dans ses études, un malheur immense vint le frapper à l'improviste, et lui faire pour quelque temps oublier ses principes nouveaux. Sa fille Agnès, qui donnait les plus belles espérances, lui fut ravie, le 2 5 août i523, à l'âge de neuf ans onze mois et trente jours, c'est-à-dire à dix ans moins un jour.
Tout entier à sa douleur. Tory écrivit un petit poëme latin sur cet événement. Ce poëme, dédié à Philibert