I. I J30 nouveau style
134 Deuxième Partie.
toutes deux de 1 12 feuillets (signât. A à O), plus 4 feuillets non cotés.
Le livre est orné de deux sortes de gravures, outre la marque du libraire sur le titre; la première, reproduite plusieurs fois, représente un empereur à cheval, tenant la hache d'armes; elle n'est pas signée, mais est gravée avec beaucoup de finesse, et relevée de ces petits cartouches tant affectionnés par Tory. Les autres représentent des bustes d'empereurs grossièrement gravés , qui ne sauraient être de cet artiste.
« La procession de Soissons dévote et mémorable faicte a la louange de Dieu, pour la délivrance de nosseigneurs les enfans de France. — On les vend a Paris, a lenseigne du Pot Casse, rue Sainct laques, devant l'escu de Basle, et en la halle de Beausse, a la mesme enseigne du Pot Casse, devant leglise de la glorieuse Madalaine, avec privilège pour deux ans. — (A la fin :) Ce présent livre fut achevé dmiprimer le xxix jour Daoust M. D, XXX, et est a vendre a Paris, par maistre Geofroy Tory de Bourges. »
Petit in-4° de 20 feuillets encadrés. Signât. Aij — Cij.
Cet opuscule, fort rare, a un titre avec entourage d'arabesques gravées en bois , au monogramme de la croix de Lorraine.
Au-dessous de la marque de Tory sont quatre vers latins, probablement de sa composition, comme les six qui terminent cette relation , et qui sont intitulés : Torinus Biturigicus ad Galiiam.
I. Et non pas à l'escu de Basle, comme on lit dans la note imprimée par M. Brunet.
Bibliographie. 13.5
Au verso du titre est une préface datée du 2 5 août i53o, et commençant ainsi ;
Geofroy Tory de Bourges aux devotz amateurs dhonneste lecture dit et donne un humble salut.
Au commencement du feuillet Aij on lit :
Lordre de la grande procession faicte a Soissons par révérend père en Dieu monseigneur lehan Olivier, abbe de Saint Mard dudit Soissons, conseiller du Roy nostre sire, et chroniqueur de France, le dimanche dernier iour de iuillet lan de grâce mil cinq cens et trente, pour remercier nostre Seigneur de la délivrance de nosseigneurs les enfans de France.
Ces renseignements sont tirés de la 5^ édition du Manuel du Libraire, t. IV, col. 891. Je n'ai pu voir le volume, quelque recherche que j'aie faite dans les diverses bibliothèques de Paris.
« vEdiloquium ceu disticha partibus aedium urbanarum et rusticarum suis quaeque locis adscribenda. Item, Epitaphia septem de amorum aliquot passionibus antique more et sermone veteri , vietoque conficta. Authore Gotofredo Torino, Biturigico. Parisiis, apud Simonem Colinaeum. i53o. Cum privilegio ad biennium'. »
I . Le privilège, qui comprend VEconomic Xenophon, et qui est imprimé à la fin de ce dernier livre , étend à quatre ans , et non pas à deux, les droits de l'auteur. Cela peut s'expliquer par ce fait que V^diloquium a été imprimé pendant que Tory était en instance pour l'obtention de son privilège , c'est-à-dire dans les trois premiers mois de 15 31, qui comptaient dans l'année 1530, suivant l'ancien
136 Deuxième Partie.
In-8° de 3 feuilles, en caractères italiques.
Le titre que nous venons de transcrire est dans un cadre fort gracieux, emprunté aux Heures in-8" de 1527.
Le verso du titre est blanc, et sur le deuxième feuillet se trouve l'avis suivant :
Godofredus Torinus Biturigicus Icctori candldo s{alutem).
Egregii quidam sunt felici hoc seculo pictores, lector humanissime, qui suis lineamentis, picturis et variis coioribus deos gentilitios et homines, itemque alias res quascunque adeo exacte depingunt, ut illis vox et anima déesse tantummodo videatur; sed ecce, lector humanissime, ego jam tibi illorum propemodum more, domum offero, non solum suis lineamentis et partibus elegantem et absolutam, sed etiam pulchre loquentem et encomio sese particulatim describentem. Offero etiam tibi septem Epitaphia antiquo more et sermone veterrimo conficta et conscripta, varies miserorum hominum amantum affectus pervio quodam modo ostendentia. Ipsa tibi (inquam) lubens offero, non ut ita verbis obsitis loquaris autscribas, sed ut antiquitatem ipsam tibi ante oculos tuos faciles et iucundissimos habeas, et te a me benemonitum intelligas, ut in amoris insani laqueos et angustias devenire caveas. Vale.
Outre le cadre du titre, ce livre est orné de sept petites gravures charmantes , répondant aux sept épitaphes amoureuses de Tory, gravures qui lui appartiennent certainement, au moins par le dessin, quoique non signées. En voici l'indication :
1° Deux coeurs percés d'une flèche.
2° Deux cœurs dans un cercle.
3° Deux cœurs liés par des cordes.
style. Ce privilège, en effet, est daté du 18 juin 1531, ce qui semble jurer avec la date d'impression de VjEdiloquium. Cette circonstance explique aussi pourquoi le sous-titre de ce livre est différent dans l'impression de celui qui se trouve dans le privilège [Erotica). (Voyez ci-devant, p. 48, et ci-après, p. 139.)
4° Deux cœurs dans une barque.
5° Deux cœurs flairés par un cochon.
6° Deux cœurs, une quenouille, etc.
7° Deux cœurs recevant un coup de pied de cheval.
Quant au texte même de ce livre, il a été diversement jugé. Catherinot en était ravi; mais l'auteur du Menagiana reproche à Tory d'avoir forgé des mots latins, à l'exemple de l'auteur du Songe du. Poliphile. (Voyez ci-devant, p. 88.) On vient de voir que Tory lui même ne recommandait pas ces mots au lecteur.
La Bibliothèque impériale possède un exemplaire de ce livret encore dans son ancienne reliure au Pot cassé (in-8° Y. 2768, réserve).
« Science pour senrichir honnestement et facilement, intitulée : Leconomic Xenophon, nagueres translatée de grec et latin en langaige francoys par maistre Geofroy Tory de Bourges. (Ici le Pot cassé n° 4.) On les vend a Paris, en la rue Sainct laques, devant lescu de Basle, et devant lesglise de la Magdalaine, a lenseigne du Pot casse. — Avec privilège. »
In-80 de 9 feuilles (signât. ^ à /). Comme dans le Sommaire de chroniques d'Egnasius, il n'y a que deux signatures à la feuille (l'une au côté de première^ l'autre au côté de seconde)^ et chaque page est encadrée dans un triple filet. Le titre seul est dans un cadre à arabesques assez gracieux.
Au verso du titre on lit :
A la dicte enseigne du Pot Casse sont aussi a vendre Thucydide et Diodore, avec plusieurs aultres beaulx et bons livres translatez de grec et latin en langaige francoys.
ij8 Deuxième Partie.
Pareillement y a belles Heures et Office de Nostre Dame, grandes, moyennes et petites, historiées et vignetees a iantique et moderne.
Au 2^ feuillet est une explication des mots Economie et Xenophon.
Au 3^ feuillet on lit une dédicace dont voici quelques extraits :
Geofroy Tory de Bourges a son seigneur très révérend père en Dieu Antoine du Prat , cardinal de Sens , légat ordinaire et chancelier de France, dict et donne très humble salut.
Apres le livre de la Raison des lettres attiques nomme Champ Fleury, que iay compile en langaige francoys, et la Table de Cebes avec trente dialogues moraulx, pareillement le Summaire de chroniques, que iay translate en nostredict langaige i,pour en faire service aux studieux, très révérend père en Dieu, ma semble estre honneste passe temps si ie memployoye aussi a translater Leconomic Xenophon, et soubs lumbre de voz très honorables aisles, vous en faisant premièrement dévot et humble présent, ie le publioys et mettoys es mains de tous vertueux et bons personnaiges, pour y passer le temps studieusement et y prendre bon conseil a bien régir sa famille et augmenter ses biens honnestement
Doncques ores, très révérend père en Dieu, soubz vostre vénérable grâce et bénédiction, les studieux et vrays amateurs dhonneste lecture et fructueux passe temps prendront benignement en leurs gracieuses mains ce petit livre, et vous en scauront tous bon gre, non pour le livre seullement, mais pour ce que estes celluyaqui tous doibvent honneur et service, comme a qui tout le bien public et la chrestiente sont très tenus.
leseray, sil vous plaist, tousiours en vostre bonne grâce, et ie prieray a Nostre Seigneur quil vous donne son amour a vostre noble et bon désir.
De Paris, ce mescredy cinquiesme iour de iuillet M. D. XXXI.
I. Il ne mentionne pas VMdiloquium , parce qu'il était en latin.
A la suite de cette pièce, qui occupe trois feuillets, vient une épître de Geofroy Tory de Bourges aux studieux et bons lecteurs, en forme de préface. Elle occupe deux feuillets; le 8^ est entièrement blanc. Puis vient sur le 9^ feuillet Leconomic Xenophon, qui va de ^ à i 4; le S'' et le 6« feuillets de f contiennent une « Epistre du seigneur Elisée Calense, natif Damphrate , quil envoya a Rufin, tuteur de lempereur Arcade, luy respondant sur le faict de régir sa famille et tenir en ordre ses biens et meubles domestiques, translatée de langue latine en langaige francois par maistre Geofroy Tory de Bourges. »
Sur l'avant-dernier feuillet on trouve un « double du privilège donne a maistre Geofroy Tory de Bourges, par le Roy nostre sire, pour ce présent livre et autres mensionnez audict privilège, » ainsi conçu :
« Francoys, par la grâce de Dieu, roy de France, aux prevost de Paris, bailly de Rouen, seneschal de Lyon, et a tous noz aultres iusticiers et officiers ou a leurs lieuxtenans, salut. Nostre cher et bien ame maistre Geofroy Tory de Bourges, marchant libraire, demourant en nostre ville de Paris, nous a faict dire et exposer que, puis nagueres il a faict et compile en langue latine un certain livre intitule : j^diloquium et Erotica i ; pareillement quil a traduict de grec et latin en langaige francoys LeconomicXenophon ; lesquelz livres il imprimeroit voluntiers, ou feroit imprimer, sil nous plaisoit luy permettre, et en ce faisant deffences estre faictes a tous marchans, libraires, imprimeurs et aultres personnes quel/xonques de ne imprimer ne exposer en vente aulcunement lesdicts livres, et que sil en estoit apporte par gens estranges , daultres que ceulx de limpression dudict Tory, quilz ne les peussent vendre en nostre royaulme durant le temps et espace de quatre ans a compter du Jour de la datte de limpression desdictz livres, avec prorogation de semblable temps pour certains aultres livres, histoires et vignettes a faire
I. A l'impression de Vj€diloquium , Tory a modifié ce sous-titre, qui aurait entaché ses Epitaphes d'une idée de lubricité bien éloignée de sa pensée.
140 Deuxième Partie,
imprimer Heures et Office de Nostre Dame, mensionnez en deux privil-
leges par cy devant a luy permis et octroyez de nostre grâce ' Pour
ce est il que nous, ayans esgard et considération aux vigilies et labeurs que ledict Tory a eu a compiller et traduire lesdictz livres, et aux impenses qui! luy conviendra faire a l'impression diceulx a icelluy pour
ces causes avons permis et octroyé .... quil puisse. ... imprimer ou
faire imprimer et exposer en vente lesdictz livres dessus declairez
iusques a quatre ans ensuivans et subsecutifs limpression diceulx. Si vous
mandons que de noz presens grâce, congé et permission vous
laissez ledict exposant ioir et user et faictes deffenses de
par nous a tous marchans, imprimeurs, libraires de ne imprimer ou
faire imprimer ne exposer en vente aulcunement iceulx quatre ans durant sur peine de vingt cinq marcs dargent a nous a appliquer et
confiscation des livres esquelz ils auront mesprins; car tel est nostre plaisir. Donne a Vannes, le xviii jour de jung lan de grâce mil cinq cens trente et ung, et de nostre règne le dixseptiesme. — Ainsi signé : Heruoet.
A la dernière page :
Ce présent livre fut achevé dimprimer par maistre Geofroy Tory de Bourges le mescredy cinquiesme iour de iuillet lan M. D. XXXI. Et est a vendre a Paris, devant lescu de Basle, rue Sainct laques, et devant leglise de la Magdeleine, a leeseigne {sic) du Pot Casse.
La description que nous venons de faire est celle de l'exemplaire bien complet de M. Ambroise Didot. M. Chedeau, avoué à Saumur, en possède un exemplaire dont le titre est différent. Il est ainsi conçu :
Economie de Xenophon, cest a dire : Domestiques Institutions et Enseignemens pour bien régir sa famille et augmenter son bien particu-
I. Le 25 septembre ij24etle j septembre 1526. Tory demandait une prorogation de privilège pour ses Heures , parce qu'il était en train de les réimprimer. La seconde édition de ses Heures in-4° parut le 20 octobre 1 53 1.
lier. ladis compose en grec par lancien autheur Xenophon, et translate de grec et latin en langaige francois par maistre Tory de Bourges {Pot cassé). Imprimées a Paris, a lenseigne du Pot Casse, par ledict maistre Geofroy Tory , marchant libraire et imprimeur du roy. — Avec privilège.
Ce titre est orné du même cadre et du même Pot cassé que l'autre exemplaire ; mais on ne trouve pas au verso le petit catalogue qui figure sur celui-ci, et que nous avons copié précédemment. La première feuille (a) de l'exemplaire de M. Chedeau étant incomplète de 4 feuillets, nous ne pouvons dire s'il y a d'autres différences dans cette feuille; mais quant aux autres feuilles (de b à /), elles sont identiques dans les deux exemplaires. Ainsi on trouve dans l'un et dans l'autre la faute que nous avons signalée plus haut au mot enseigne, dans la souscription finale; il y a mieux, cette faute a été corrigée à la main de la même manière dans les deux exemplaires , probablement par Tory lui-même. De ces deux exemplaires, quel est le primitif? Je n'oserais l'affirmer; toutefois, il me semble que l'addition qui paraît au verso du titre de l'exemplaire de M. Didot doit faire considérer ce dernier comme étant postérieur. Au reste, l'intervalle entre les deux impressions ne dut pas être bien long. Si j'en juge par certaines circonstances, on réimprima la première feuille, qui avait été conservée (comme le prouvent quelques accidents typographiques reproduits dans les deux exemplaires) en même temps que la dernière. En effet, l'épître de Tory, dans l'exemplaire de M. Didot, est datée du 5 juillet, c'est à-dire du jour même où le livre fut achevé, d'après la souscription finale. Or, pour que Tory ait pu mettre cette date à son épitre liminaire, il faut admettre qu'on l'avait gardée toute composée jusqu'à l'achèvement du livre. Peut-être, sur le premier tirage de la première
142 Deuxième Partie.
feuille, s'était-on dispensé de mettre une date ? C'est ce que je ne saurais dire, vu l'état de l'exemplaire de M. Chedeau. Peut-être aussi la réimpression de cette première feuille eut-elle lieu pour faire connaître la nouvelle adresse de Tory, qui, depuis peu de temps, était venu installer son imprimerie dans l'ancienne et célèbre halle au blé de Beauce, rue de la Juiverie^ devant l'église de la Madeleine ? On remarquera, en effet, que cette adresse ne figure pas sur le titre de l'exemplaire de M. Chedeau, quoiqu'elle se trouve à la fin.
Ce livre est imprimé avec le caractère du Champ fleury.
(c Politiques de Plutarche, cest a dire : Civiles Institutions et enseignemens pour bien régir la chose pufblique], iadis composées en grec par Plutarche, et depuis translatées de grec en latin par le seigneur Nicole Sagundin , et a présent de langue grecque et latine en langaigefrancois par maistre Geofroy Tory de Bourges. — Dédiées par ledit autheur a lempereur Trajan, et par le translateur en langaige francois a tresilustre et plain de bon espoir en toute heureuse vertu, son seigneur, François de Vallois, Daulphin de France. (Ici le Pot cassé n° 4.) — Imprimées en Paris, a lenseigne du Pot Casse , par maistre Geofroy Tory de Bourges, marchant libraire et imprimeur du Roy. — Avec privilège tresample 1 . »
In -8° de 8 feuillets liminaires non chiffrés et de 67 feuillets de texte chiffrés (signât, de A à lij). Les pages
; . Nous n'avons pas ce privilège , qui se trouve probablement sur un autre livre de Tory, aujourd'hui perdu. Cet érudit avait en effet l'usage de faire réunir plusieurs livres dans chacun de ses privilèges.
Bibliographie. 14^
sont sans aucun encadrement. Il y a des observations marginales. Les caractères et les lettres ornées sont les mêmes que dans le Champ fleury.
Au 2"= feuillet, on lit cette épitre dédicatoire :
Geofroy Tory de Bourges a son seigneur tresdebonnaire, François de Vallois, Daulphin de France, dict et donne treshumble salut.
Mon seigneur, en translatant ce petit livre, iay souventesfois en moy pense a qui de tous mes bons amyz ie le debvois plus tost dédier, ou si ie le dediroye (comme iay par cy devant faictde certains autres livres que iay faicts et translatez en langaige francois^ a tous studieux et vrayz amateurs de bonne lecture et honneste passe temps. Mais enfin, cognoissant la vertueuse nature, pareillement le myrouer de toute bonté et parfaicte noblesse en quoy tu es iresexcellent, et a toute heureuse et bonne emprise singulièrement bien dispose, iay en moy trouve que devant tous autres vivans, de quelque estât quilz puissent estre, cest a ta flourissante seigneurie a qui ie doibs et suis tenu le consecrer, entendu que cest toy soubz qui tout le bien public, non seullement de France, mais de toute chrestiente, a son espérance de vivre au temps a venir en heureuse félicite. le le te adresse, ne ignorant que tu as ton bon père le Roy, qui, comme Philipes de Macédoine faisoit iadis a son filz Alexandre, surnomme le Grand, te monstre beaux et bons enseignemens et exemples a bien régir ; mais aussi afin que aucunesfois tu y puisse te recréer, et lire les belles histoires et démonstrations qui y sont, comme en une iuste librairie, rédigées; et aussi que, soubz ta bonne, noble et généreuse enseigne, les studieux puissent honnestement en le lisant y proufiter. Tu y porras veoir mille bons passaiges qui aideront quelque temps a te solacer, et seront aucun moyen que toy et ton Bien Public, avec le bon vouloir de Dieu, de bien en mieulx tousiours prospérerez.
De Paris, ce xiiii iour de iuin M. D. XXXII.
On lit au verso du dernier feuillet :
Ce présent livre fut achevé dimprimer le samedy XV iour de iuin M.D.XXXJI, par maistre Geofroy Tory de Bourges, marchant li-
144 Deuxième Partie.
braire et imprimeur du Roy, demeurant a Paris, devant leglise de la Magdeleine, a lenseigne du Pot Casse. (Ici le Pot cassé no 9.)
J'ai vu deux exemplaires de ce livre, l'un chez M. Didot, l'autre chez M. Alkan.
Il a été publié une autre édition de ce livre à Lyon , en 1534, in-i6, chez Guillaume Boulle ou Boullé, car ce nom, suivant l'usage du temps, ne porte point d'accent sur Ve final. C'est sans doute celle que Duverdier 1 mentionne comme ayant été imprimée à Paris, in-8°, en i53o, pour Guillaume Boullé. Autant de mots, autant d'erreurs. L'édition de Guillaume Boullé n'a pas été imprimée à Paris, n'est pas in-8°, et ne peut pas être datée de i53o, puisque la i^^ édition est seulement de i532. Malheureusement La Caille ^ n'a pas pris la peine de contrôler le renseignement de Duverdier, et il a fait de Guillaume Boullé un imprimeur-libraire de Paris. Lottin, dans son Catalogue 3, n'a pas manqué de copier La Caille et de mentionner, sous la date de i53o, un Guillaume Boullé, libraire et imprimeur à Paris, à côté de Jean Boullé, libraire. Ce Jean, que La Caille appelle simplement Boulle, et qu'il fait exercer seulement en 1543, était-il en effet parent de Guillaume? C'est ce que je ne saurais dire. Quoi qu'il en soit , voici la description complète de l'édition des Politiques donnée par ce dernier. C'est un in- 16 renfermant 8 feuillets préliminaires et 104 feuillets de texe. On lit sur le titre, qui est orné d'un cadre grossier :
(( Politiques ou Civiles Institutions pour bien régir la Chose publ., iadis composées en grec par Plutarche, et