ET CELLI DES E>PÈCES
Dans les Flores qui approchent d'être complètes, les familles peuvent être regardées comme toutes connues. Cependant, il n'est pas aussi aisé
qu'on croirait d'en indiquer le nombre exact. Les auteurs réunissent ou séparent certaines familles, et dans la partie du régne végétal où le Prodromus n'a pas paru, il est assez difficile d'adopter un ouvrage qui puisse servir de règle à cet égard. Dans le fond, il y a moins de doutes sur les familles que sur les genres, et sur les genres que sur les espèces ; mais au point de vue numérique, les doutes ont plus d'importance à mesure qu'ils portent sur des chiffres moins élevés. Heureusement, ce n'est pas d'admettre deux ou trois familles de plus ou de moins sur une centaine, qui change les résultats statistiques concernant le nombre des familles en divers pays. Je me suis borné, par ce motif, à modifier, d'après les volumes I à XIII du ProdromuSf les familles données par les auteurs; ensuite, j'ai admis les Amentacées et les Urticacées dans le sens le plus large ; enfin, j'ai adopté les familles de Monocotylédones, telles que les auteurs les donnaient eux-mêmes, et pour les Flores selon l'ordre linnéen, j'ai calculé conformément aux familles admises dans le Botanicon gallicvm. De cette manière, les chiffres ne sont pas rigoureux ; mais ils sont d'accord avec l'état moyen des ouvrages modernes, et leur exactitude est suffisante pour le but proposé.
Les familles représentées dans un pays seulement par des espèces cultivées, n'ont pas été comptées, et pour le dire en passant, une des plus grandes causes d'incertitude dans un relevé de ce genre, est l'admission ou le rejet de quelques familles représentées par une seule espèce cultivée et à moitié spontanée. Ainsi, tel auteur d'une Flore européenne admettra le Punica Granatum, le Vitis vinifera, l'Opuntia, le Capparis, le Laurus comme spontanés, ce qui fait autant de familles, tel autre les dira seulement cultivés. Dans ces cas douteux j'ai suivi l'opinion des auteurs. Par tous ces motifs, cependant, les nombres ne sont exacts qu'à cinq ou six centièmes près, tandis que ceux des genres et des espèces le sont peutêtre à deux ou trois centièmes près, dans la plupart des exemples que j'ai cités.
TABLEAU DU NOMBRE DES FAMILLES , DANS DE* PAYS DE GRANDEUR SEMBLABLE, ET COMPARAISON AVEC LE NOMBRE DES ESPÈCES ET CELUI DES GENRES. (Voir la position graphique M le» ouvrais consultés p. 1271. et pour le pores, p. 1287.)
PAYS
Premier degré d'étendue.
Egypte
Province de Bahia
Cap ( la partie explorée ).
Huitième degré.
Islande
Royaume de Naplcs
Neuvième degré.
Spiltberg
Province de Prusse
Suisse
Départements du eu n Ire de la France
Dixième et onxième degré.
(partie de la province de) . . .
Wurtemberg Lomhardie
Douzième degré.
Ile Melville
Labra<k>r (partie de la etta oriental)
Ile» Féroé
Environ» de Pesth
Département du Calvados
Département de Maine-et-Loire
de la Gironde fr)
Deuxième et troitième degré.
États-Unis au N. de la Virginie
Quatrième degré.
Scandinavie, Finlai.de, Danemarrk
Allemagne , Alsace, Suisse , htrie
Cinquième degré.
France (Corse comprise)
Sixième et teptième degré.
Grande-Bretagne
Podolie, Volhynie, Kicw, Géorgie et Caroline du Sud
des
18 ffri
NOMUHE
probable
des espèces.
iso
ESrKCKS
par famille.
probable
des genres.
GFTCRES
par famille.
(a) l^s listes de M. Moricand indiquent 119 familles, mais j'en compte 16 déplus, qui doivent avoir aussi des espères dans cette parlie du Brésil.
(6) L'énumération en indique 16, et j'en suppose 2 à découvrir.
(c) In chiffre différent a été donné ci-dessus p. 1173, pour les familles de la Flore de Maine-et-Loire, mais dans le premier cas on les avait réduites au Hotanicon gallkum et ici au Prodromus.
l'Ain.
NOMBRE .1
familles.
NOMBRE
probable de*
par
famille.
SOMBRE probable
ilei jenre».