‹ Géographie botanique raisonnée; ou, Exposition des faits principaux et des lois concernant la distribution géographique des plantes de l'epoque actuelle;Chapitre 50 sur 146 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

pèce ont disparu, par l'effet d'événements géologiques ou d'accidents naturels quelconques. Cependant, cette considération ne peut pas s'appliquer aux espèces très distinctes de leurs congénères, ni aux espèces si nombreuses de certains genres qui se trouvent accumulées dans le même pays, et qui ont dû, par conséquent, éprouver des influences semblables pendant un temps très long.

13. Les espèces cultivées offrent, en général, plus de modifications que lesautres, parce qu'elles sont plus Hexibles et que la culture isole les individus modifiés ; mais on retrouve peu à peu ces espèces à l'état spontané, souvent d'une manière incontestable, et il est possible qu'on les retrouve toutes à mesure que certaines régions seront mieux connues. Ainsi, elles rentrent dans les lois des autres espèces.

14. Les faits connus autorisent à penser qu'une plante peut se développer accidentellement sous une forme nouvelle que nous appellerions une espèce distincte, même un genre ou une famille, mais que nous appelons une monstruosité lorsque nous en savons l'origine. La plupart de ces formes ne peuvent pas durer, ni surtout donner des graines, et bien plus rarement des graines fertiles. Dans ce dernier cas encore, il faut que l'atavisme ne ramène pas la forme primitive et que la fécondation avec les autres individus de forme ancienne soit impossible, c'est-à-dire qu'il y ait isolement, pour que la forme nouvelle se conserve de génération en géné-

gues. On est donc obligé de reconnaître pour l'origine de la grande majorité des espèces, genres et familles, une cause extra-naturelle, ayant agi dans certains moments, cause supérieure, dont l'action échappe aux sciences d'observation. En d'autres tennes, la cause qui a fait exister les formes héréditaires de la plupart des espèces, de tous les genres, de toutes les familles de plantes, est une cause analogue à celle qui a fait exisler les corps simples reconnus dans la nature inorganique.

15. Les races, les espèces, les genres, les familles, ont une durée indéfinie, c'est-à-dire qu'elles n'ont pas on elles-mêmes une raison de cesser à une époque précise. Elles continuent jusqu'au moment où des causes extérieures, fréquentes pour les races, moins fréquentes et même rares pour les espèces, très rares pour les genres, et surtout pour les familles, viennent à influer lentement ou brusquement.

Dans le chapitre xxvi, je reviendrai sur plusieurs de ces faits et de ces principes, envisagés au point de vue de régions particulières.

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SITUATION GÉOGRAPHIQUE DES GENRES

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