RÉFLEXIONS PRÉLIMINAIRES
Le sujet dont je vais m'oceuper est assez obscur au premier aperçu. Cela vient de ce qu'un genre est une chose complexe et de ce qu'on peut d'ailleurs l'envisager sous des points de vue différents.
Ainsi, un genre se compose d'espèces et d'individus. On pourra donc appeler un genre commun dans telle ou telle localité ou région , parce que ses espèces y sont nombreuses, ou parce que plusieurs d'entre elles y sont représentées par de nombreux individus. En outre, à l'occasion de la répartition des individus dans l'habitation de l'espèce (p. 457, 463), nous avons vu qu'on peut envisager tantôt l'association ou l'isolement dans des localités restreintes, tantôt l;i diffusion ou la rareté dans un pays d'une certaine étendue et dans l'habitation tout entière.
DIFFUSION DES PLANTES D'UN GENRE DANS SON HABITATION. H3t
En d'autres ternies, il y a dans l'étude de la distribution des plantes d'un genre des faits topographiques et des faits géographiques, des faits concernant les individus et des faits concernant les espèces envisagées comme unités. Ces notions se confondent plus ou moins dans l'esprit et dans le langage des botanistes. Il faut cependant s'efforcer de les distinguer, car dans toutes les parties de la science, la clarté conduit à de bons résultats, et l'obscurité engendre souvent des erreurs.
ARTICLE II