‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 13 sur 146 · SS · texte numérisé non relu

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circonfé- 7 resque. C’est un tableau charmant et impossible à décrire, que celui d’un ande lar- village qui se développe aux regards à mesure qu’on double une pointe de alancent terre boisée ; les maisons paraissent suspendues sur le fleuve, et les clochers celles de do étincelants réfléchissent, à travers les arbres, les rayons du soleil. Ce specir 500 de 4 tacle se répète de lieue en lieue, et quelquefois plus souvent. Mais auune suite % dessous de Québec, le lit du fleuve s’élargit si considérablement, les rivages ie. On ne 1 s’enfuient dans un lointain si immense, que l’œil y reconnaît plutôt un pourtour | golfe qu'unerivière. :

ux États- Le Saint-Laurent, malgré son immense volume d’eau, ses eaux proles du lac fondes et sa vaste embouchure, n’occupe que le troisième ou le quatrième lair, sert rang parmi les fleuves américains : sorti de l’extrémité du lac Ontario, il se de Saint- jette, après un cours de 200 lieues, dans un golfe qui porte son nom. La t, unit ce masse d’eau qu’il verse dans l'Océan est évaluée à 57,335,700 mètres > largeur, cubes par heure. On peut juger par là de sa rapidité. Sa largeur varie con- | inégale, sidérablement : à sa naissance elle est de 3 lieues ; mais depuis Québec jusqu’à son embouchure, c’est-à-dire sur une longueurd’environ 400 lieues, cataractes il n’en a pas moins de 45 à 20.

ras par la Le seul fleuve considérable du Canada, après le Saint-Laurent, c’est racte. Le l'Oltawa, dont le cours est évalué à plus de 200 lieues, et la masse d’eau ent d’une … qui s'écoule à 250,000 tonneaux par heure. Il porte au grand fleuve le autre bras - tribut de ses eaux limpides et verdâtres. Elles forment, parmi d’autres cas- 54 mètres. cades pittoresques, celle de la Chaudière, qui a 40 mètres de hauteur et chute des 90 de largeur. La rivière de Saguenay, qui vient aussi du nord, est l’écou- 50 mûtres lement du lac Saint-Jean. Une rivière remarquable vient en droite ligne du sud : c’est celle de Sorel, débouché du lac Champlain, lac qui forme une age qu’on = communication militaire et commerciale très-importante entre le Canada les Cieux. et les États-Unis. Parmi les petites rivières, celle de Montmorency est ochers et célèbre par sa cataracte pittoresque ; elle passe deux fois entre des portails prsque les de rochers tailès à pic et couverts d'arbres : resserrèe dans un lit de es gelées; ‘ 30 mètres de large, elle se précipite à la fin perpendiculairement de la haue, tandis teur de 80 mètres, et semble se transformer tout entière en flocons d’arde tuyaux gent ou de neige; de petits nuages s'élèvent à chaque instant, reflètent mille couleurs, et disparaissent en se heurtant contre les rochers nus et ndent vers grisätres qui servent de cadres à cette scène moins imposante, mais plus de flux et … variée que celle de Niagara.

ge, par le ; Le Canada, sans renfermer de véritables chaînes de montagnes, s’élève ement dit. … par degrés; les ramifications des monts Alléghanys y acquièrent la hauteur

nent pitto- moycnnede 300 à 600 mètres, et s'étendent dans le Haut-Canada. Les cata-

ractes marquent le changement du niveau des eaux; mais le partage même des eaux entre la mer d'Hudson et le fleuve Saint-Laurent n'offre qu’une . suite de collines et de rochers isolés. Ces petites montagnes sont appelées * Land's-Heights. Le sol est partout considérablement élevé au-dessus des lacs.

Le froid et le chaud y sont extrêmes, puisque le thermomètre, en juillet et en août, monte à 28 degrés du thermomètre centigrade, et qu’en hiver le mercure y gêle. La neige commence avec le mois de novembre, et en janvier il est souvent difficile à un Européen de se tenir quelques moments en plein air sans en éprouver des suites fâcheuses. Des intervalles d’un temps plus doux n’y servent qu’à rendre le sentiment du froid plus vif et ses effets plus dangereux. Souvent à Québec, au commencement de lhiver, la neige roule en grandes masses dans l'air, et couvre les rues jusqu’au niveau des lucarnes des maisons basses. Enfin en décembre les vents neigeux cessent, un froid uniforme et un air serein leur succèdent. Tout à coup les glaces arrivent dans le fleuve, et s'accumulent de manière à remplir tout le bassin ; mais la plupart du temps ces glaces ne sont que flottantes, et les habitants de la rive méridionale, animés par lespoir du gain, les franchissent, en laissant tantôt glisser et tantôt flotter leurs canots. Les glaces disparaissent de même avec une rapidité extrême vers la fin d’avril, ou au plus tard au commencement de mai. Elles se rompent avec un bruit semblable à celui du canon, et sont entrainées à la mer avec une violence épouvantable. Le nrintemps se confond avec l'été; les chaleurs subites font éclore la végétation à vue d’œil. De tous les mois de l’année, le mois de septembre est le plus agréable.

ll est à remarquer que la glace n’est pas aussi compacte au Canada qu’en Europe; plus elle est mince et plus elle est solide. Lorsqu'elle est épaisse, elle est remplie de bulles d'air et d’une couleur grisâtre. On la brise aussi aisément qu’en Europe, bien qu'elle soit quatre fois plus épaisse.

Les extrêmes du froid et de la chaleur se font sentir avec plus d’intensité dans les cantons cultivés que dans ceux qui ne le sont pas. Le mercur: gèle fréquemment à Montréal, et les étés sont si chauds pendant quelques jours qu’il est surprenant que les animaux aient la force de vivre. Les pluies ne sont pas très-abondantes, et elles tombent plus particulièrement au printemps. Les hrouillards, dans l’intérieur des terres, ne sont pas si fréquents que dans la Grande-Bretagne, mais ils le sont beaucoup plus sur les côtes. Le tonnerre et les éclairs y sont très-communs ; les roulements du premier y sont beaucoup plus forts qu’en Europe, et l'éclat des derniers y est plus vif et plus brillant.

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