‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 144 sur 146 · HET · texte numérisé non relu

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Les dragons volants voltigent aux environs des villes pendant la plus grande chaleur du jour, comme les chauves-souris en Europe; et on les atirape facilement et impunément. La cigale musicale se perche sur les arbres, et fait entendre un cri très-perçant, semblable au son d’une trompette; la blatte kakerlagor, et de petites fourmis rouges, s’insinuent partout, mangent et détruisent tout. La terre fourmille d’autres insectes peu dangereux.

Java produit en abondance ces fameux nids de l’hirundo esculenta que recherche la gourmandise des Orientaux, espérant en vain y trouver de nouveaux aiguillons de volupté. Marsden, dans son Histoire de Soumätra, assure que ces oiseaux avalent l’écume de la mer ; Poivre a observé que cette écume consiste en frai de poisson, délayé de manière à former une espèce de colle. Cette opinion nous parait la plus vraisemblable, quoique des Hollandais aient affirmé qu’une espèce du moins de ces oiseaux se nourrit uniquement d'insectes et forme ses nids avec le résidu de ses aliments.

L'ile de Java, presque entièrement soumise à la Hollande, est divisée aujourd’hui en dix-neuf régences, et quatre résidences subordonnées, mais cependant indépendantes. Nous allons parcourir les villes les plus remarquables.

Batavia, capitale des Indes hollandaises, située dans la résidence de même nom, et bâtie sur la rivière de Tjiliwong, occupe l'emplacement de Djokatra, ville célèbre qui fut réduite en cendres par les Hollandais, vers l’an 1620, et qui avait été construite sur les ruines de l’ancienne ville javanaise de Sunda-Calappa. Elle a depuis subi une quatrième métamorphose, Vers la fin du dix-huitième siècle elle avait très-peu de rues qui n’eussent un canal d’une largeur très-considérable ; ces eaux stagnantes embellissaient moins la ville qu'elles ne l’empoisonnaient. Les bâtiments publics étaient pour la plupart vieux, lourds et de mauvais goût : elle était fermée par un rempart médiocrement élevé et tombant en ruines. Vers l’an 1800 elle fut abandonnée et presque démolie entièrement; depuis elle a été reconstruite sur un nouveau plan; plusieurs canaux ont été desséchés, un grand nombre de rues ont été élargies ; les voiries, les cimetières, en un mot tout ce qui pouvait nuire à sa salubrité, a été éloigné, de sorte qu’elle est aujourd'hui aussi favorable à la santé que la plupart des autres villes de Java. Les anciens édifices ont été en partie réparés et en partie remplacés par des constructions modernes, dont l’architecture est légère et convenable au climat. Les plus remarquables sont l’hôtel-de-ville, celui du gouverneur général, l’église luthérienne, le théâtre, le grand hôpital militaire,

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le palais de Weltevreden, bâtiment immense où sont établis les bureaux civils et militaires, et la belle caserne qui, avec ce palais, orne la place d'armes. .

En débarquant au port ou Boom, on a devant soi l’ancienne ville, que l'on traverse par trois ou quatre rues, assez fréquentées le matin ou pendant les heures des affaires, et presque désertes le reste de la journée. C’est à l’extrémité de l'ancien faubourg appelé Builen Neuw-poort-straat que s'étendent les quartiers modernes; ils consistent en une suite de jolies habitations entourées de jardins plus ou moins grands, qui se prolongent sur une largeur de trois quarts de lieue, au bord du canal de Hoolenvhet et de Rijswijk; plus loin on aperçoit une grande plaine carrée entourée de maisons : c’estle Wellevreden ou le quartier militaire; sur la droite une autre plaine appelée Konings Plein est environnée de charmantes habitations. Au delà du Weltevreden on se trouve sur la route de Buitenzoorg, le long de laquelle se succèdent, pendant une lieue jusqu’au delà du lac de Maestur Cornelis, des habitations d’une élégante architecture. « Ajoutez à cela, « dit le comte de Hogendorp, quelques allées latérales aboutissan! au « canal ou aux carrés dont nous venons de parler, comme le Prinsen- « Laun, le chemin de Gonnong Saharie, le chemin de Tanaabon, etc., et « l’on pourra se faire une idée de la capitale de nos possessions orientales, « telle qu’elle est aujourd’hui. Entre et derrière ces différents quartiers « européens, se trouvent les quartiers des habitants asiatiques et des Chi- « nois. Le quartier principal de ces derniers, ou camp chinois, est hors de « l’enceinte et à l’ouest de l’ancienne ville, dont elle formoit comme un « vaste faubourg; mais à la longue ils se sont glissés partout, et on les « voit maintenant établis de tous côtés, surtout dans les bazars situés « entre les quartiers que je viens de citer 1.» Tous les employés européens et les plus riches habitants demeurent aux environs de la ville, où ils vont tous les jours pour leurs affaires. Batavia ne renferme pas moins de 75,000 âmes. On y compte environ 34,000 Javanais ou Malais, 20,000 Chinois, 600 Arabes, 15,000 esclaves, et un peu plus de 5,000 Européens. Elle occupe le fond d’une large baie; son port est assez vaste pour recevoir une grande flotte ; il est très-sùr, mais peu profond. Cette ville possède une société des arts et des sciences qui jouit d’une certaine célébrité dans le monde savant.

Il serait impossible de faire le siége de Batavia par mer, L'eau est si basse qu’une chaloupe peut à peine s’approcher à la portée du canon des rem-

1 Voyez la Description de Java, par le comte de Hogendurp.

parts, excepté dans le canal étroit appelé la Rivière, défendu des deux côtés par des môles qui s'étendent à environ un demi-mille dans le hâvre. Il aboutit à l’autre extrémité sous le feu de la partie la plus forte du château.

Bantam, qui fut long-temps grande, populeuse, et le rendez-vous des marchands de l’Europe, n’est plus la résidence de ce sultan dont les domesiiques, la cour, les gardes et les officiers ne se composaient que de femmes. Ce petit prince, dont l’administration tyrannique entravait dans son royaume la marche de l’industrie, est devenu simple pensionnaire du gouvernement hollandais, et sa résidence a été abandonnée par suite de l’insalubrité de son sol marécageux. Ses maisons en ruines sont la plupart désertes. Tout son commerce s’est porté à Batavia. Céram, assez jolie ville, est ojourd'hui la résidence du gouverneur de la province.

Sourabaya, la ville la plus considérable de l’île après Batavia, renferme au moins 50,000 habitants. Bâtie à l'embouchure du Kediri, qu’on nomme également Sourabaya, elle est fortifiée, très-salubre, munie d’une rade où l’on peut entrer et d’où l’on peut sortir par tous les vents. On y distingue les trois quartiers hollandais, chinois et malais. Les deux derniers n’ont rien de remarquable; mais le quartier hollandais présente d’élégants édifices, un bel arsenal maritime et un hôtel des monnaies. Le nombre de voitures qu’on voit dans cette ville, les chantiers de construction et les magasins, la rendent semblable à l’une des plus florissantes places de l'Europe.

Samadang ou Samarang occupe le troisième rang dans la classification des villes de Java ; elle possédait un très-beau port ; la mer l’a rendu impraticable par la quantité de bancs de sable qu’elle y a formés. Cette ville a été à trois époques différentes, au quatorzième siècle, en 1819 et 1822, désolée par le mordechi, que nous nommons choléra-morbus. On porte cependant encore sa population à 30 ou 40,000 âmes. Le village de Banyou-Kouning, dans la résidence de Samarang, est remarquable par les {chandis ou temples antiques que l’on voit dans ses environs.

Tchéribon, chef-lieu de province, est une petite ville assez commercçante; à une lieue et demie, les mahométans vénèrent le tombeau d’Ibn Cheyk Mollanah, le premier apôtre de l’islamisme dans cette île. Cinq terrasses, adossées à une montagne, présentent des parapets ornés de beaux pots de fleurs, offerts par les rois musulmans de toutes les îles voisines; le tombeau est ombragé de palmiers.

C'est sur les limites de la province de Tchéribon que s’étend cette vaste

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forêt de Dagon-Louhour, dont les arbres forment des voûtes de verdure tellement épaisses qu’elles sont impénétrables à la lumière du soleil, et que pour la traverser en plein jour il faut s’éclairer par des torches.

Builenzoorg, où l’on arrive après avoir traversé Batavia, est un beau château qui a été rebâti en 4816, et qui est intéressant par le jardin botanique que le baron Van-der-Capellen y a fondé,

Dansla partie de la Céle-Orientale, on remarque, en allantdel’est à l’ouest, les villes suivantes : Tagal, avec 8,000 habitants ; Japara, anciennement le chef-lieu de la côte, dans laquelle les Chinois possèdent un temple ; Joana, dont les environs fournissent du riz, de l’indigo et de beaux bois de construction ; Rembang, le grand marché pour les bois de djati ou de tek; Pamanoucan ou Baniouwangui, dans la province aujourd’hui déserte de Balambonoung, dont la capitale du même nom a été détruite par les ravages de la guerre.

Les parties intérieures et méridionales de la moitié orientale de l’ile formaient autrefois le royaume de Walaram, dont le souverain prenait le titre de sousouhounam et d’empereur de Java. Des guerres civiles, fomentées par la Compagnie, ont permis à celle-ci de partager cet empire, déjà trèsdiminué, entre deux princes, dont l’un résidant à Soura-Karla, grande ville ou plutôt réunion de villages qui forment une population de 100,000 âmes, conserve un million de sujets et le titre d’empcreur, tandis que l’autre, établi à Djokjo-K arta, ville tout à fait semblable et égale en population à la précédente, a reçu de la main des Hollandais un État de 660,000 habitants, et le titre de sultan. Un militaire allemand, qui a visité la cour du sousouhounam, dépeint le pays sous des couleurs très-favorables, L'air pur et frais est embaumé par mille fleurs odorantes. Tantôt on erre dans de vastes plaines couvertes de riz, de coton, de calé, de végétaux de toutes espèces ; tantôt, monté sur les collines, on voit les limpides ruisseaux former de petites cascades à l’ombre de forêts épaisses. Des grottes naturelles présentent la fraîcheur la plus délicieuse. La vue plane, dans le lointain, sur la mer, les rochers et les volcans, dont la fumée nuance l'azur d’un ciel tranquille, ;

La population de l’île de Java, qui s’élevait en 1849 à 9,584,130 habitants, en y comprenant celle de la petite île de Madura, se compose d’indigènes, ou bhoumi, et d'étrangers. Parmi ces derniers, les Hollandais, les Chinois, les Macassars, les Baliens, sont les plus remarquables. Parmi les indigènes, on distingue une peuplade de nègres qui erre, dit-on, dans les

montagnes, et une tribu nommée Zsalam, qui habite sur la côte ; mais nous \4 si

n’avons pu recueillir aucune notion certaine, ni sur leur caractère physique ni sur leur langue. Les Javanais indigènes paraissent être de race malaie, anciennement établie dans l’île, mais qui, ayant été civilisée par une colonie d'Hindous, et spécialement de Calingas, en a reçu un grand nombre de mots et plusieurs institutions.

Les ruines que le voyageur rencontre à chaque pas entre le Brambanam et le mont Gounoung-Dieng, appelé aussi Gounoung-Prahou, dans les districts de Paranaguara, de Trengali, de Madion, de Bava, de Tchéribon, de Kalangbret, de Jayaraya, de Kirtasana, de Malang, de Strengat et de Magetam, prouvent que Java a éprouvé de grandes et terribles révolutions physiques et politiques. Les débris de temples, parmi lesquels se trouvent d'innombrables fragments de colonnes et de statues, et les magnifiques tombeaux que l’on remarque, attestent à Java une ancienne civilis’tion qui a passé comme celle des Égyptiens, des Grecs et des Romains. Le district de Kediri nous présente les ruines de l’antique Madjapahit, capitale de l’île ; elles sont couvertes d'arbres, de buissons et de mousses, de sorte qu’on dispute aujourd’hui sur son étendue, comme on disputera peut-être plus tard sur sa situation et sur son existence. Les ruines de cette ville consistent en une muraille de 325 mètres de longueur et de #4 de hauteur, bâtie en briques cuites et qui entourait l’étang de Madjapahit. Dans un village voisin appelé Trangwoulan, on le voit magnifique mausolée d’un prince m.sulman, de sa femme et de sa nourrice, et tout près de là les tombes de neuf autres chefs. Ces monuments sont gardés par des prêtres. Le territoire sur lequel se trouvent toutes ces constructions est compris dans la résidence de Sourabaya.

D’autres parties de Java offrent diverses ruines qui indiquent une civilisation assez avancée et une connaissance très-remarquable de l’art, Les plus vastes édifices sont en pierre de taille, réunies sans mortier ni ciment. Il est probable que toutes les antiquités de Java ont été détruites à l’époque de l'introduction du mahométisme chez les Javanais.

Les Javanais, en général sont petits de taille; ils ont le teint pâle, les cheveux longs, le nez un peu épaté. Fidèles à leurs engagements, crédules comme tous les peuples ignorants, amateurs du merveilleux, indolents par caractère, patients dans l’adversité, extrêmement respectueux envers leurs parents, attachés à leurs enfants, ils préfèrent une vie pauvre ct tranquille à des richesses qu’ils ne sauraient garder. Ils sont hospitaliers ; chez eux, le vol n’est commis que par quelques individus des classes inférieures; ils ignorent le tumulte et l’agitation d’une vie industrieuse. [ls savent cepen-

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dant très-bien préparer les peaux, fabriquer le sel, qui fait, avec le soufre, la base de leur commerce; ils font du papier avec les filaments de l'écorce du goulou; ils excellent aussi dans l’art de teindre les étoffes ; le vin de l’aren leur donne l’indigo, l'écorce du mangousten le noir, et le tégrang la couleur jaune. Ils tirent l’écarlate de la racine du woug-koudou, et avec ces couleurs, qu’ils savent bien combiner, ils teignent des étoffes dont la régularité étonne les Européens. Quelques-uns travaillent aussi les métaux.

A ces exceptions près, tous les Javanais se contentent de cultiver leurs champs ; le reste du temps se passe à fumer l’opium et à mâcher le siri, ou bien à goûter les utiles plaisirs de la pêche. Les femmes, laborieuses et économes, filent du coton et fabriquent la toile qui sert à habiller la famille: mais dans ces climats brûlants on ne s’habille que par décence. Les hommes se contentent de s’attacher autour des reins une toile qui tombe jusqu’aux genoux. Les Bantamois se distinguent des auties Javanais en se couvrant la tête d’un bonnet en forme de casque. Les femmes se couvrent pendant qu’elles sont fiancées, et le jour de leurs noces, de vêtements riches et gracieux, mais elles ne portent ordinairement de plus que leurs maris qu’une petite camisole de toile bleue qui leur cache les épaules et la poitrine. Les cnfants restent nus jusqu’à l’âge de sept ans.

Leur manière de vivre est aussi frugale que leur habillement est simple; le riz et les ignames, assaisonnés de piment, forment la base de leur nourriture. Il est à remarquer que les Javanais mangent une argile rougeâtre. Torréfiée sur une plaque de tle, et roulée en cornets, cette terre est exposée au marché sous le nom d’ampo. Son goût est fade, et sa propriété principale est d’apaiser la faim sans nourrir celui qui la mange. On lui attribue aussi de rendre maigre et fluet.

Ils construisent leurs maisons en bambou, et les couvrent avec des feuilles de palmier ou avec du chaume. Ces maisons sont ordinairement partagées en deux parties : la première où se fait le ménage, et la seconde où se retire la famille pour se coucher. La négligence avec laquelle ils traitent le feu les expose souvent à voir leurs habitations devenir la proie des flammes; mais dès qu’un Javanais a sauvé le coffre de bois qui renferme tout son avoir, il voit tranquillement brûler la maison qui li coûte si peu à construire. Les chefs font quelquefois bâtir des maisons en pierre ou en briques, mais sur le même modèle que celles du pays; les fenêtres en sont petites, le toit est bas; on y étouffe : aussi demeurent-ils pendant le jour sous des espèces de galeries isolées, où l’air circule aisément et où le soleil ne saurait pénétrer.

La polygamie, quoique admise par la religion, n’est guère en usage que parmi les grands. Le divorce est permis par les lois, moyennant une somme d'argent qu’on évalue à 250 fr. pour la classe aisée et à 400 pour les classes inférieures. Il est même autorisé par la coutume. Ici, comme dans l'Inde, existe l’usage barbare qui condamne les femmes à se brûler vives sur ie bûcher de leurs maris.

Partout les femmes sont traitées avec égards. L'usage leur accorde une liberté dont, selon Deschamps, elles n’abusent pas. D’autres voyageurs, et surtout les Hollandais, en parlent plus désavantageusement ; elles doivent souvent employer les philtres pour exciter les désirs languissants et le poison pour venger les infidélités.

Les Javanais, convertis au mahométisme dans le commencement du quinzième siècle, professaient auparavant une religion idolâtrique dérivée du brahmanisme, ou du moins de la même source où les Hindous ont puisé. Au mépris des lois du prophète, ils sont très-tolérants en matière de religion, et se rermettent d’enfreindre les préceptes du Coran en mangeant des viandes défendues et en buvant du vin et autres liqueurs.

Les habitants des montagnes s’abstiennent encore de toute nourriture animale, et croient à la transmigration de l’âme. Ils prétendent descendre, les uns du dieu Wichnou, les autres d’une espèce de singe nommé le wouwout. Il paraît aussi que l’île a reçu anciennement une colonie venue de la Chine, ou peut-être de l’Indo-Chine. La couleur jaune réservée pour les habits de l’empereur, comme dans la Chine, plusieurs temples chinois dans la partie orientale de l’île, enfin une tradition que les voyageurs du seizième siècle avaient recueillie, semblent mettre hors de doute cet événement dont on ne saurait fixer l’époque.

Ces peuples conservent une foule de traditions orales; quelques-unes sont écrites; la plus remarquable est celle qui assure que les îles de Soumâtra, de Java, de Bali, furent séparées par un tremblement de terre vers l’année 1000 de l’ère vulgaire. Ils ne comptent pas, comme nous, par le système décimal, mais par le système quinaire ; leurs jours sont partagés en cinq parties; pour évaluer la marche journalière du soleil, ils n’ont d’autre mesure que la longueur de leur ombre. Leur année est divisée, comme la nôtre, en 12 mois, mais ces mois sont inégaux. Ce qu’il y à de plus étonnant, c’est que leurs mois portent les noms des 12 signes du zodiaque, moins celui des gémeaux, qui est remplacé par le papillon. Ils

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