‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 32 sur 146 · PAU · texte numérisé non relu

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Détroit, la ville la plus importante de l'État, est à 620 kilomètres au nord-ouest de Washington, sur la rivière de son nom, qui unit les lacs Érié, de Saint-Clair et Huron. Sa population, presque toute d’origine française, monte à 21,057 âmes. Elle est 1" siége d’un évêché catholique ; on y voit le collége de Saint-Philippe ; elle possède plusieurs usines à fer et à cuivre, et son port est le centre d’un commerce important avec le Canada. C'est le quartier général du second département militaire de l’Union ; on admire son arsenal et ses belles casernes.

La petite ville de Lansing, sur la Grande-Rivière, est aujourd’hui la capita' > de l’État. Nous citerons encore New-Buffalo, sur le lac Michigan ; Adrian, Pontiac, et, dans la presqu'île de Michillimackinau, Mackinau, sur l’île de ce nom. Cette petite ville, située au point de jonction des lacs Huron et Michigan, est défendue par deux forts bâtis sur des rochers escarpés ; elle est, durant la belle saison, le rendez-vous d’un grand nombre d’Indiens Chipeouays et Ottawas, et de marchands de fourrures. Le fort Gratiot, sur la rivière Saint-Clair, défend l’entrée du lac Huron.

L'État de Michigan est riche en mines de plomb, de cuivre, de houille et de fer, ces dernières alimentent des hauts fourneaux.

L'État de Wisconsin 1 est situé à l'ouest du précédent, sur la rive occidentale du lac Michigan, et au sud du lac Supérieur qui le baigne en partie au nord ; il fut d’abord organisé comme territoire en 1836, et admis dans

! Nous avons emprunté les détails qui vont suivre sur les états de Wisconsin, d’Iowa, de Texas, et les territoires de Minesota, de Missouri, Indien, et du Nouveau-Mexique, au consciencieux travail de notre savant ami et collègue M. de La Roquette à publié au Bulletin de la Société de géographie, d'octobre et novembre 1851, sous le titre : Nouveaux-États et territoires des États-Unis de l'Amérique septentrionale. * V.A. M-B.

V'Union en 4848. Sa population est de 304,226 individus ; il est partagé en 22 comtés.

Le Wisconsin est traversé, dans sa partie centrale, par la chaîne du Porc-Épic (Porcupine-Range), dont quelques-uns des sommets atteignent 800 mètres d’élévation. Dans sa partie méridionale, le long du Mississippi qui .. limite à l’ouest, la contrée est entrecoupée de collines et de vastes prairies qui offrent de beaux pâturages. Cet État est arrosé par un grand nombre de rivières ; la plus considérable est le. Mississippi, ce roi des fleuves du Nouveau-Monde, qui en baigne la frontière occidentale, et a pour principaux affluents : le Wisconsin, d’où l’État tire son nom, et qui prend sa source dans le voisinage d’un groupe de petits lacs : c’est l’un des plus importants tributaires du Mississippi, dans lequel il se jette, près de Prairie du Chien, après un cours d'environ 480 lieues, souvent obstrué par des bas-fonds et des barres, excepté dans les hautes eaux ; la rivière de Rock, qui naît dans le Wisconsin, et traverse ensuite l'État d’Illinois ; le Chipewa, la rivière Fox ou du Renard, etc. Presque toutes ces rivières sont navigables, mais leur navigation est fréquemment interrompue par des rapides. On trouve aussi dans la partie septentrionale de cet État un grand nombre de petits lacs et de marais ou étangs très-poissonneux ; le principal est le Winebago, entre Fond du Lac et la rivière Fox, qui a 9 lieues de long sur #4 de large.

Le riz sauvage est commun dans le Wisconsin, dont les prairies sont couvertes de hautes herbes. La majeure partie du pays est couverte par d’épaisses forêts de chênes, d’érables, de noyers, etc. ; le sapin blanc croît dans le nord. La partie sud-ouest, jusqu'aux États d’Illinois et d’Iowa, est extraordinairement riche en minéraux, parmi lesquels on distingue le plomb, le cuivre et le fer. :

L’ours, l'élan, le daim, et de petits quadrupèdes figurent en grand nombre parmi les animaux de l’État de Wisconsin. Le climat ressemble assez à celui du Michigan.

Tout, dans cet État, est encore dans l’enfance ; mais les arts utiles s’y développent avec une étonnante rapidité. On y élève beaucoup de bétail, et on y fait de riches récoltes de grains. On a récemment commencé d’établir, dans cette partie des États-Unis, des manufactures dort la diversité et le nombre augmentent journellement.

Quant au commerce, il consiste principalement en exportation des produits du pays, qui sont importants, si l’on considère le récent établissement de l'État,

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Milwaukee, sur la côte occidentale du lac Michigan, entre Chicago et Green-Bay, est la ville la plus remarquable de l'État; sa population est de 20,000 habitants. Elle a des relations importantes avec Chicago et Michigan, au moyen de bateaux à vapeur, et communique, à partir de ces deux points, par des chemins de fer et des canaux, avec les villes orientales de l’Union.

Madison, capitale de l'État, dans le voisinage de plusieurs beaux lacs, n’est encore qu’une modeste bourgade, mais elle ne peut manquer de s’accroître rapidement.

Prairie du Chien, petite ville de 2,500 habitants, visitée par les bateaux à vapeur qui remontent le Mississippi lorsque les eaux sont hautes, fait un commerce assez important dans le Wisconsin. Les autres villes de l’État de Wisconsin sont : De Pere ou Green-Bay, qui a 3,000 habitants; Zancaster et Mineral-Point, qui en ont 5,000 ; et Racine, qui en compte 400.

Le transport des bois a pris une grande extension : c’est surtout le sapin, le chêne noir et l’érable qu’on exporte par le lac Michigan et le Mississippi. Un petit noibre d’habitants s’adonnent spécialement à la chasse des animaux à fourrures.

Il n’existe encore ni canaux, ni chemins de fer dans ce nouvel État, dont les habitants se composent en majeure partie de colons venus des autres parties de la Confédération et d’émigrants étrangers; mais on a créé plusieurs établissements d'instruction publique. Presque tout le pays au nord des rivières Fox et Wisconsin est occupé par les Chippewas, les Winnebagoes, les Menomonees, et par d’autres tribus indiennes, qui vivent plus spécialement de la chasse des bufles et autres animaux sauvages.

Le territoire de Winesol{a est à l’ouest du précédent; il a été organisé en 1848 : il porte le nom d’une de ses rivières. Sa population blanche est de 6,192 habitants ; on ne peut évaluer d’une manière certaine le nombre des Indiens.

Ce territoire embrasse la contrée bornée au nord par les possessions anglaises ; à l’ouest, par le Missouri ; au sud et à l’est, par les États d’Iowa et de Wisconsin. Ce qui le distingue plus particulièrement, c’est une multitude de petits lacs et les vastes prairies du Mississippi et de la Rivière Rouge du Nord, dans lesquelles on ne voit ni arbres, ni arbrisseaux, mais seulement une surabondance d’herbes sauvages, présentant, d’avril à octobre, un magnifique parterre de fleurs aux mille formes et de toutes couleurs.

Le Minesota n’a pas de montagnes ; on y trouve cependant plusieurs élévations d’une médiocre hauteur, appelées Mounds, et il est arrosé par un

grand nombre de cours d'eau généralement bordés par de charmantes vallées. Les plus considérables sont le Mississippi et la Rivière Rouge du Nord, qui prennent tous deux leur source dans le territoire, à peu de distance l’un de l’autre, le premier dans le petit lac d’Itasca, pour couler ensuite dans des directions opposées.

Après un cours d'environ 360 lieues, le Mississippi sort du territoire de Minesota par son extrémité sud-est. Ce fleuve immense n’a à sa sortie du lac Ilasca qu’une largeur de $ mètres, et une profondeur de 35 centimètres; ses eaux sont transparentes et son courant rapide. A partir de ce point, il arrive, après une route sinueuse de 300 lieues, aux chutes de Saint-Antoine, au-dessous desquelles il est navigable pour des bateaux à vapeur jusqu’au golfe du Mexiqué, c'est-à-dire pendant plus de 800 lieues. Le Mississippi, pendant une distance de 80 lieues au nord de l’embouchure de la rivière Sainte-Croix, forme mille méandres à travers une riche vallée couverte de prairies et de bois de chênes; ses bords, au-dessus des chutes de Saint- Antoine, ont de 3 à 40 mètres d'élévation; ses eaux coulent sur un lit de gravier, et il reçoit d'innombrables affluents. Comme le Mississippi, la Rivière Rouge du Nord tire son origine d’un petit lac, et va se rendre dans la baie d'Hudson. Le Minesota, qui donne son nom au nouveau territoire, et qu’on appelle aussi Rivière de Saint-Pierre, vient de la région des lacs, près de Coleau des Prairies. Après un cours de 485 lieues, il entre dans le Mississippi, 3 lieues environ au-dessous des chutes de Saint-Antoine. ‘ Cetterivière et la Rivière au Jacques, qui coule à travers une jolie vallée, appartiennent toutes les deux aux affluents de la rive gauche du Missouri.

Les principaux lacs du Minesota, dont un quart de la superficie est parsemée de petits lacs d'une eau limpide, sont : le Lac Itasca d’où sort le Mississippi, le Lac Rouge, qui a 40 lieues de circonférence, et le Luc Leach,

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Nous avons déjà dit que les prairies étaient couvertes d'herbes sauvages et de fleurs. Les forêts sont formées de bois à feuilles non persistanies et élevés. Le long des bords septentrionaux du Mississippi existe une forêt de pins d’une grande étendue, appelée la Pinery. |

Le buffle rède en troupeaux sur une grande partie du territoire, et l'élan, le daim, le castor, le coq d'Inde, et les oiseaux aquatiques, y abondent. Les rivières sont très-poissonneuses, surtout en poisson blanc.

Le climat, peu variable, est doux pour la latitude, et le sol, généralement bon, est extraordinairement fertile dans les vallées de Saint-Pierre et de Saint-Jacques.

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Le territoire de Minesota offre une agréable variété de plaines basses et élevées, sans montagnes et même sans collines importantes, de vallées, de cours d’eau, de forêts ondoyantes et de prairies.

Le nonibre des habitants blancs, consistant en émigrants des autres États, occupant principalement la région de Saint-Paul, siége du gouvernement territorial, ne s'élevait guère en 4850 à plus de 6 à 7,000. La plus grande partie du Minesota est occupée par des Indiens. La tribu principale et la plus puissante des États-Unis est celle des Dahcotah ou Sioux; répandus sur tout le pays qui s'étend du Mississippi septentrional au Missouri, ils parcourent même le territoire à l’ouest des moutagnes Rocheuses, conservant, à un haut degré, les habitudes des Indiens, quoiqu'ils fassent usage maintenant de chevaux, de fusils, de couvertures et de couteaux d’acier. On suppose que leur nombre est de 30,000. Ils vivent de la pêche et de la chasse, et montés sur leurs chevaux, ils attaquent le bison avec un courage et une dextérité étonnants. Outre les Sioux, il y a encore quelques autres tribus : celle des Chipewas habite dans le nord et sur le Mississippi.

Les établissements fondés dans tout ce territoire n’ont encore qu’une faible importance : ce sont le Fort Snelling, au-dessus du confluent du Mississippi et de la rivière Saint-Pierre, destiné à protéger la frontière des États-Uniscontre les incursions des Indiens; et Sain£-Paul, capitale, entre le fort Snelling et le lac Pepin.

Cette contrée fut visitée d’abord par les Français, qui donnèrent à diffé rents endroits des noms, tels que Cofeau des Pruiries, Coteau des Bois, etc., qu'ils ont conservés.

Le vaste territoire de Missouri ou de Nébraska doit soa nom à unerivière affluent du Missouri, que l’on nomme aussi rivière Plate. Il est situé à l’ouest du précédent, et comme lui il limite les possessions anglaises de l'Amérique du nord; il n’a pas été jusqu’à présent organisé, et la plus grande partie des contrées qui le composent n’a jamais été explorée par les Européens. Les montagnes Rocheuses, qui en forment la frontière occidentale, ont au pic de Frémont (Fremont's-Peak), une élévation de 4,500 mètres, et sont couvertes de neige perpétuelle. C’est au sud de ce pic que se trouve la Passe du Sud (South-Pass), par laquelle les émigrants traversent les montagnes Rocheuses, pour se rendre dans les contrées

situées sur l'océan Pacifique. Les montagnes Noires (Black-Hills), qui commencent au territoire indien, situé au sud de celui qui nous occupe, courent au nord jusqu’au fort Laramie ; de là, changeant de direction, elles se dirigent au nord-est, et s’étendent à travers presque la totalité du terri« Ve 24

toire de Nebraska, qu’elles viennent séparer à l’est de celui de Missouri. Le territoire du Missouri consiste en vastes prairies, ayant souvent des centaines de milles d’étendue. Les cours d’eau qui l’arrosent sont ordinairement bordés de bouquets d'arbres. Le sol est généralement léger ; on voit en quelques endroits des plaines sablonneuses, et en d’autres des traces évidentes de l’action volcanique. Ces plaines fournissent l'herbe nécessaire aux immenses troupeaux de bisons, de daims et d’antilopes, qui les parcourent.

Parmi les rivières qui l’arrosent, nous citerons le Missouri, lequel, réuni au Mississippi, a un cours de près de 4,800 lieues : c’est incontestablement le plus grand fleuve du monde. ’

Le cours du Missouri est très-sinueux, rempli d'îles, de bancs de sable, de barres, de bas-fonds, et change continuellement de lit, parce que ses rives sont constamment minées. Le courant est rapide et la navigation difficile. Cependant il est dans sa partie inférieure couvert de bateaux à vapeur, qui, dans la saison des hautes eaux, peuvent remonter jusqu’à la rivière de la Pierre-Jaune (Yellow-Stone). La longueur du Missouri, depuis sa source jusqu’à sa jonction avec le Mississippi, est de 4,987 kilomètres, en y comprenant les détours. La rivière de la Pierre-Jaune sort de de la montagne de la Wind-River, détachée de la grande chaîne des montagnes Rocheuses; son cours supérieur est rapide; mais à 480 kilomètres avant sa jonction avec le Mississippi, c’est un courant paisible, traversant une charmante et fertile vallée ; toute cette portion de la rivière a été remontée par des bateaux à vapeur. Un grand nombre de cours d’eau descendent des montagnes Noires, pour venir affluer dans le Mississippi.

La Nebraska, ou rivière Plate, est formée par deux branches : l’une septentrionale, l’autre méridionale, qui naissent au pied du Zong's-Peak, au revers oriental des deux plateaux de Old-Park et de Soulh-Park; après leur réunion, elle poursuit son cours en se dirigeant à l’est jusqu’au Missouri. Du fort Laramie au Missouri, la distance est de 4,126 kilomètres : on essaya en 4842 de descendre la rivière en bateau à partir de ce point ; mais on fut arrêté par des bas-fonds et des barres de sable,

Les bisons, que l’on voit quelquefois en grandes troupes dans les montagnes Rocheuses, errent dans les grandes prairies de ce territoire, couvert de lacs de peu d’étendue., A la moindre alerte, ils se précipitent avec une impétuosité irrésistible, remplissent l'air de leurs mugissements et font trembler au loin le sol. Malheur alors au chasseur qui se trouve surpris par cette avalanche vivante, son cheval et lui sont renversés, et tous deux périssent foulés aux pieds. Des troupes de loups des prairies se

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tiennent toujours sur les flancs de ces immenses troupeaux, attendant un moment favorable pour attaquer ceux qui, atteints d’un plomb meurtrier, sont forcés de rester en arrière. Quoique déjà blessé, le buffle se défend sent! avec courage contre ces féroces ennemis, et jamais il ne succombe qu’après une résistance longue et désespérée, qui coûte ordinairement la vie à plusieurs d’entre eux. Les chasseurs indiens font une guerre incessante au bison, pour en obtenir la chair et la peau : c’est à cheval qu’ils l’attaquent ordinairement, tantôt armés de fusils, et quelquefois avec l’arc et les flèches. L’élan et le daim abondent aussi dans les prairies; on trouve encore près des montagnes Rocheuses de petits troupeaux d’antilopes au pied léger, ainsi que le terrible ours gris, particulier à ces régions occidentales. Sur les montagnes vivent des troupeaux de chèvres et de moutons sauvages, lesquels, ainsi que les autres quadrupèdes qu’on vient de mentionner, sont indigènes. Les eaux en plusieurs endroits sont couvertes d'oiseaux aquatiques, parmi lesquels nous comprenons l’oie, le cygne et le pélican. Les plaines sont fréquentées par des pies, ressemblant parfaitement à celle d'Europe, et qui nese rencontrent dans aucune autre partie de l'Amérique. Ce territoire est possédé par les Indiens ; cependant un petit nombre de chasseurs, en relation avec des Compagnies qui font le commerce de fourrures, y ont des forts ou des stations ; et on y trouve aussi d’autres individus de la race blanche, dont la chasse est la seule profession, et qui restent fréquemment éloignés pendant plusieurs années de la société civilisée, Le fort Laramie (La Ramée) est un poste des États-Unis, près de la chaine des montagnes Noires. Les plus importantes des tribus indiennes de ce territoire sont les Pawnees (Paunies), occupant, à l'extrémité sud-est, les deux rives de la Nebraska ; les Puncas et les Omahas, vivant, au nord, sur le Missouri ; les Ætes, près des sources de la rivière Blanche (Withe- River); les Shiennes, sur la rivière de ce nom ; les Ricaras, les Minnelarees, et les Assiniboines, au nord, sur le Missouri, et enfin les Crows et les Pieds- Noirs (Black-Feel), à l'extrémité nord-ouest du territoire. L’intéressante tribu des Mandans est maintenant éteinte. La majeure partie des Indiens conserve ses habitudes sauvages originelles; mais ils font usage de chcvaux, de fusils, de couteaux d’acier et de couvertures, qu'ilséchangenta © les blancs contre les produits de leur chasse. Ils ont des villages qu’ils habitent l'été; ils cultivent le maïs et un petit nombre de végétaux, mais dans l’automne ils campent sous la tente là où les a conduits leur chasse, et ils n’ont avec les blancs d’autres communications que celles que leur imposent leurs besoins fort retreints. Ils échangent des peaux, des fourrures, de la

corne et des cuirs, contre de la poudre, du plomb, et quelques objets de première nécessité. Leurs différentes tribus sont souvent en guerre entre elles.

A l'est du territoire de Missouri ou Nebraska, et au sud de celui de Minesota, que nous venons de décrire, s'étend l'Etat d’Zowa, ainsi uppelé de la rivière qui l’arrose. Il faisait autrefois partie de la Louisiane ; en 4839, il reçut quelques émigrants des Etats du nord et de l’est; il se sépara du Wisconsin, auquel ilétait précédemment uni, et devint un territoireen 1838; enfin, en 4846, il fut admis comme Etat au sein de l’Union. Sa population est de 492,122 hebitants : il est partagé en 40 comtés.

L'Etat d’Iowa s’étend entre les deux grands fleuves de Missouri et de Mississippi; il possède un sol fertile, un beau climat et de nombreuses mines. On n’y trouve point, à proprement parler, de montagnes mais seulement quelques collines et des ondulations de terrain ; les trois quarts de l'Etat sont occupés par des prairies couvertes d’herbes sauvages trèsépaisses, au milieu desquelles errent de grandes troupes de bisons.

La rivière des Moines, qui prend sa source dans uà groupe de lacs, près du #4e degré de latitude nord, baigne la partie centrale de cet Etat, et, après un cours peu prolongé, se jette dans le Mississippi, au pied des rapides des Moines, qui forment une partie de la frontière du sud-est. Sa longueur est d'environ 640 kilomètres; elle peut, avec de très-faibles améliorations, être rendue navigable l’espace de 400 kilomètres. Les autres tributaires du Mississippi qui traversent l’Iowa sont : le Chacagua ou Skunk-River ; l’ Iowa, qui a une longueur de 480 kilomètres et est navigable jusqu’à la ville du même nom; le Wapsipinecon, le Makoqueta, le Penaca ou Turkey et l’Iowa supérieur. Les principaux cours d’eau qui se rendent dans le Missouri sont: le Chariton, le grand et le petit Plate, leNodaway et le Nishnebottona. Le petit Sioux prend sa source dans le lac Spirit, et coule entièrement dans l'Etat, ainsi que les Floyd’s, Boyer’s et Five-Barrel-Creek.

On voit, au nord de l'Etat d’'Iowa, un grand nombre de petits lacs, dont le plus considérable est le lac Spirit (de l'Esprit), d'environ 32 kilomètres de long.

Les forêts de cet Etat renferment les différentes espèces d'arbres communes à cette région ; ils s'élèvent à une grande hauteur. Ces forêts servent de retraite aux ours, aux panthères, aux loups, aux renards et aux daims : les pommiers sauvages, les pruniers, les fraisiers et les vignes sont indigènes et très-multipliés.

Une portion de l’Iowa est extrêmement riche en minéraux; la grande région de mines de plomb du nord de l'Illinois et du midi du Wisconsin

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