‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 70 sur 146 · SD TA ME 2 SET · texte numérisé non relu

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cipale place. Cette ville est souvent exposée aux ravages des tremblements de terre; on porte sa population à 40,000 âmes.

Oaxaca est située dans la délicieuse vallée que Charles-Quint donna aux descendants de Cortez sous le titre de Marquisat de Valle. On y recueille une laine très-fine; des chevaux excellents y peuplent les riches pâturages qu’arrose une belle rivière, et que rafraîchit une atmosphère tempérée et humide. Mais ce qui fait surtout la richesse de cette contrée, c’est la cochenille que l’on y récolte. Aux environs d’Oaxaca on rencontre Talixtaca et Tuayapa, dont les jardins sont renommés ; Etla et Zachita, qui possèdent de belles ruines. Les autres villes et lieux les plus remarquables sont Villata, qui possède de belles manufactures et des mines d’argent dans ses environs. Tepozcolula, importante par son industrie et la culture de la cochenille. Jamillepec, petit port sur l'océan Pacifique.

Le port de Tehuantepec, situé à 260 kilomètres est-sud-est d'Oaxaca, sur la côte de l’océan Pacifique, au fond du golfe et sur l’isthme de son nom, est destiné à acquérir dans un avenir prochain une grande importance, lorsque l’on aura terminé le chemin de fer qui doit unir les deux Océans. La distance à vol d'oiseau, d’une mer à l’autre, est de 220 kilomètres; le point de partage des eaux sur le plateau € Tarifa, n’a que 200 mètres d'altitude. Une compagnie anglo-américaine . sbtenu du gouvernement mexicain l'autorisation d'entreprendre cet important travail.

Lorsque, par suite de la découverte des gisements aurifères de la Californie, et de la fièvre d’émigration qui s’empara d’une foule d’aventuriers, la question de la communication entre les deux Océans eut de nouveau été sérieusement agitée; on songea tout d’abord à établir un canal à travers l’isthme de Tehuantepec. Cet isthme arrosé par le Guazacualco ou Huasacalco et le Chimalpa ou Chiapa, qui versent leurs eaux dans les deux Ucéans, devait, au premier abs .ü, attirer l’attention publique : le pays était excellent, le climat très-sain, la population suffisamment active, mais on reconaut que le Chimalpa n’était praticable, même pour les pirogues, que pendant la saison des pluies. D'un autre côté, la navigation par la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique est redoutée des bâtiments qui viennent d'Europe ou de l'Amérique septentrionale. Toute cette région manque de ports, et l’on dut se borner à établir un chemin de fer ou une bonne route ; c’est provisoirement à ce dernier moyen que l’on s’est, dit-on, arrêté. Cependant nous apprenons ! que le gouvernement Mexicain paraîtrait préférer à cette voie, une ligne qui partirait de la Vera-Cruz, irait au lac Chapala, de la

? Communication de M. Jomard à la séance de la Société de géograp. du 7 mai 1552.

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suivrait la rivière Mescala jusqu’à San-Blas, où elle porte le nom de Rio- San-Yago; le but serait de se rapprocher de Mazatlan et de San-Francisco, beaucoup plus que par Tehuantepec, Nicaragua, Costa-Rica et Panama.

Les ruines des édifices, à Mitla, annoncent une civilisation trés-avancées les murs du palais sont décorés de grecques et de labyrinthes exécutés eo mosaïques, et dont le dessin rappelle les vases dits étrusques. Six colonnes informes, mais d'une masse imposante, trouvées ici, sont les seules qu’on ait découvertes pari les monuments de l’Amérique.

L'État de Chiapas, formé d’une petite partie du Guatemala, est un pays situé sur le versant septentrional de la Cordillère, et renfermant des forêts peuplées de pins, de cyprès et de cèdres. Longtemps il fut regardé comme peu intéressant par les Espagnols, parce qu'il ne renferme aucune mine d’or ou d’argent. Ciudad-Real, ou Chiapas-de-los-Espanoles, en est la capitale; elle a autrefois porté les noms de Ciudad-de-las-Casas et de Villa- Réal. C’est une petite ville de 6,000 ânes, située sur le Zeldalès, à 800 kilomètres de Mexico, dont le vertueux Las-Casas fut un des premiers évêques. Chiapas-de-los-Indios est agréablement située sur la rive gauche du Tabasco, rivière qui abonde en poissons. Le principal commerce de cette petite ville est le sucre, que l’on cultive en grand dans ses environs,

Les Indiens de Chiapas formaient un État indépendant des empereurs de Mexico. Cette république méritait peut-être la seconde place après celle de Tlascala, pour les progrès de la civilisation ; elle se distinguait surtout par son industrie manufacturière. Les Chiapanais suivaient le calendrier et le système chronologique des Mexicains ; mais, dans leur mythologie, on voyait figurer un héros déifié, nommé Vofan, auquel un jour de la semaine était consacré. C’est la seule ressemblance qu'avait cette divinité chiapanaise avec le Wodan des Saxons et l’Odin des Scandinaves. Ce peuple se défendit avec courage contre les Espagnols, et obtint de ces conquérants une capitulation honorable. Heureusement le sol de Chiapas n’est pas riche en mines : circonstance qui a valu aux indigènes le maintien de leur liberté et des priviléges qu’on leur avait accordés.

Si Tuxtla, Textla ou Texutla, peuplée de 2,000 âmes; si San-Bartolomeo-de-los-Remedios, San-Juan-Chamula et San-Domingo-Comitlan, sont des villes encore moins importantes que les deux Chiapas, San-Domingo de Palenqué est un bourgz qui mérite l’attention des archéologues par les ruines curieuses que l’on trouve dans ses environs.

Ces ruines sont celles de Culhuacan, improprement appelée Palenqué, située près du Micol , aflluentdu Tulija. Elles paraissent avoir fait partied’une

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