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ville antique qui pouvait avoir 7 à 8 lieues de circonférence, et qui s’étendait depuis la plaine arrosée par le Micol jusque sur une hauteur voisine.
Le gros village appelé Ocosingo présente aussi les vestiges d’une antique cité appelée Tulha, qui renferme des monuments analogues à ceux de Mitla et de Palenqué; cependant le savant voyageur français Waldeck a reconnu, en 4834, que les ruines qu'il a étudiées près d’Ocosingo et dans le Yucatan diffèrent sensiblement, par leur architecture et leurs hiéroglyphes, de celles de Palenqué : le style en est aztèque pur, et Palenqué est jusqu'à présent unique dans son genre. Le seul port de l’État de Chiapas est Socoausco, remarquable par son volcan et encore plus par l’excellence du cacao que l’on récolte dans ses environs ; aussi comprend-on l'importance que le Mexique attachait à la possession du district de Soconusco, qui naguère encore dépendait de la république de Guatemala.
L'État de Tabasco, formé de l’ancienne province de ce nom, est rempli de foréts où croissent des bois de teinture, et où rugissent des tigres mexicains. Les terres en culture produisent du cacao, du tabac, du poivre et du maïs. On n’y trouve que des villes sans importance. La capitale est Santiago de Tabasco, appelée autrefois Villa Hermosa de Tabasco. Sur une petite île à l'embouchure du Rio-Guijalva, une jolie ville d’origine mexicaine, appelée Nuestra-Senora de la Viltoria, doit son nom à la victoire que Fernand Cortez remporta près de ses murs sur les Mexicains.
La péninsule de Yucatan forme l’État de ce nom, appelé autrefois Intendance de Mérida.
ernanäez et Grijalva y trouvèrent une nation civilisée, vêtue avec quelque luxe, et qui habitait dans des maisons en pierre. Elle possédait des vases, des instruments et des ornements en or. Quelques-uns de ces objets étaient décorés d’une espèce de mosaïque en turquoise. Les féocallis ruisselaient du sang de victimes humaines. Les indigènes parlent la languemaya.
Le pays, très-plat, est, dit-on, traversé par une chaîne de collines peu élevées, Le climat est chaud, mais sec et salubre. Le pays abonde en miel, en cire, en coton, dont on fait beaucoup de toiles peintes, en cochenille et en bois de campêche. Ce bois est le principal objet de commerce. Les côtes donnent beaucoup d’ambre gris. Les rivages de la péninsule sont comme bordés d’un banc de sable qui s’abaisse presque régulièrement d’une brasse par lieue. Les parties maritimes offrent partout un pays pl°t et sablonneux ; il n’y a qu’une seule chaîne de terrains élevés, qui se termine par un promontoire entre le cap Catoche et le cap Desconoscida. Les côles sont cou-
1 Gomara: Historia de las Indias; ch. LI-LIV, ch. xLIX.
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