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parts. Quand les eaux du Choqueapo, qui arrose cette vallée, s’enflent, soit par les pluies, soit par les fortes neiges, elles entraînent des rochers prodigieux, et roulent des paillettes d’or que l'on recueille dès qu’elles sont retirées. Le principal commerce de cette ville, peuplée de 40,000 âmes, consiste en maté, ou thé du Paraguay, que l’on fait passer en grande partie dans le Pérou. La température des environs est froide; mais dans les vallées ie sol est fertile, et l’on y cultive même la canne à sucre, dont les plantations, à Tomina, durent trente ans. Dans ies environs de La Paz et dans un rayon de 45 à 48 lieues, on trouve le Névado d'Illimani, qui est la troisième montagne du Nouveau-Monde. Plus loin, Tiaguanago, village situé près du lac de Titicaca, renommé par les ruines antiques que l'on y remarque; enfin Sorafa, village remarquable par le voisinage du Névado de Sorata, la plus haute montagne connue de l'Amérique.
Polosi, ville la plus considérable du département qui porte son nom, est située sur la pente méridionale d’une montagne, dans un pays froid et stérile, où il y a plusieurs sources thermales, Sa hauteur, au-dessus du niveau de l'Océan, est de 4,307 mètres. Elle doit sa renommée à la montagne, ou Cerro de Polosi, qui, depuis sa découverte, en 4545, jusqu’à nos jours, a fourni une énorme quantité d'argent, dont le poids peut être estimé à environ 93 millions de marcs. La couche de porphyre qui la couronne lui donne la forme d’un pain de sucre ou d’une colline basaltique, élevée de 1,358 mètres au-dessus du plateau voisin. Siége de l'administration des mines et des divers établissements qui y sont relatifs, la ville de Potosi jouit encore de l’avantage d’être voisine d’une branche de la rivière de Pilcomayo, qui se jette dans le Paraguay ; ce qui la rend le centre d’un grand commerce et facilite ses communications avec Buenos-Ayres, Il est difficile de mettre les auteurs d’accord sur la population de Potosi; autrefois elle atteignait, dit-on plus de 120,000 habitants; on lui en donne à peine aujourd’hui 42 à 45,000.
La nature du terrain sur lequel elle est construite fait que ses rues sont fort inclinées. Son aspect est d'autant plus triste qu’elle ne possède point de promenades; on y voit cependant une belle place et quelques grands édifices, dont l’un des plus importants est l'hôtel de la monnaie. Ce qui rend surtout incommode le séjour de Potosi, c’est son climat froid et variable, qui, dans un seul jour, présente quelquefois les quatre saisons de l’année ; c’est aussi la rareté et la subtilité de l’air, qui y sont telles qu’à la moindre marche on éprouve de la difficulté à respirer.
Au sud-ouest de Potosi, San-Francisco-de-Atacama, dans le même