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Grenoble, Poitiers, Rennes, Strasbourg, Toulouse ; cinq facultés de médecine : à Paris, Montpellier, Strasbourg, Lyon et Bordeaux, avec autant d'écoles de pharmacie, et des facultés des sciences et des lettres : à Paris, Besançon, Bordeaux, Cacn. Dijon, Lyon, Clermont, Montpailicr, Rennes, Douai, Nanci, Strasbourg, Toulouse, etc., cte.
L'enseignement scconduire est donné par les lycées, les collèges communaux, les grands et les petits séminaires ou les établissements secondaires ccclésiastiques, et un grand nombre d’instilutions particulières. L'école normale de Paris est destinée à former des professeurs,
L'enseignement primaire est donné dans 60,000 écoles communales ou privées ; ilcomprend des écoles normales primtires destinées à former des professeurs ; des écoles primaires supéricures, des écoles primaires élémentaires. On peut évaluer à 3,400,000 le nombre des enfants qui reçoivent änpucilement en France les bienfaits de l’instruétion.
La France entretient à Athènes une école destinée à réparidre parmi les jeunes professeurs, le goùt de la littérature grecque et de l'archéologie.
En dehors de l’université, mais toujours sous la direction du ministre de l'instruction publique, sont placés des élublissements importants d’instruction supérieure ! le coliége de Fratice, lé musèéum d'histoire naturelle, le bureau des longitudes, l’observaioire de Paris, l'école dés chartres, les cours de langues orientales.
A la têle des sociélès savantes chârgées dé maintenir la pureté de la langue, de recueillir les découvertes, dé perfectionner les arts et les sciences, se trouve l’Institut de France, qui se divisé èn cinq académies : l'Académie française, PAcadèmie des inscriptions ct belles-lettres, 'Académnie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques.
L'enseignement des beaux-arts est placé sous la direction du ministère d'État; ses principaux établissements sont l'École des beaux-arts, le Conservaloire de musique et de déclaration et les théâtres impériaux,
L'enseignement industriel, dépendant du ministère de l’intérieur, comprend le Conservatoire des arls et méliers, les écoles des arls et métiers de Châlons-sur-Marne, d'Angers el d'Aix,
Du miaisiere de la gucrre dépendent Pécole polytechnique, l’école militaire de Saint-Cyr el le collége militaire de La Flèche ; du ministère de la marine, l’école navale de Brest; du ministère des finances, l'ecote forcstière de Nanci; du ministère des travaux publics, l’école des ponts- :chaussées, l’école dés mines et l'écôlé des mineurs de Saint-Ettenne.
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Lo clergé catholique de France, dont les mœurs pourraient être données en exemple à celui de plusieurs autres contrées de l’Europe, peut avoir une heureuse influence dans les améliorations morales que tant de philanthrones s’cfforcent de répandre, La France, y compris les colonies, est partagée en 45 archevechés et 69 évêchés, dont 6 peuvent être cardinaux, Le nombre des curés, des desservants et des autres prêtres est de 44,000. Il faut ajauter à ce nombre à peu près 25,000 relisieux ou religicuses qui se livreut à l'éducation de la jeunesse, ou au soulagement des pauvres malades ; celui des élèves des 80 grauds séminaires varie entre 8,000 et 8,500; celui des élèves des 109 puits séminaires est d'environ 25,000, Les protestants de la confession d’Augsbourg, ou les Luthériens, ont un consisloire général et une faculté à Strashourg, ainsi que six inspections dans los départements du Haut ot du Bas-Rhin. Les protestants rélormés, ou les Calvinistes, ont des églises oratoriales dans 55 départements, ainsi que plusieurs consistoires et une université à Montauban, Les Isr :éliles ont six synagogucs consistoriales à Bayonne, Colmar, Marseille, Metz, Nancy ct Strasbourg, et un consistoire central à Paris,
Passons, de l’état moral de empire, à ses ressources matérielles,
L'industrie :rançaise est principalement agricole; agriculture est aussi florissante dans ce pays qu’en aucune autre contrée du monde: le Nord a une industrie agricole plus avancée que le Midi; il est plus particulière ment riche en céréales; le Sud l’est en vignubles et en fruits. L'industrie manufacturière, encouragée par des expositions publiques, par des brevets, par des récompenses nationales, a fait d'immenses progrès depuis uu demi-siècle, El'e n’a de rivale que celle de l'Angleterre; encore lui est-elle incontestablement supéricure pour les produits d’art, comme on a pu s’en‘convainvre à Pexposition uuiverselle de Londres en 1851.
On peut mentionner, parmi les ouvrages où elle excelle, les soicries, ies cachemires, les draps, les balistes, les gazes, les tuiles, les dentelles, les toiles peintes, et tous les tissus de lin, de chanvre ct de coton. Jadis la France ignorait l’art de fabriquer ies toiles damassées, dont la Saxe ei la Silésie fauruissaient l’Europe; aujourd’hui Saint-Quentin rivalise, sous ce rapport, avec les villes les plus industricuses de ces deux pays de l'Allemagne. d
Les perfectionnements que l’on a introduits dans la typographie, la lithographie et la gravure, en ont amenè de plus importants encore dans la fabrication des papiers : c’est en France que l’on a employé jusqu’à présent les papiers de la plus grande dimension ; c’est en France que l’on est
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parvenu à en faire d'une longueur indéfinic; c’est en France, enfin, que l'on a su trouver le moyen de coller le papier à la cuve. Si nos faïences n’atteignent pas encore en solidité celles des Anglais, elles les surpassent dans l'élégance des formes et des ornements; sous le mème rapport, nos porcelaines sont :upérieures à toutes celles de l’Europe. Nos cristaux mêmes rivalisent avec ceux d'Angleterre pour le fini, et les surpassent pour la modicité du prix. L'emploi des divers métaux a fait également en France des progrès incontestables : nos aciers égalent en finesse ct en beauté ceux des Anglais; nos fers-blancs atteignent presque les leurs en qualité; nous laminons ct tréfilons le fer, le cuivre et le laiton avec autant de perfection ; le platine et le palladium, épurès par des procédés nouveaux, sont devenus d’un emploi plus utile; mais nos fers, g généralement inférieurs à ceux de la Suède et de la Russie, ne se soulicnnent qu’à la faveur de droits prohibitifs.
L’horlogerie française commence à rivaliser avec celle de la Suisse ; on à depuis longtemps remarqué les montres sorties de la belle fabrique de Versailles ; mais pour la précision ct la justesse, le talent des Breguet n’a pu être égalé dans aucune porlic de l'Europe. La même précision que nous avons acquise dans la fabrication des instruments de mathématiques, de physique et d'astronomie commence à les faire rechercher par l'étranger. Notre bijouterie et notre orfévrerie sont depuis longtemps estimées.
Les perfectionnements que nous avons su donner aux arts chimiques ont eu une heureuse influence sur notre industrie : ainsi, nous avons fait des progrès remarquables dans l’art de colorer nos fils et nos tissus ; pour donner, à moins de frais, à la soie la plus belle nuance d’azur, nous avons remplacé l’indigo par le bleu de Prusse, ct d'habiles chimistes ont su obtenir dans l'emploi de la teinture rouge, extraite de la garance, une fixité qui a procuré à l'État, pour l'habillement de nos troupes, une économie considérable, en substituant au drap bleu les draps teints en garance. Enfin, nos modes changeantes ct capricicuses, mais toujours sous l'influence des règles du goût, rendent le luxe des nations civilisées tributaire de notre industrie.
Le commerce de la France, qui ne le cède qu'à celui de l’Angleterre et des États-Unis, prend d'année en année un développement plus considérable, Sa valeur moyenne annuelle &.ait, do 1825 à 1830, de 1 milliard 200 millions de francs ; aujourd'hui elle dépasse 2 milliards et demi, dont un milliard et demi pour l’exportation et plus d’un milliard
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pour limportation, Sur ces valeurs, environ 700 millions seulement reviennent au transport par terre, ct 1,800 millions au transport par mer. En 4851, ce commerceextérieur s'est élevé à 2 milliards 787 millions de francs. Les pays avec lesquels la France fait le plus d’affaires sont : l’Angleterre, les États-Unis, la Belgique, les colonies françaises, la Suisse, le Piémont, l'Espagne, le Brésil, la Turquie. Nous exportons surtout des vins et caux-de-vic, des soicries, des loiles, des cotons peints et des cotonuades, des articles de modes, des articles de Paris, des draps ct des étoffes de laine, des machines et mécaniques, du sucre raffiné, du sel, des cristaux, des glaces, elc., etc. Nous importons surtout les matières premières : coton, soie, fil de lin ct chanvre, laine, sucre, café, cacao, épices, cochenille, indiyo, zinc, plomb, étain, cuivre, houille, suif, huile, graines oléagineuses, graine de lin, toiles de lin et de chanvre, bois, ele., etc.; la plupart de ces produits figurent en même temps à l'importation et à l’exportation, c’est que la France n'en est que l’entrepôt,
Le commerce intérieur n’est pas moins actif que le commerce extérieur, il est favorisé par des chemins de fer en grande voie de prospérité, des routes bien entretenues etdes canaux habilement distribuës; enfin par 26,000 foires annuelles, dont lc. ‘., célèbres sont celles de Beaucaire (22 juillet), de Guibray, faubri, & ee Falaise (10 août), de Caen (après Pâques), de Chateau-Thierry (Ascension et Toussaint), du Landit, à Saint-Denis (septembre), etc. On pense que les départemenis font entre eux pour 8 à 9 milliar!s d’affaires par an. Les grandes places de commerce sont, à l'intérieur : Paris, Lyon, Saint-Etienne, Lille, Reims, Mulhouse, Nimes, Toulouse, Saint-Quentin, Orléans, Avignon, Montpellier, ete. Les ports marchands les plus actifs sont, d'après l’ordre de l'importance de leur tonnage: Marseille, le Havre, Bordeaux, Nantes, Rouen, Calais, Cette, Dunkerque, Boulogne et Dicppe. La navigation maritime générale de la France, pendant l’année 1852, a employé (centrées et sorties réunies) 240,778 navires, jaugeant 41,734,325 Lonnes et montés par 4,241,254 hommes d'équipage.
Personne n’ignore l'influence qu'excrce sur l’agriculture, le commerce, l’'ind'istrie et les lumières d’un pays, le nombre des roules et des canaux. Semblables aux êtresamimés dans lesquels on admire avec quel ordre les fonctions vilales se ramifent, à l'aile de vaisseaux etd’orzanes destinés à répandre le mouvement dans toutes les parties de l'individu, les Élats doivent leur prospérilé aux moyens de communication; c’est par ceux-ci que la vie circule aussi dans toutes leurs parties,