LES
s Alpes.
S mon« lu large at subiau fond raviers, 1x de la niveau, reste de indique le de la truisit ; dans le étuosité celle de itations fenoble, la crue es tours jer accion tomencore :
duire le ts qu'ils ant une trouveb digue.
che du es merle de la stalaclac sur si cette
e et des tion du
et torà façade
*, ÿp Ne!
moderne de l’hôtel-de-ville décore se principale place; le portail et la nef de l’ancienne cathédrale ne sont point sans mérite. La ville possédait une bibliothèque de 12,000 volumes qui, en 1854, a été en partie détruite par un incendie, un théâtre, un collége, un cabinet de physique, un musée riche en objets d’antiquité découverts dans ses murs; elle est aussi le siège d’une socièté d'agriculture. Les anciens ont parlé de Vienne, et l’appellent Vienna et Vindobona ; elle était déjà célèbre du temps de César ; Strabon la désigne comme la capitale des Allobroges, et. Ptolémée comme leur seule cité, Pline lui donne le titre de colonie; suivant Pomponius Mela, c'était une des villes les plus opulentes de la Gaule. On y cultivait les lettres, et le poëte Martial se félicite du succès que ses vers y oblenaient. Sous Claude, elle était la résidence du préfet des Gaules et du commandant de la flotte que les Romains entretenaient sur le Rhône; les empereurs y avaient un palais. Va'entinien y fut étranglé en 392. En 432 elle devint la capitale du royaume des Bourguignons. En 534 les Francs s’en rendirent maîtres. En 874 Charles le Chauve s’en empara, après un siége de plusieurs mois. C’est dans ses murs que le pape Clément V, en présence de Philippe le Bel, assembla le concile dans lequel on décida l'abolition de l’ordre des Templiers. Du temps d’Eusèbe, Lyon et Vienne étaient les deux plus importantes métropoles de nos contrées. L’archevêque de cette dernière conserva longtemps le titre de premier primat des Gaules. Le zèle aveugle des premiers chrétiens et le fléau de la guerre ont détruit les édifices qui la rendaient célèbre ; cependant on y voit encore les restes d’un théâtre et ceux d’un amphithéâtre, On y reconnaît un temple dédié à Auguste, on y voit les ruines d’un temple de Castor et Pollux, et l’on y remarque un bel arc de triomphe. L'église de Notre-Dame-de-la- Vie est un édifice antique que l’on croit être le prétoire. Le pont qui établit la communication de la ville avec le faubourg passe pour être de construction romaine, ainsi que le fort Pipet, dont quelques parties sont dans le style gothique. En 1820, la découverte des sources qu’avaient utilisées les Romains conduisit à celle des aqueducs qu’ils avaient construits : on les rendit à leur destination, et depuis ce temps Vienne qui n’avait point d’eau s’en trouva abondamment pourvue. Les hommes les plus célèbres que cette ville ait vu naître, sont le poëte Claudien, et le pape Guy, surnommé Clément IV. Ce chef-lieu de sous-préfecture occupe un rang parmi les villes manufacturières ; il a des fabriques de drap importantes, des tanneries renommées et des usines pour la préparation des métaux tirés du département. Le quartier de cavalerie, situé hors de ses murs, est un des
dede à 0 SIN METRE + À SOA LÉ VAN. ARNAUD SR AS Re th + mu 0 me
plus beaux qu’il y ait en France. A ses portes et sur la droite de la’route de Marseille, on voit un tombeau antique de forme carrée et surmonté d’un obélisque, mais on ignore en l'honneur de quel personnage il fut élevé. Le Rhône contribue moins à la prospérité de Vienne que la petite rivière à de Gère, qui roule avec rapidité ses eaux impétueuses et limpides en faisant mouvoir les lourds marteaux d’une usine de fer et les réguliers laminoirs d’une usine de cuivre, tandis qu'ailleurs elles visitent des lavoirs de laine et animent des métiers à filer, à tisser et à tondre les draps. Le contraste de ces objets divers, usines, rochers, ruines romaines, longues pièces de drap étendues sur de vieux restes d’aqueducs, tanneries, moulins à farine et à foulon, filatures de soie, donne à la vallée de la Gère une grande ressemblance avec celle de la Clyde en Ecosse, entre Lanark et h, Glasgow. C’est un site digne à la fois de l’industriel, du philosophe ct du peintre.
Près des bords de la Frette, la côle de Saint-André, bourg que sa population place au rang des petites villes, tire un grand produit de ses liqueurs estimées et de ses vins blancs légers et pétillants. Au sud, la petite ville de Saint-Marcellin, agréablement située, bien bâtie et ceinte de murailles, fait le commerce de soie écrue, d’huile de noix et de marrons, et s’enrichit aussi des vins de ses fertiles coteaux.
L'Ardèche donne son nom à un département qu’elle traverse dans sa largeur, et qu’elle limite, au sud, près de son embouchuye dans le Rhône ; à l’est, ce département est bordé dans toute sa longueur par ce fleuve, tandis qu’à l’ouest la chaîne du Mézin ou Mezenc (mont du milieu), les monts de Sone et de Tanargue lui servent en partie de frontières. Dans ses limites se trouve renfermée presque en entier l’ancienne province du Vivarais, qui, longtemps avant les Romains, portait le nom d’Æelvia. Suivant une étymologie celtique que l’on peut admettre, parce qu’elle s'accorde avec la nature physique du pays, la dénomination de cette petite contrée signifierait roule dans les montagnes.
Le département de l’Ardèche, l’un des moins connus et cependant des plus intéressants sous le rapport physique, doit sa physionomie particu-
ë ! Contenances imposables. re | hectares | hectares | Yergers, pépinières etjardins, , . , . 1,205 Et tangs, abreuvoirs, mares et canaux d'ir-
Landes, PAR AA NRUE + 148,376
Terres labourables, RENE Re + 128,943 Pigaliome , + oo +, +» o + # Bois. , . + ee + « « 98,006 Contenances non imposables. Cultures dréious, PRE . . + 62,833 | Rivières, lacs, ruisseaux. + 13,037 > PROS. eu de à eu à à . + + 43,912| Routes ,Chemins, places publiq., rues, etc. 10,169 rs VIMNOBs à 7% à + 5 + + + « + + 26,863 | Forêts, domaines non productifs, , , . 1,035 à Oseraies, aulnaies, saussaics. , . . . 3,263 | Cimetières, églises, presbytères, bâti l Propriétés Dâlies. 4 4 « + + « « . 1,282| ments publics. . , . . . + . . 4
se.
a‘route é d’un élevé.
rivière en fais lamioirs de € conlongues » Mmouère une nark et le ct du
a popuiqueurs ville de urailles, t s’enri-
dans sa Rhône; > fleuve, ieu), les Dans ses u Viva- Suivant accorde contrée
ant des particu-
hectares 1,205
ÿ ne -# Fe.
Fa À ñ
LE EEE
lière aux conflagrations volcaniques dont il fut le théâtre, et à la décomposition qu’éprouvent quelques-unes des roches qui constituent ses montagnes granitiques et calcaires. Le cratère de Saint-Léger, près des bords de l’Ardèche, exhale, comme la grotte du Chien aux environs de Pouzzolcs, une grande quantité d’acide carbonique. Le pont de la Baume est une coulée volcanique, présentant une masse de basalte disposée en prismes inclinés dans diverses directions, et posés sur une rangée de prismes plus gros, placés perpendiculairement les uns à côté des autres. Ce que cette colline offre de plus curieux, c’est une belle grotte naturelle, compôsée et surmontée de prismes disposés régulièrement en arc, comme par la main de l’homme. La montagne de Chenevari, dont la base calcaire supporte un dépôt de cailloux roulés, est couronnée par une masse volcanique qui, du côté du sud, n’offre qu’un mur de laves grises et rougeâtres, mais qui, du côté opposé, présente le singulier aspect d’une colonnade basaltique d'environ 200 mètres de développement. Plus loin, un rocher, surmonté de prismes entassés forizontalement ou groupés en s’inclinant vers le sol, qui supporte les restes du vieux château de Rochemaure, doit son nom à sa couleur noire. Près du bourg de Vals, connu par ses eaux minérales, 1a célèbre chaussée des Géants est une réunion de prismes basaltiques qui bordent les deux rives du Volant. Non loin du pont de Bridon, une cascade tombe en bouillonnant du haut d’une montagne formée de basaltes semblables. Le majestueux amas de prismes près du pont de Rigodel; la magnifique chaussée formée de colonnes gigantesques près du village de Colombier ; la belle cascade de la Gueule d'enfer, qui tombe du haut d’un rocher granitique de plus de 160 mètres de hauteur, recouvert de laves prismatiques : tels sont les principaux objets qu’on ne peut voir sans étonnement.
Ces monuments volcaniques ont été plusieurs fois décrits avec plus ou moins d'exactitude et de détails. Nous aurions trop à faire si nous citions tous ceux que plusieurs écrivains, animés d’un enthousiasme peu éclairé, ont compris, dans leurs descriptions ambitieuses, sous le nom de curiosités naturelles, ou de merveilles de la nature. L’un de ceux qui hors du domaine de la volcanisation ont fait faire le plus de suppositions, sur leur origine, est le Pont-d'Arc, pont naturel sous lequel coule l'Ardèche, Il est formé l’une arche à plein cintre de 60 mètres de largeur et de 25 à 40 de hauteur, percée dans un rocher calcaire qui coupe transversalemeut une délicieuse et romantique vallée, Dans les descriptions géographiques qui en font mention, on le représente comme le résultat d’une rupture faite
Dhs enioueu c: