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entre cette dernière ct la Dronne, dont le cours forme la limite septentrionale du département, le sol se compose de coteaux calcaires, couverts de taillis e& de vignobles, et séparés par de riantes vallées. Enrichi par un commerce immense et son agriculture, le territoire de la Gironde possède aussi plusieurs établissements industriels, dont nous aurons occasion de citer les plus importants. Le fer y est épuré avec succès; on y compte plus sieurs hauts-fourncaux et feux d’affincrie; quelques riches propriétairey entr-tiennent des troupeaux de mérinos et s'occupent à propager la race des moutons anglais à longue laine.
Les villes situées dans les landes sont pauvres et de peu d'importance; cependant Bazas, chef-lieu d'arrondissement, est une jolie cité. Quoiqu’on n’y ait trouvé d’autres antiquités que des médailles et quelques mosaïques, on sait qu’elle était considérable au temps des Romains, qui l’appelaient Cossium Vasatum, pare: qu’elle se trouvait sur le territoire des Vasates. L’évêché, dont elle était autrefois le siège, était fort ancien, puisqu’un de ses évêques assista au concile d'Agde, en 506, Sa cathédrale est un des beaux monuments du quatorzième siècle, À peu de distance de ses murailles en ruines, on voit l’église gothique d‘Oseste, fondée par le pape Clément V. Langon, micux bâtie, est siluée au centre des vignobles de Grave, sur la rive gauche de la Garonne, où la marée se fait sentir et favorise le commerce de cette ville et le transport de ses vins, Ses communications avec Bordeaux se font par des bateaux à vapeur établis en service régulier.
Le cours du fleuve est parsemé d’un grand nombre d'iles, et ses rives sont bordées de riches coteaux. Sur sa rive droite, on voit d’abord s'élever les tours cet ies vicilles murailles crénelées de Cadillac, ainsi que le beau chäteau d’Epernon, qui donne à cette petite ville un aspect singulier ; plus join, sur la même rive, Ætons, moins commerçante, renferme, comme la précédente, une population de 4,600 habitants. Sur la gauche, et près de l'embouchure du Gué- Mort, on aperçoit Castres, petite ville moins importante encore, mais mieux bâtie et dans une position agréable, sur la route de Toulouse à Bordeaux. Mais bientôt cette dernière s’offre majestueusement sur le bord de la Garonne, dont la large courbure donne à son port la plus imposante étendue. Il décrit un are dont les deux extrémités sont éloignées d'une licuc ; il peut contenir 4,000 vaisseaux. Son importance el le mouvement qui y règne le metient au premier rang dans Pempiret Il est difficile de retenir son admiration à la vue de cette belle ligne d’édifices qui le bordent dans toute sa longueur ; de cette foule de navires de
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toutes grandeurs et de toutes nations; de ce fleuve qui coule avec rapidité, et qui s'étend sur une largeur de trois quarts de lieue; de ce pont magnifique, composé de 47 arches, et qui, jeté sur la partie la plus étroite de la Garonne, forme cependant une étendue de 486 mètres de longueur ; monument d'autant plus hardi, que îes difficultés qu’offrait sa construction paraissaient presque insurmontables, Il à fallu vaincre les obstacles que présentaient le fond sablonneux et mouvant du fleuve, sa profondeur de 7 à 40 mètres, le flux qui, deux fois par jour, élève ses eaux de # à 6 mètres, et les courants qu’il occasionne, et dont la vitesse est souvent de plus de 3 mètres par seconde. Placé sur le pont, on voit à droite le vieux Bordeaux, qui n’offre que des rues étroites et tortueuses et des places irrégulières ; à l'extrémité opposée, le beau quartier des Chartrons est le plus commergant de la ville. Le plus magnifique est celui du Chapeau- Rouge. Louis XIV avait fait détruire les restes d’un temple antique dédié aux dieux tutélaires, pour accroître lesplanade du Châtceau- Trompette ; mais ce château lui-même a été détruit depuis la révolution, et sur son emplacement s'élèvent des constructions dignes de cette riche cité et la belle promenade des Quinconces. Il ne reste plus de ces vieux travaux de défense, inutiles aujourd’hui, que les ruines du fort Sainte-Croix, à l’extrémité opposée du quartier des Chartrons ; c’est au pied de cette masure que s'étendent les chantiers de construction. Bordeaux est complétement entourée d’eau : au levant, c’est la Garonne: au couchant et au midi, les petites rivières de la Devèze, du Peugue et de Bègles; au nord celles de la Bourde et de la Jalle, sans parler de ce qui reste encore des vastes marais qui Penvironnent,
La plupart de ses places sont vastes, bien plantées d’arbres et ornées de belles constructions. Parmi ses plus beaux édifices, nous citerons la cathédrale, monument gothique dont l’intérieur est vaste et imposant, et que décore un magnifique autel ; l'église paroissiale de Notre-Dame, qui faisait autrefois partie du couvent de Saint-Dominique, et qui fut bâtie en 1707 sur les dessins du P. André, moine de ce couvent, monument d'une architecture noble et imposante, où l’on voit dans le chœur une belle boiserie sculptée par le même moine, et qui a exigé plus de trente années de tra-
. Vail; le grand théâtre, qui, par son architecture élégante, sa forme circu-
laire et la distribution commode des loges, est l’un des plus beaux de l'Europe; la Bourse, dont le vaste dôme, admiré pour sa grâce et sa légèrot, est le rendez-vous des négociants de toutes les parties du monde ; l’ancien palais archiépiscopal, d’une construction régulière, d’une gran-
deur imposante, érigé en maison royale à la Restauration. L’entrepôt, bâti sur la place Lainé, est remarquable par sa grandeur et par la beauté ge sa construction l'embarcadère du chemin de fer, est situéà l'extrémité du pont sur la rive droite. Bordeaux a, comme Paris, un pompeux cimetière où les riches accumulent avec orgueil le marbre et les inscriptions ; il est situé à l’une des extrémités de la ville, dans l’enclos de la nouvelle Chartreuse, où l’on voit une jolie église moderne, ornée de peintures à fresque. Cette riche cité possède de beaux hôpitaux, une institution de sourdsmuets, plusieurs sociétés académiques, une bibliothèque publique, composée de 120,000 volumes, et renfermant un exemplaire des Essais de Montaigne, avec des corrections marginales de la main de l’auteur ; un jardin botanique, l’un des quatre que le gouvernement entretient pour la naturalisation des plantes exotiques ; un cabinet d'histoire naturelle très-bien tenu, une académie universitaire, une faculté de théologie, des écoles de médecine, de dessin et de peinture ; une académie impériale des sciences, arts et belles-lettres; une société impériale de médecine, ct plusieurs autres sociétés savantes ; une galerie de tableaux et un musée des antiques, dans lequel on a rassemblé les tombeaux et les bas-reliefs aui ont été retrouvés dans la ville ou dans les environs. Nous avons parlé d’un temple antique dont il ne reste plus de traces; quelques arcades d’un ancien amphithéâtre, appelé le palais de Gallien, sont les seuls restes qui rappellent la domination romaine. On croit que Bordeaux existait avant la conquête de César, et que son nom vient de deux mots d’origine celtique, Bur et Wal, qui signifient forteresse gauloise, d’où les-Romains auront fait Burdigala : elle a été chantée sous ce nom par Ausone. Au temps d’Adrien, elle devint la métropole de la seconde Aquitaine. Vers Ja fin du quatrième siècle, elle fut ravagée par les Visigoths: quatre cents ans plus tard, elle le fut par les Sarrasins et par les Normands. En 1152, elle passa avec toute l’Aquitaine sous la domination anglaise; elle s’agrandit sous Henri IF et sous Edouard TE; mais elle ne commença à s’embellir que lorsque Charles VIT l’eut affranchie du joug étranger. S'il est incertain qu'elle ait vu naître Ausone et Sidoine Apollinaire, elle a du moins le mérite d'avoir donné le jour à l’auteur de l'Esprit de lois, à Berquin, homme de lettres, qui sut mettre ses écrits à la portée des enfants ; aux conventionnels Ducos et Gensonné, et au célèbre défenseur de Louis XVI, dont le noble dévouement fut récompensé par les plus hautes dignités,
ordeaux possède des fabriques de vinaigre et d'acide nitrique, des distilerics, des raffineries de sucre, des papetcrics, des filatures de coton, des
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fabriques de chapeaux, de bas, de toile métallique, de faiences, de bouteilles, et des manufactures de tapis de pied et de taffetas ciré. Cette belle ville fait un grand commerce des vins de son territoire qu’elle expédie dans toutes les parties du monde : à l’intéricur, elle est en communication avec Tours, Orléans, Paris, par une belle ligne de chemin de fer qui doit être prolongée jusqu’à Bayonne. La gare de Bordeaux est à 230 kilomètres de celle de Tours, 345 de celle d'Orléans et 583 de celle de Paris. Bordeaux doit encore être unie à Lyon par la ligne du Grand-Central, par Périgueux, Aurilliac, Le Puy, et aux chemins de la Méditerranée par la ligne de Bordeaux à Cette par Agen et Toulouse. Son commerce maritime est immense, elle arme annuellement près de 200 navires, dont plusieurs sont destinés à la pêche de la morue et de la baleine. Son port, le troisième de France, pour le mouvement maritime, après ceux de Marseille et du Hâvre, a vu entrer ou sortir en 4852, 15,997 navires, jaugeant 869,422 tonneaux, et montés par 72,834 hommes d’équipage.
. Au-delà de Bordeaux s'étend, sur la rive gauche de la Gironde jusqu’à la mer, l’ancien petit pays de Médoc, presque entièrement couvert de bois ct d’étangs, mais fertile le long du fleuve où s'étendent ses vignobles estimés. Nous y voyons le fort Médoc, construit pour défendre le passage du fleuve, conjoiutement avec le fort Pafé qui s'élève au milicu de son cours, et celui de Blaye sur la rive opposée. Un pavillon pour les officiers, deux casernes contenant environ 300 hommes, deux corps-de garde, une poudrière ct une citerne composent tous les bâtiments de ce petit fort. A cinq lieues au-delà, nous traverserons Lesparre, ville de 1,200 habitants, siége d’une sous-préfecture; et arrivés à la pointe dc terre où s'élève un fort à l'embouchure de la Gironde, nous apcrcevrons au milieu de la mer la tour de Cordouan, bâtie sur une île de rochers à fleur d’eau. Cette tour, que l’on commença à construire en 1585, ect aujourd'hui un des plus beaux phares du monde; ses feux tournants à réilecteurs s’aperçoivent à plus de 40 licues par un temps calme.
En remontant la Gironde, sur la rive droite, nous arriverons vis-à-vis le fort Médoc à la petite ville de Blaye, que l’on croit être Blavia. Elle se divise en deux parties, dont l’une occupe la croupe d’un rocher escarpé, et l’autre la cime, où s’élèvent quatre grands bastions, Cette citadelle renferme un vieux château où mourut Caribert, en 574. La langue de terre qui sépare les eaux de la Garonne de celles de la Dordogne, à l'endroit où célie-ci se jette dans le fleuve, porte le nom de Bec-d’'Ambès. On suit le
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cours sinueux de la Dordogne, jusqu’au confluent de celte rivière et de la è Dronne, où s'étend Libourne, jolie sous-préfecture, entourée de murailles
et de belles promenades, et fondée par Édouard Ler, roi d'Angleterre, sur
les ruines de Condate. On voit à pau de distance le village de Saint-Émi-
lion, dont Péglise monolithe a été récemment restaurée, Au nord de
Libourne, la petite ville de Coutras, sur l’Isle et la Dronne, est célèbre par
Ja bataille livrée, le 28 octobre 1587, entre Henri de Navarre, qui fut
depuis Henri IV, et le duc de Joyeuse, qui y perdit la vie.
Nous quitterons le département en traversant La Réole, située à l’extréité orientale, sur une colline qui domine ia rive droite de la Garonne; elle tire son nom du mot celtique Reula, qui signifie péage. La tour qui domine la ville est tout ce qui reste d’un château dont on attribue la fondation aux Sarrasins, L'édifice appelé a Grande-École est, dit-on, un ancien temple païen. Cette ville a donné le jour à deux intéressantes victimes des réactions politiques, les généraux Faucher.
Si l’on jugeait le sol du département de Lot-et-Garonne 1 d’après celui des larges et fertiles vallées qu’arrosent ces deux grands cours d’eau, on pourrait le ranger parmi les plus fertiles ; mais les landes dont nous avons décrit le triste aspect s'étendent sur sa partie occidentale. A l’orient, les coteaux situés entre la Garonne et le Lot, principalement sur les bords de ce dernier, n’offrent qu'un terrain rebelle à la culture. Vers le nord , le laboureur cherche à tirer quelque parti d’une argile ferrugincuse qui couvre plusieurs cantons, et ce n'est point être au-dessous de la vérité que de ranger la moitié de son sol parmi les terres ingrates. Mais dans celles dont on ne peut s'empêcher d'admirer la richesse, des céréales croissent en abondance et suffisent à la consommation des habitants; des arbres de diverses espèces portent des fruits délicieux ; les pruniers y dominent, principalement ceux qui donnent ces excellentes prunes d’entes, dont on fait de grandes exportations maritimes; la vigne, que l’on cultive souvent à la charrue, et qu’on laisse croître sans échalas, produit 400,000 hectolitres de vin, c’est-à-dire deux fois plus que la population n’en consomme. Ces vins sont forts en couleur, épais, capiteux, se conser-
| hectares bougé |'RranugIes bâties. rte e N )eraies, aulnaies, saussaics. { Ferres labourables, . . . . . . . 286407 true nr dpi de Vignes 69239 Élans, a breuvoirs, mares, canaux, . , Er MUR os à nu doc re à 68,613 | Contenances non imposables. Prés, . . , , . . . . . . . . 42,322 Routes, chemins, p'acespubliques,rues., 9,928 Landes, pâlis, bruyères. . . . , . . 439,692 Rivières, lacs, ruisseaux, 4, . , , 9,051 Cultures diverses. , 4, : , 4 3,995 Cimetières, églises, presbytères, bâtiments Vergers, pépinières et jardins. + , . 200 | publidus à à à + à à à + + + s 297
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vent longtemps, et supportent bien les voyages par mer. Le chanvre y atteint une hauteur extraordinaire, et passe pour être d’une qualité supérieure à celui du nord; le tabac, que l’on y cultive en grand, est le meilleur de tous les tabacs indigènes; le fer est le principal métal de ses mines; ses produits alimentent trois hauts-fourneaux, deux forges à la catalane, et cinq feux d’affineries. Le climat de ce dévartement est tempéré, le ciel y est pur, 2t l’air y est sain, excepté dans le voisinage des marais qui couvrent une partie des landes ; cependant de longues alternatives de piuies et de sécheresse dérangent souvent le cours des saisons ; quelquefois même un phénomène atmosphérique, appelé dans le pays le brouillard, change en jours de deuil les beaux jours du printemps. Si les rayons brülants du soleil succèdent rapidement à la brume légère que produit ce météore, l'espérance des plus belles récoltes est tout à coup détruite. :
Avar* d’arriver au chef-lieu, nous visiterons quelques-unes des plus intéressantes villes du département, en commençant par Parrondissement de Marmande, ville assez bien bâtie quoique ancienne. On y a trouvé des médailles en or à l’efligie de César. Au huitième siècle, elle fut presque détruite par les Arabes. Située sur la rive droite de la Garonne, dans une vaste plaine plus intéressante par sa richesse en céréales que par ses agréments champêtres, elle fait un grand commerce avec Bordeaux. On y remarque une fontaine publique et les beaux bâtiments du lycée. Sur la même rive, Zonneins, qui ne consisie presque qu’en une longue et large rue, bordée de belles maisons, s'enrichit des produits de son territoire et de son industrie ; c’est à peu de distance de ses :nurs qu’est située la manufacture de labac qui jouissait jadis d’une grande réputation. Les maisons de cette ville sont élégamment bâties, l'hôtel-de-ville orne la jolie place du Château. Charmante par sa situation et par elle-même, Tonneins l’est encore par les mœurs hospitalières et Paffabilité de ses habitants, dont on porte le nombre à 7,549, tant protestants que catholiques. Les premiers, qui forment près de la moitié de la population, y ont un temple, et les deux sectes y vivent dans une parfaite harmonie, Clairac, sur le Lot, rivalisait autrefois avec la précédente; son tabac passait même pour le plus estimé de France. Celle ville, qui ne renierme guère plus. de 4,381 habitants, est la première du midi qui ait embrassé la religion réformée.
Villeneuve-? Agen, qui, dès le treizième siècle, fut bâtie sur un plan régulier, est traversée par le Lot, sur lequel on voit un pont construit à la même.époque, et conservant le nom de Pont-Neuf, dont l'arche principale
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a 36 mètres d'ouverture et 48 de hauteur; elle est entourée de belles promenades plantées sur l’emplacement de ses anciennes fortifications, dont il existe encore des restes près du château de son fondateur, le duc Alphonse, frère de saint Louis. Aucune ville importante ne mérite de nous arrêter dans cet arrondissement. Celui d'Agen n’offre même que la ville de ce nom qui mérite d’être visitée; sa population est de 46,027 habitants; c’est le plus importante du département. Son antiquité est attestée par le nom d’Aginnum, que lui donne Ptolomée, qui en fait la capitale des Witiobrijes. Sous Théodose, son importance lui avait fait donner le titre de cité. Elle est le siége d’une cour impériale et d’un évêché. Ses rues sont étroites et mal percées, ses maisons incommodes et sans élégance ; mais son port sur la Garonne est assez beau. En 4835, on a livré à la circulation un magnifique pont suspendu qui traverse la Garonne au Port-Sainte- Marie. Ce pont est un des plus hardis qu’il y ait en France; il traverse le fleuve d’une seule travée sur une largeur de 480 mètres. On remarque
encore à Agen la passerelle ct le pont-aqueduc sur lequel le canal latérat
de la Garonne traverse la ville. Les promenades d’Agen sont magnifiques, ot ses environs délicieux. Elle cite parmi les hommes célèbres qu’elle a vu naitre : Sulpice-Sévère, surnommé le Salluste chrétien, Joseph Scaliger, Lacépède et Bernard de Palissy, dont on conserve les faïences, et qui, de simple poticr, s’éleva par son génie au rang des plus célèbres physicicns du seizième siècle ; nous ne devons pas non pius omettre le poële-perruquier Jasmin, qui a trouvé le secret de faire aimer des Français du Nord la langue noëtique des anciens troubadours. On y fabrique des chaudrons, des toiles à voile et des toiles peintes. Son commerce, déjà très-prospère, prendra un nouvel accroissement lorsque le chemin de fer de Bordeaux à Cette, dontelle doit être une des principales stations, scra terminé.
Dans une situation caarmante, sut la Baïse, qui y devient navigable, Ja jolie ptite ville de Nérac renferme un beau château gothique qui fut la résidence des rois de Navarre ; elle a des fabriques de biscuits de mer, et ses pâtés en terrines sont #stimés des gastronomes; les halles y sont extrémement vastes. Un beau pont en pierre réunit le grand et le petit Nérac. Cette cité a vu naitre le lieutenant-général Colineau de Frandat, qui, sous Louis XIV, fit donner des habits uniformes aux troupes françaises.
Borné au nord par le département que nous venons de quitter, celui du Gers, essentiellement agriculteur, est montueux vers le sud, et présente
1 Contenances imposables. | hectares hectares | Vignes, « + + 4 + + + , : + , 87,172 Terres labourables, L L . L L L . L 393,989 Prés, . L . L L L . LL . L L . L 60,8û6
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