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Le groupe du Mont-Dore n’est séparé de celui du Cantal que par quelques vallées arrosées par de petits ruisseaux : le vaste labyrinthe qu’il forme va donc nous servir à passer du y enr du Cantal dans celui du Puy-de-Dôme \.
Arrivé au dessus de la région des sapins, des pâturages couvrent les flancs de tous ces Puys qui se groupent autour de celui de Sancy; leurs bases forment un plateau incliné vers le sud; des bestiaux paissent çà et là; quelques cabanes dispersées animent ce triste paysage qui n'offre qu’une verdure uniforme, sans un seul arbre pour se méttre à l'abri du soleil, Uue chapelle gothique, bâtie au seizième siècle, sert de point de réunion aux habitants dispersés dans la montagne ; chaque année il s’y fait un pèlerinage célèbre dans la contrée, et, chaque semaine, le jour consacré au service divin y amène un grand concours de montagnards, A quelque distance de la chapelle, les guides vous conduisent au Trou-de- Soucy, excavation naturelle, creusée en forme d’entonnoir et dont l'étendue doit ètre considérable, si l’on en juge par le bruit longtemps prolongé qu'y produit la détonation d’une arme à feu. Les gens du pays prétendent qu’elle communique avec les eaux du lac Pavin, lac dont la forme rappelle à la première vue l'idée d'un cratère. L’enceinte, parfaitement circulaire, de ce lac a #0 mètres de profondeur; ses parois intérieures sont boisées tout autour, et la végétation qui les garnit doit toute sa vigueur à l'humidité qui s’exhale de ses eaux profondes. La lave qui a formé les bords élevés de ce lac a coulé des flancs d'un volcan voisin appelé le Puy-de-Monchal.
On ne peut parcourir les Puys volcaniques qui entourent le Mont-Dore, sans céder au désir de gravir celui de Sancy, dont on aperçoit la cime pyramidale de tous les lieux environnants.
Souvent, après s’êlre mis en route au lever de l’aurore, le Sancy dégagé de nuages, semble promettre de charmer vos yeux par les points de vue les plus agréables ét les plus imposants; mais arrivé à son sommet, on se trouve environné d’une brume épaisse qui dérobe à l’œil la trace même du sentier étroit que l'on a parcouru. L'inscription gravée sur les quatre
hectares Étangs et mares, « à «+ + +, + 0 1,168 Terres labourables, . . . . . . . 366,339 | Culiures diverses. . , . , . . "3 716 n is, | è LORS 2,11 2 F F DRE xs Pa ED ré Contenances non imposables.
Bois. « + + «+ + + + . « 92,399 | Routes, chemins. p'aces publiques,rues. 18,939 Vignes + + + + + + + + 29,152 | Rivières, lacs, ruisseaux , , , . . 5,208 vergers, pépinières et jardins. + + 4,627 | 'orèts, domaines non proiuctifs. . . , 1,963 Propriétés bâties. . . CRE 3,0:3 ECimetières, églises, Lobpes rt bati- Useraics, aulnaies, saussaies. 0 + + + 1,300) meutspublics. . Se à de 121
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234 LIVRE CENT SOIXANTE DIX-NEUVIÈME, faces d'une pyramide renversée par la foudre, annonce qu’on vient de faire une ascension de &37 mètres ; que la roche sur laquelle on se repose est élevée de 32 mètres au-dessus du Plomb du Cantal, de 491 au dessus du Puy-de-Dôme, et de 4 888 au-dessus du niveau de la mer ; quentin on est sur le point le plus tlevé de la France centrale. Cependant un rayon de l’astre du jour vient il dissiper les vapeurs humides, on voit sc prolonger d'un côlé la belle vallée du Mont Dore, au-delà de laquelle s'étend un horizon sans bornes, et l’on aperçoit à sa gauche celle d'Enfer, qui cffraie par sa profondeur ct par les rochers en obélisques dont elle est hérissée.
La partie la plus élevée du Mont-Dore cst arrosée par la petite rivière de la Dore, formée des caux qui, descendant du Saney, tombent en cascade au fond d’une vallée, en se précipitant par une déchirure verticale hérissée d’effrayantes aspérités. Les sapins garnissent la base des montagnes: c’est à l'ombre de leur feuillage triste que, sur la droite de la Dore, serpente, tantôl en se cachant au milicu de touffes de cacalies aux larges feuilles, et de sonchus oux fleurs blcucs, tantôt cn franchissant des débris volcaniques, un ruisseau rapide appelé par les habitants la cascade du Serpent. Plus bas, sur le flanc de la même vallée, tombent de 30 mètres de hauteur les eaux de la Dosne, qui, confonducs bientôt avec celles de la Dore, forment la rivière de la Dordogne; enfin on aperçoit sur la rive opposée le Capucin, rocher composé de laves porphyriques dont un des prismes détaché de la masse ressemb'e de loin à un capucin coiffé de son capuchon.
C’est vis-à-vis de ce rocher qu'est sitné le village des Bains. Une petite promenade nouvellement plantée s'étend au bord dela Dordogne, que l'on traverse sur un pont de fil de fer. Depuis la construction des nouveaux bains situés sur l'emplacement de ceux qu'avaient construits les Romains, le village augmenté, embeïli, est, depuis le commencement de juin jus: la moitié de septembre, fréquenté par un grand nombre de baigneurs, {55 sites aussi variés que pittoresques de la vallée et des envirvns du Mont- Dore, contribuent, par l'attrait d’une promenade chaque jour différente, à l'efficacité de ces sources thermales : il cst peu de baigneurs qui disent adicu à ces beaux paysages, sans avoir visité le lac du Chambon, d’où sort la rivière de la Couso.
L'excursion que nous venons de faire dans le Mont-Dore, nous a fait voir la plus intéressante partie de l’arrondissement d’Issoire. Continuons notre course vers l’oricnt, el voyons les principaux lieux qui en dépendent. À Saint-Nectaire, où l’on fait d'excellents fromages, il existe des restes
. de bains romains qui prouvent l'antiquité de ce petit bourg: on y construit lessus actuellement un petit bâtiment ther ral à peu près semblable à gente du tin on k Mont-Dore. Une des cinq ou six rivières appelées Couse dans le départerayon ment, traverse Zssoire, ville dont la fondation remonte au-delà de la conrolon- £ quêle des Gaules. Son non latin est fciodorum. Elle a beaucoup souffert nd un pendant les gucrres civiles du scizième siècle ; elle a soutenu deux siégcs cffraie (en 1577 et 1599); elle fut prise deux fois et livrée aux flummes. On y séc. compte 6,000 habitants. La construction de son église parait antéricure au ère de style gothique : on y ronarque à PeSIUNIeUR des ornements on mosaique et ascade les 42 signes du zodiaque ACTUS tout atour oans la muraules les noms Léris= latins de dos signes, sculplés en caractères romains, indiquent unc (rès- ENes : haute antiquité; le cœur repose sur une chapelle souterraine. On remarke D que dans celte ville un marché couvert construit en granit. Elle fut le | . berceau du chancelier Antoine Duprat. Sur la rive droite de l'Allier on Fa exploite des mines de fer ct de houiile dans les environs d’Auzat. Dans la
tai même commune, la verrerie de La Combelle fournit annucllement au commerce plus d'un million de bouteilles; à Sauillanges, ville de 2,123
Dee habitants, on fabrique des dloffes de laine, de la poterie, des faux et des scies. la nivo Le cours de l'Afier, rivière larae ct peu profonde, serpente au milieu des À de la Limagne, baignant sur sa gauelio des rochers graniliques qui, counon pés à pic près du villaze de Saint- Yvaine, menacenLà la fois de leur whute le navigatcur qui dirige sa barque ct le voyageur qui suit la routo taillée petite dans le roc au bord de la rivière. Plus loin on aperçoit sur la rive droite el'on le bourg de Vic-le-Comte, où l’on peut voir les restes d’une sainte chaou pelle qui était fort belle. ee Billom, en latin Billomagus ct Billomium, unc des plus anciennes villes
ains ; R <. d'Auvergne, est à 2 licues à l’est de l'Allier ; clle compte un peu plus de
Ar 4,400 habitants. Elle avait à une époque fort ancienne un école célèbre, Ep et le pape Eugène IV lui accorda, en 1415, une faculté de droit civil ct
. canonique ; les jésuites y Ctablirent un important collège. bit La route d’Issoire à Clermont passe au pied de la montagne calcaire et br volcanique de Gergovia. Ce nom est celui de la principale cité des Arverni, dont César fit le siège et qu'il ne prit pas. Elie occupait le long plateau fait À de cette MonuEnos dont la hauteur absolue sr ug 240 mètres, On a sou- ANÉ vent trouvé sur son cHpNAQMENE classique, décrit avec exactitude dans ut: les Commentaires, des débris d'amphores, des médailles romaines ct des ti hachesgauloises, C’est de ce point qu’on peut juger de la richesse de la Li-
magne. Ponl-du-Château, peuplé de 3,621 habitants, est sur la lisière de
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