ES NE ET RE
bains publics, emploie les eaux du Ban et du Gier aux différents genres de fabrication que nous venons d'indiquer ; on y compte plus de trente manufactures de rubans et de lacets, et, dans le faubourg de Saint-Julien, une forge à l'anglaise fournit par an plus de 6 millions de livres de fer. Cette petite ville possède un collège communal.
A l’embranchement de trois vallées, à la naissance du canal de Givors et sur la petite rivière de Gier, Rive-de-Gier, sur le chemin de fer de Saint- Étienne à Lyon, ville de 43,186 habitants, doit son importance à ses belles houillères exploitées au moyen de quarante machines à vapeur, à ses verreries et à ses usines. Aux portes de Saint-Étienne, le village de La Bérardière est connu par ses fonderies considérables d’acier.
Saint-Étienne, sur le Furand ou Furens, est non-seulement la ville la plus considérable du département, mais encore une des villes les plus importantes par leur industrie de la France entière ; son école des mines, ses riches fabriques de rubans, de soicries, de galons, de velours ; ses manufactures d’armes dont la réputation est européenne ; ses ateliers de quincaillerie, de machines, de taillanderie; enfin son immense exploitation de houille, lui assurent un des premiers rangs. Son immense commerce est favorisé par un chemin de fer de 56 kilomètres qui l’unit à Lyon. Sa prospérité ne date que du commencement de ce siècle, et sa population, qui est aujourd’hui de 56,000 âmes, a quintuplé depuis cette époque. Saint-Étienne n’est pas une belle viile, elle est noire et enfumée. Les chemins et les rues sont remplis d’une poussière noirâtre qui s’attache aux vêtements, aux habitations, aux meubles, et leur imprims promptement le caractère de la vétusté. C’est pourtant sur le bord de ces routes qu’on fabrique les gazes légères, les tuiles, les rubans éclatants, dont l’Europe entière est tributaire. Ici, des armuriers; plus loin, des brodeuses ; dans les champs, le bruit des forges; dans les rues, celui des métiers, On rencontre souvent à cheval des hommes tout couverts de fumée, qui semblent manquer de linge, et qui possèdent des usines productives. Le chemin de fer de Lyon à Saint-Étienne se continue, à partir de cette ville jusqu’à Roanne, sur une étendue de 81 kilomètres ; de là, il doit, par Moulins, rejoindre la grande ligne du Centre.
Montbrison, traverséo par la rivière de Vizezy, est le chef-lieu du département ; elle est sans industrie importante et peu peuplée. Il est vrai que des eaux stagnantes l’avoisinent et la rendent malsaine. Elle n’a qu’une seule société savante, c’est celle d'agriculture. Le palais de justice, l’église Sainte-Marie et la halle au blé sont, nous devons le dire, assez beaux 5
“gui
Led + LE UP PUR 4
MT
une salle de spectacle, et des boulevards nouvellement plantés, contribuent à rendre son séjour agréable; elle possède une petite bibliothèque publique, et quelques fabriques de linons et de toiles, On croit que cette ville fut fonuée au douzième siècle par un nommé Brison, ce qui lui lit donner le nom latin de Mons-Brisonis. Les eaux minérales de ses environs jouissaient, comme aujourd'hui, d'une grande réputation chez les Romains, ainsi que l’indiquent quelques restes d’antiquités. Le roc volcanique qui la domine est, dit-on, celui du haut duquel le féroce baron des Adrets précipitait les prisonniers qu’il faisait sur les catholiques.
Près de Saint- Galmier, petite ville où l’on fabrique des cierges et située sur une éminence non loin de la Croize, il existe une fontaine minérale dont les caux ont un goût vineux très prononcé, Feurs, sur la route de Thiers à Lyon, est le Forum Segusianorum, ancienne capitale des Segusiani, qui donna son nom à notre ancienne province du Forez.
Le ruisseau de Gand coule au pied de la petite ville de Saint-Symphorien-de-Lay, importante par ses fabriques et son commerce. Elle dépend de Parrondissement de Roanne, ville antique appelée Rodumna par Ptolémée, considérée comme un simple village au commencement au dixhuitième siècle, aujourd'hui bien bâtie, inaustrieuse, peuplée d'environ 44,000 âmes, et possédant un grand hôpital, une jolie salle de spectacle, un beau collége communal et une société industrielle. Quelques restes de monurenis romains y ont résisté aux vicissitudes qu’elle a longtemps éprou, tes. Voanne est unie à Lyon par Saint-Étienne à l’aide d’un chemin de (er de 431 kilomètres de longueur. La plupart des villes du département de ia Loire participent au grand mouvement industriel de Saint- Étienne.
S'il est un département qui prouve la supériorité de l’industrie manufacturière sur l’industrie agricole, c'est celui du RAône. Son sol, entrecoupé de montagnes et de vallées, est peu fertile; il ne récolte pas en céréales et en bois la moitié de ce qui est nécessaire à sa consommation; il w’est dédommagé de la pauvreté de ses champs et de ses forêts que par la bonté de ses vins, dont les plus connus sont ceux de Côfe-Rôlie et de
» n4 À hectares
Contenances imposables. bre Propriétés bâties, + 4 4 ee + + + 1,705
Terres labourables, . . , « , + + 143,120 PA SERRES RIRE RE
Prés. . en NU ONE, die NOR) Étangs, abreuvoirs, mares, canaux. . . 2 Bois. . . . . . . . . . + + . 35,466 Contenances non imposables.
Vigies, 4... + + + + 40,52 | Routes, chemins, plates publiques, rues. 9,166
Landes, pâtis, bruyéres, . , . . . , 12,29 / Rivières, lacs, ruisseaux, . . . ‘3,020 Culiires diverses. , , Svp 4,499 | Cimetiéres, eglises, presbytères, bâti
Vergers, pépinteres et jardius, « + : , 8,485 ments publics, + , . 4 . . + . 109
vi] TAN DS thèque e celte ilui tit s Cnvihez les )C vol baron 8,
tsituée inérale oute de s Sequ-
ymphodépend ar Ptoju dixenviron ectacle, stes de gtemps n chedépar- Saint-
manuentrepas en ration ; que par e et de hectares 1,795
Condrieur. Ses prairies artificielles nourrissent un grand nombre do bêtes à cornes, de moutons et de chèvres ; mais celui des bœufs y diminue, tandis que celui des vaches s’est accru de plus d’un tiers depuis 1812 : on en compte environ 44,000. Ce n’est point à la négligence de l’agriculteur qu’il faut attribuer le peu d'importance des récoltes en grains. Le cullivateur, au contraire, tire tout le profit qu’on doit en attendre. C’est donc au nombre seul de ses fabriques que ce département doit l'avantage d’être, après celui du Nord, celui qui renferme la population relative la plus con sidérable : elle est de 2,95! individus par lieue carrée. Le cuivre et la houille, principales s! que récèlent ses montagnes, sont le: matières premières qu s usines.
Entrons dans ce dépi us admirerons à Tarare les prodiges du mouvement industriel : eette ville compte à peine 40,334 habitants, et cependant elle renferme 65 fabriques de mousseline et 25 de broderies, les plus anciennes qui aient été établies en France, et qui occupent au loin plus de 50,000 ouvriers répandus dans divers cantons. La ville est située au pied d’une montagne qui porte son nom, sur la rive gauche de la Tardine, petite rivière qui fait acheter par le ravage de ses inondations les avantages qu'elle procure au fabricant, Thizy et Amplepuis se partagent la fabrication des calicots et des cotonnades appelées garras, ainsi que le filage du coton. C’est au village de Cours, peuplé de 4,688 habitants et arrosé par:la Trambouze, que se font ces toiles mélangées de fil et de coton appelées beaujolaises. Beaujeu, ville petite, mais jolie par ses constructions et par sa situation sur l’Ardièôre, au pied d’une montagne où l’on voit encore les ruines d’un château-fort des sires de Beaujeu, joint à la fabrication du papier un grand commerce de vins, de blé et de fer, ainsi que des tissus de coton et de fil fabriqués dans ses enVirons. Belleville-sur- Saône rivalise avec elle par ses entrepôts de vins et par ses toiles et ses mousselines brochées. Chacune de ces deux villes a plus de 3,000 habitants. Ville-Franche est le chef-lieu de ce riche arrondissement : elle cousiste en une belle et large rue, longue d’une demi-lieue, près de laquelle se groupent des maisons dont l’ensemble porte le nom de faubourg. Les terres qui bordent la Saône et la rivière de Morgon sont d’une grande fertilité; les coteaux environnants sont couverts de vignobles, Des sites pittoresques embellis par la culture s’offrent à chaque pas autour de cette ville, qui compte aussi plusieurs fabriques importantes de toiles et de basins. A 3 licues au sud et sur la rive gauche de l’Arbresle, Chessy, peuplé de 600 individus, est célèbre par ses mines de cuivre, les plus riches de France.
ce A?
Ÿ. Y NX Yÿ
EN
ES
El ÉFÉFE
Z on ee < fe A x 2 Se É ÊRS À LA À À.
ÿ # as BC
dt RE à Es eue.
Am SN he RS A - —
Rien n’est comparable à la beauté de la situation de Lyon, au magnifique coup d'œil que présentent les maisons de campagne qui l’environnent, à l’ensemble de ses quatre faubourgs et des vingt quais bordant le cours de la Saône et du Rhône. La lenteur de la première, la rapidité du second, forment un contraste frappant. La Saëne offre l'emblème-de la paix, favorable aux arts, au commerce et à l’industrie ; des bateaux la descendent et la remontent sans cesse; dix-sept ports s’étendent sur ses rives; trois ponts suspendus la traversent. Le Rhône, emblème de la guerre et des discordes civiles, est un torrent fougueux que ne brave pas toujours impunément la témérité de l’homme; ses bords sont silencieux, ses flots seuls retentissent en se brisant contre les piles des ponts qui le traversent et contre le quai magnifique qui le borde. D’autres contrastes se font remarquer dans cette ville’; sur ses 56 places, des masures s’élèvent à côté de monuments somptueux ; dans ses 250 rues, en général mal pavées en cailloux, règne la malpropreté ; cependant les plus belles sont garnies de trottoirs, et toutes sont élairées au gaz. On ne peut voir Lyon sans être étonné du mouvement qui y règne et qui caractérise une importante et industrieuse cité : c’est en effet l’un des trois principaux centres de l’industrie et du commerce de la France. Le chemin de fer de Saint- Etienne qui a son débarcadère sur le quai du Rhône; les omnibus qui parcourent la ville dans tous les sens; les fiacres, les cabriolets qui se croisent dans les rues ei qui stationnent sur les places; les nombreuses diligences qui partent chaque jour dans différentes directions ; la foule qui
"se presse dans les rues; les élégants et riches magasins que l’on y remar-
que; les beaux édifices qui décorent cette ville donnent à quelques-uns de ses quartiers un aspect qui rappelle ceux de Paris,
Sous le nom de Zfgdun, qui signifie en langue celtique, selon les uns, Montagne du corbeau, selon les autres, Montagne longue, et dont les Romains firent Lugdunum, Lyon était l’une des principales cités des Segusiani, lorsque César fit la conquête des Gaules. Sous leur domination, elle devint la métropole des Gaules, elle s’étendait sur le coteau qui borde la rive droite de la Saône; de magnifiques édifices l’embellissaient lorsqu'elle fut détruite en une seule nuit par une incendie, l’an 59 de l’ère chrétienne, sous le règne de Néron, qui la fit rebâtir. Sur la montagne de Saint-Just s'élevait le palais des empereurs, dans l'emplacement qu’occupe l’ancien monastère de l’Antiquaille, transformé aujourd’hui en hospice des incurables. Le nom de ce bâtiment lui vient de la quantité d’objets antiques que l'on y trouva en fouillant le sol, C’est au confluent de la Saône et du Rhône
En
ae +
magniavirondant le rapidité ne‘de la Ja dessur ses e de la "ave pas ncieux, s qui le nirastes es s’élèéral mal les sont oir Lyon e impor- , centres e Saintibus qui ts qui se breuses foule qui y remarques-uns
les uns, dont les es Segujon, elle borde la rsqu’elle étienne, int-Just l’ancien incuraques que
Rhône
que soixante nations gauloisesélevèrent à Auguste un autel dont les quatre colonnes ont été employées dans la construction du maître autel de l’église de Saint-Martin-d’Ainay. C'était à Lyon que passaient les quatre grandes voies tracées par Agrippa, dont l’une allait aux Pyrénées par l'Auvergne et l’Aquitaine, l’autre au Rhin, une troisième à l'Océan par la Picardie, et la quatrième à la Méditerranée par la Gaule narbonnaise. Pour la construction de ces routes, il fit couper un rocher qui porte encore le nom de Pierre-Scise, et sur lequel Burchard de Bourgogne, au onzième siècle, construisit un château formidable qui fut depuis transformé en prison d’État. La montagne de Fourvière faisait partie de l'enceinte originaire de la ville : c’est là qu'était le Forum Vetus, et selon d’autres, le Forum Veneris, construit par Trajan. Ce Forum donna son nom à la montagne. Des souvenirs d’une autre époque se présentent à l'esprit en traversant la place des Terreaux : c’est ici que, par suite d’un jugement que l’histoire a flétri, furent décapités Cinq-Mars, pour avoir conspiré la chute de l’orgueilleux et vindicatif ministre de Louis XII, et le fils du vertueux président de Thou, pour n’avoir point été l’accusateur de son ami.
Lyon figure au premier rang dans les événements arrivés sur le territoire français. Au cinquième siècle, elle devint la capitale du royaume des Bourguignons ; au sixième, les rois francs en acquirent la possession; par le mariage d’une sœur de Lothaire IE avec Conrad le Pacifique, elle resta dans la maison de Bourgogne jusqu'à la mort de Rodolphe III, fils de Conrad, d’où elle passa sous la puissance temporelle de ses archevêques, et fut enlevée à ces derniers par Gui, comte du Forez. Louis le Gros venait d'établir dans son royaume le régime municipal : e’était un coup mortel porté à la puissance de la mitre et à celle de épée; l'effet s’en fit sentir dans cette ville, qui n’était point du domaine de la couronne. Cependant un siècle s’écoula encore en violences exercées par l’archevéque et en fréquentes révoltes de la part du peuple; enfin saint Louis se déclara l’arbitre de ces scandaleuses exactions et de ces résistances que légitimait le défaut de garanties légales; ce fut Philippe le Bel qui fit pour jamais rentrer Lyon sous la domination des rois de France. Dès cette époque, les citoyens eurent le droit d’élire leurs magistrats, de contrôler les recettes et les dépenses de la commune, de se garder eux-mêmes: la liberté individuelle leur fut garantie ; aucun Lyonnais ne put être cité en jugement hors de l’enceinte de la ville, Sous les rois de France, elle atteignit bientôt le premier rang parmiles villes manufacturières de France ; mais en 4793, elle futassiègée par une armée révolutionnaire, etsaccagée, Ses principaux
édifices furent démolis, et son nom fut changé en celui de Commune affranchie.
* Elle s’est promptement relevée de ses ruines, et depuis le commencement de ce siècle elle s’est beaucoup embellie. Les faubourgs de Vaise, de la Croix-Rousse , de la Guillotière, y sont aujourd'hui réunis et forment une immense ville de 258,494 habitants, divisée en 5 arrondissements communaux. Lyon renferme de vastes et belles places, au premier rang desquelles nous placerons la place Bellecour et celle des Terreaux; ses principaux monuments sont: la cathédrale Saint-Jean, l’église Saint-Pierre d’Ainay, l’hôtel-de-ville, le palais des arts, l’Hôtel-Dieu, le palais de justice, le grand-théâtre, le palais de l’archevéché, le lycée impérial et la bourse. La ville est dominée par la statue colossale de la Vierge, située sur la tour de la petite église de Notre-Dame de Fourvières. Les établissements d'instruction publique et de charité répondent à l'importance de cette seconde ville de France. D’importants travaux militaires ont fait de Lyon l’une des places fortes de la France. Elle est en rapport avec Paris, par une belle ligne de chemin de fer de 507 kilomètres de longueur ; avec Saint-Étienne et Roänne par une ligne de 434 kilomètres; enfin dans un avenir prochain (1854) elle communiquera avec Avignon et Marseille.
.… La nomenclature des hommes marquants nés.à Lyon depuis l’époque la plus reculée serait trop longue si nous voulions la faire complète: Germanicus, Claude, Marc-Aurèle, Caracalla, Géta; l’évêque Sidoine Apollinaire, le réformateur Pierre Valdo, l’architecte. Philibert Delorme, qui construisit le château des Tuileries ; les célèbres statuaires Coustou, et Coysevox, leibotaniste Antoine de Jussieu, les voyageurs Poivre. et Sonnr ‘’économiste Morellet, l’agronome Rozier, le naturaliste Patrin, i .nistre Fleurieu, le brave maréchal Suchet, le législateur Camille Jordan et le littérateur Lemontey sont les principaux noms qui 4 présentent d'abord à la mémoire. |
L'intérêt qu'offre sous tant de rapports une ville telle que Lyon absorbe celui que pourraient présenter divers lieux de sen territoire, tels que Sain/- Genis-Laval, où l’on fabrique à la fois de l’huile, des couleurs, de beaux papiers peints, des tableaux d’église et desbannières; Saint-Symphorienle- Châleau, où l’on fabrique du fil et des clous, où l’on a conservé un ancien hôpital, et près de laquelle on remarque leschâteaux de Pluvy et de
Ciérimbert; l’Arbesle, au confluent de la Brevanne et de la Tardine, petites rivières dont les débordements la détruisirent entièrement en 4745, mais qui, promptement rétablie, se livra au commerce du chanvre,
Jommune
nmence- Vaise, de , forment ssements nier rang aux; ses nt-Pierre s de jusrial et la re, Située établissertance de nt fait de vec. Paris, eur ; avec a dans un rseille.
époque la e: Germapollinaire, construioysevox, °’écomñistre an et le nt d'abord
n absorbe que Sain{de beaux phorienservé un uvy et de Tardine, ee
FA. lernot del
JrArvecter fc
Imp deManccon 67 r S'Jacg Lars
Enveloppé à l’est et au sud, pendant plus de 40 lieues par le Rhône, côtoyé à l’ouest pendant plus de 25 par la Saône, le département de l’Ain1 est traversé au nord et au midi par cette rivière qui le divise en deux régions: l’occidentale, sur sa droite, est formée par un vaste plateau ondulé, couvert de terrains argileux et marécageux; l’orientale, sur sa gauche, est hérissée de montagnes de 4,500 à 2,000 mètres d’élévation qui se rattachent aux Alpes par le Jura; elle est sillonnée de vallées profondes presque toutes dirigées du nord au sud, traversées par des torrents rapides. Dans la première, l’agriculture, qui forme la principale occupation des habitants, leur fournit des récoltes suffisan’es pour leur consommation ; le sol offre de la tourbe et quelques bancs de houille; dans la Seconde, on cuitive des terres fertiles, on élève des bœufs, des moutons et des chevaux, on exploite du fer et d'excellents matériaux pour les constructions, et les meilleurs pierres lithographiques de France. Les carrières de Villebois occupent environ 500 ouvriers, et l'exploitation d’asphalte près Seyssel produit une valeur de 40,000 francs. L’émigration de 6 à 7,000 montagnards produit annuellement 5 à 600,000 francs au département. Depuis quelques années l’industrie séricole s’est étendue à ce département et y fait de notables progrès. L’ancienne Bresse ou l’arrondissement de Bourg, forme, avec le pays de Dombes, un plateau de 30 lieues de longueur ; la première de ces régions est saine et renferme des terrés fertiles; la seconde est froide, humide et remplie d’étangs insalubres, Les habitants de la première sont robustes, sobres et laborieux ; ceux de la seconde sont au contraire faibles et sans énergie. Ce département est en général sous un climat beaucoup plus âpre que sa latitude ne l'indique, à cause de sa position au pied des Alpes et de l’influence des vents du nord. Les pluies qui alternent avec la sécheresse de Pété y donnent annuellement 4 mètre 25 centimètres d’eau, c’est-à-dire plus du double de ce qu’il en iombe à Paris.
Ce département ne renferme que des villes peu importantes: Trévoux, bâti en amphithéâtre sur la rive gauche de la Saône, est le chef-lieu d’un arrondissement dont nous nommerons les cités les plus industrieuses ;
. Contenances imposables. . hectares hectares | Vergers, pépinières et jardins, . : : . 2,102 Terreslabourables. . , . , , + « 246.608 | Oscraies, auinaires, saussaies, . . , . 247 Fe D NA DER 2e Rte ire Contenances non imposables. Landes et bruyères. ñ : k d PTT 76 587 Forèts, domaines non productifs, , . . 12,139 Étangs, mares, canaux d'irrigation. ° + 19,834 | Routes, chemins, places publiq., rues,otc. 8,904 MIRMOBE co 0 à se 6 à à. à . + 16,869 | Rivières, lacs, ruisseaux, . , . , « 4,119 Propriété bâties. + + + € « «à + + 4198 | Cimetières, églises, bâtiments publics. « 61