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qu’on fétait aussi dans quelques églises ; sa couverture est ornée de sculpturcs en ivoire, représentant divers sujets relatifs à cette singulière cérémonic du temps passé. Sens fait un certain commerce de bois, de charbons et de vins; c’est unc des stations du chemin de fer de Päris à Lyon.
Suivons le canal de Bourgogne en remontant l'Armançon, traversons sur trois ponts les trois bras de cet affluent de Yonne, el arrivons à Tonnerre, aulre station de ce chemin de fer, qui remonte, dit-on, au temps des Romains. Elle est bien bâtie, entourée de vignobles estimés, dont elle expûdie les vins dans toutes les parties de l'Europe. L'église de l’hôpital est remarquable par son étendue et l'absence de piliers pour en soutenir la voûte hardic. On voit dans le faubourg de Bourbercau une source appelèe Fosse-Yonne, dont les caux sont tellement abondantes, qu'à peu de distance du rocher d’où elles sortent, elles font tourner plusieurs moulins. Cette petite ville possûle un collège ct un cours de g‘ométrie appliquée aux arts; elle fut la patrie du chevalier d'Ean de Beaumont, qui rendit plusieurs services à l'État comme ambassadeur et comme homme de gucrre, ct dont le sexe fut un mystère jusqu'à l’époque de sa mort,
Nous retournerons sur nos pas ct traverserons la Jaule-Saône pour parcourir les départements frontières de la Franche-Comté et de l’Alsace, que nous avons laissés en arrière. On ne trouve dans ce département 1 ni laridité des pays montagneux, ni l'humidité que répandent les eaux stagnantes. Le climat y est plus doux que dans les contrécs voisines; l'été et l'hiver y sont plus tempérès, P’automne y est ordinairement beau; mais lorsque, pendant l'hiver, les montagnes se sont couvertes de neige, la fusion de celle-ci cause au printemps de grandes variations de température. Entre le cours de la Saône ct celui de l'Oignon, des montagnes et des val- Jécs suivent la même direction que ecs rivières : plus près des bords de la seconde que de la première, des vignes, qui ne produisent que des’ vins froids et médiocres, occupent la quarantième partie de toute la contrée; les bois ct les forêts répartis sur Lous les points cn forment environ le tiers, les terres labourab'es un peu moins de la moitié, les prairies un dixième, ct les terres en friche un quinzième. Malgré les progrès que l’agriculture
1 Contenances imposables. | hectares hectares | Cultures diverses, ébereutes ue PTT Ferres labourables. . . . . . . . 95,104 | Oscraies, aulraies, saussoics, . . , Prés RL tr tee HU e Contenances non imposables. Landes, pâtis, bruyères. . + + + + 22,661 | Routes. chemins. places publiques, rues, 9,864 MIRE. 8 a eric ets 6 US Len à 11,769 | Rivières, lacs, ru ss'aux. . . . , . 6,607 Vergers, pépin ères et jardins. . . . 4,26: | Forèts, domaines non productifs. . . , 1,699 Proprietes bâties, . + . . + + + + 1,988 | Cimetièr:s,églises,presbytères, bâtimunts
Étangs, abreuvoirs, mares, canaux. . . 1,5330 publies. . , . . . . , . . . © 157
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a faits dans ce département depuis trente ans, la fertilité du sol, l'étendue et le nombre des routes font espérer encore bien des perfectionnements dans ce genre d'industrie. I exporte cependant de grandes quantités de céréales dans le Midi; la pomme de terre y est d’une importante ressource; les bêles à cornes y sont en nombre assez considérable ; mais les troupeaux de bêtes à laine y sont tellement négligés, que le nombre de ces animaux ne s'élève pas à 45,000, c'est-à-dire qu'il y a au plus un mouton pour scpt habitants. Ses houillères, scs mines de fer, ses forges, ses usines, qui procurent de l’ouvrage à près de 3,500 individus, produisent, pour le salaire de ceux-ci ct pour les divers frais d'exploitation, une circulation de plus de 16 millions de francs, et un bénéfice net d'environ 2,700,000 francs. Ses fabriques de quincaillerie, ses distillerics, des filatures, sont donc, avec l’agriculture, les principales sources de prospérité de ce département.
A son extrémité occidentale, l’arrondissement de Lure cest le plus industrieux des trois qui le divisent. Le bourg d'Aéricourt, où l’on voit un vicux château, compte plusieurs fabriques de cotonnade; Vy-lès-Lure en
cnferme une de mousseline qui fait travailler près de 500 ouvriers; à Saint- Bresson se trouve l’une des plus belles papeteries de France : sa fondation date de 4660 ; la plus grande partic de son beau papier vélin est envoyée à Paris. Fougerolles-l'Église fournit, dans certaines années,
. à cette capitale pour 400,000 francs de kirschwasser; Saint-Loup, bourg
de 2,752 habitants, sur la Seymouse, fabrique des chapeaux de paille, des tissus de laine, des étrilles et de la glu; le village de Plancher-les-Mines, qui doit son nom à une ancienne mine de plomb argentifère que l’on exploite encore, se livre à la fabrication de divers objets de quincaillerie ; près du village de Magnoncourt, une belle fabrique de fer-blanc emploie constamment plus de 250 ouvriers; à Faucogney et à Champagney on exploite les picrres à rasoir ; à Mélisey, ainsi qu’à Cléleau-Lambert, où l’on fait d'excellents fromages, on pourrait utiliser de beaux bancs de granit.
A l'extrémité d’une plaine longuc et fertile, arrosée par les rapides et poissonneuses rivières du Breuchin et de la Lanterne; au pied de plusieurs collines couvertes de forêts, l’ancienne et jolie ville de Luxeuil ou de Luxeu parait devoir son nom aux deux mots celliques Zug-Srwi, qui signifient £au chaude ; les Romains l’appelaient Livovium. Une inscription prouve que Labicnus, par ordre de César, fit réparer ses bains ; ceux qui existent sont dignes de la magnificence des anciens. A l’époque des
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