OCÉANIE, = MALAISIE, — ARCHIPEL SANTA-CRUZ
pendant nez un peu épaté, leurs yeux de feu, leurs dents d'ivoire et leur barbe raste ètres et leur donnent une apparence de bonté qu'on trouve rarement dans la Polychie de nésie. Les lobes des oreilles sont percés de trous propres à recevoir des fleurs ou des herbes odorantes, Leur corps a un embonpoint raisonnaffle ; hipel; il leur peau est douce, lisse, couleur de cuivre clair, plus foncée chez quelpulation ques-uns. Ils vont presque nus ; leur vêtement consiste en un étroit maro x, et une natte qui leur ceint le corps et tombe jusqu'aux genoux. Ils s’endes iles duisent le corps avec une poussière rouge, jaune ou couleur d'orange célèbre mêlée à de l'huile de coco, et paraissent pratiquer la circoncision. péens et Ils ont pour le vol un penchant prononcé, comme presque tous les use. La peuples sauvages. Ils ne paraissent avoir d'autre arme que le casse-tête, Middle- | dont ils se servent avec la plus grande habileté, et une lance de #4 à 5 mètres alembo, de longueur, Leur ornement le plus ordinaire est le tatouage, dont ils se e semble couvrent le corps d’une manière très-régulière depuis le bas de la poitrine > dépen- ‘ jusqu'au genou : on n’en voit sur le reste du corps que des traces légères, doux et qui imitent des fleurs, des oiseaux ou des poissons volants. Le nombre des gateurs. habitants, que Wilson porta à 6 ou 7,000, n’a paru à M. Lesson que de 3 hées. La à 4,000. Le marin John l’a estimé de 48,000 ; mais son chiffre parait être gardée à | beaucoup trop fort.
jigateurs L Quelques cérémonies peu importantes ne peuvent donner qu'une idée 1 voyage 4 imparfaite de leur croyance religieuse : ils paraissent croire à l'existence ile isolée L des esprits. Leur langue diffère peu de la langue océanienne générale ; elle delong, À offre dans ses mots la plus grande analogie avec celle de Taiti, des iles | devaient 4 Sandwich, des iles Viti, des îles des Amis et de la Nouvelle-Zélande. les fruits À L'ile est partagée entre 24 chefs appelés hinhangatcha, dont chacun, ement, » k: selon son âge, parvient à l’autorité suprême, et l’exerce pendant vingt té méri- # lunes sous le nom de chaou. Les chefs marient leurs jeunes filles à qui il onique; leur plaît, et celles-ci ne peuvent refuser leurs époux sous quelque prétexte a même que ce soit; souvent même elles sont mariées avant de voir leurs maris. tl’un est ge La douceur que ces insulaires font paraître en ne permettant pas de terre est tuer les mouches, les rats et les serpents, cède cependant à la superstition. ontagnes ï Quand un chef meurt, toutes les familles se rassemblent, et le sort décide les natu- ‘ quels sont les deux garçons de 10 à 42 ans qui doivent être immolés et : enterrés aux deux côtés du défunt. On immole deux jeunes files à la mort dessus de i de la femme du chef.
et pleine 4 Nous voilà parvenus à une région dont la découverte a beaucoup exercé ête ; leur 4 la patience des marins et la sagacité des critiques ; nous voulons parler de
l'archipel de Santa-Cruz et des îles de Salomon.
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Le navigateur espagnol Mendana, envoyé à la découverte de la Terre australe, découvrit en 4568 une suited’iles qu’il nomma Zs/as da Salomon;
. il les plaça entre 5 ct 9 degrés de latitude sud; mais ses observations de
longitude furent si vagues et si inexactes, que lui-même ni aucun autre aavigateur ne purenc de longtemps retrouver ces terres. Îl paraît avoir cru, selon son estimation, se trouver à 4,450 lieucs marines de Lima: mais les Espagnols voulurent cacher cette découverte, crainte d’exciter les autres nations à s'établir dans ces terres, et les auteurs, par ordre ou par ignorance, placèrent ces îles tantôt à 800, tantôt à 4,500 lieues à l’ouest du Pérou.
Dans un second voyage, Mendana ayant en vain cherché les îles Salomon, découvrit l’île de Sanfa-Cruz et quelques autres. C’est l’île Egmont et les autres îles de la Reine-Charlotte, retrouvées par le capitaine Carteret.
D’Entrecastaux, Labillardièreet plusieurs autres voyageurs récents nous ont donné une très-bonne description de l'ile Andangy ou Nitendy, que les Espagnols appellent Santa-Crus , et les Anglais Egmonl’s Island. La baie Trevanion est le port le plus remarquable de cette île. Les montagnes, peu élevées, paraissent calcaires. Les habitants sont d’une couleur olivâtre , et leur physionomie a beaucoup de rapport avec celle des Moluquois: seulement on en remarque quelques-uns qui ont la peau noire, et qui paraissent être d’une race bien différente : ceux-là ont aussi les lèvres grosses, le nez large et aplati, mais tous ont les cheveux crépus et le front très-large. Ils s’épilent par tout le corps, et ils aiment à porter des cheveux blonds qu’ils parviennent, à ce qu’il paraît , à rendre tels par le moyen de la chaux, comme aux iles des Amis. Cette couleur contraste singulièrement avec le noir de leur peau, rendu plus foncé par le tatouage. Les Espagnols tentèrent en 4595 de former une colonie dans ces terres. L'établissement espagnol n’eut ras de succès; la veuve de Mendana ramena aux Philippines les débris de la colonic, échappés aux maladies et aux attaques dés indigènes.
Carteret descendit sur l’île de la Santa-Cruz, où il eut à soutenir un combat sanglant contre les habitants. Les Anglais avaient été reçus et régalés dans une maison d’assemblée semblable, pour la forme et l'ameublement, à celles de Taïti, Les naturels étaient d’un teint noir peu foncé; l’un d’eux, qui fut fait prisonnier, avait les cheveux laineux, mais les traits réguliers. Vigoureux et brave, ce peuple défendit avec opiniàtreté son île, qui est fertile, bien boisée, et bordée de gros villages, Carteret reconnait