OCÉANIE. — MÉLANÉSIE. — ARCHIPEL DE LA PÉROUSE
Terre la priorité de la découverte des Espagnols, et cependant il prétend donner mon ; à ce groupe le nom d’Jle de la Reine-Charlotte ; même l'ile Swalow, qui pns de Ë n’a pas été retrouvée dans la position indiquée par le navigateur anglais, autre 1 pourrait bien être celle de San-Francisco, vue par Mendana ; du moins la pro, 1 latitude et les traits physiques corresnondent. ais les ; Nous devons citer ici quelques îles peu connues. Tinnacoraw ou Volautres | ean, dépouvue d’arbres, mais agréablement tapissée de verdure, est remarigno- quable par une montagne ignivome semblable à un cône régulier, échancré est du au sommet, haut de 800 mètres, sur une base de 1,200 mètres de diamètre, | | Toboua ou Toupoua, qu’on avait crue divisée par ia mer, et qu’on dési- ( Salo- 1 gnait sous les noms d’Ourry ou Oury, et d'Edyecombe ou Edgècumbe, est gmont peu étendue, mais couverte de montagnes; Taumako ou Taumago a envi- Car- ron 9 lieues de circonférence; Quiros, qui la découvrit en 1606, y obtint des habitants toutes sortes de rafraichissements. Elle abonde en bananiers, s nous 1 en cocotiers eten palmiers, Sa population passe pour être considérable. due les î On a cru qu’elle devait être la même que Kennedy ou Mattoucty, décou- La baie È verte par les Anglais en 1801, mais nous pensons que c’est à tort: d’après 8, peu 1 leur latitude, elles doivent être à 40 ou 50 lieues l’une de l’autre, On dit tre , et % que les habitats de cette dernière sont cruels et féroces. Warouka, Naliou, seule- 4 Mantji et Tchikaina, sont peu considérables, Le groupe de Filoli est comparais- À posé de huit ilots, dont les habitants appartiennent à la race malaisienne ; sses, le celui de Duff en comprend douze, peuplés d'habitants cruels et féroces,
-large. 4 Ce qui répand un grand intérêt sur l'archipel de Santa-Cruz, c’est qu'il
blonds comprend le groupe d’ilots sur les récifs duquel périrent, en 1788, les deux chaux, vaisseaux de La Pérouse. La certitude en a été acquise par le capitaine avec le anglais Dillon et par Dumont d'Urville. En mémoire du célèbre navids tot 4 gateur français, le savant marin M. Jules de Blosseville a proposé de désisement gner à l’avenir des îles de Santa-Cruz sous le nom d’archipel de Lu Pérouse ippines que nous lui conserverons.
is indi- Le groupe dont il s’agit est celui de Vanikoro ou Vanikolo, nom indigène de quatre ilots devenus célèbres; ils sont voisins de l’île Tikopia, air un : l’une des Nouvelles-Hébrides dont nous avons parlé. Le capitaine Dumont ecus el | i d'Urville, qui jeta l’ancre le 21 février 1828 entre les récifs qui les entou- | *"ameu- de rent, prit tous les renseignements possibles près des vieillards-de la prin- | fonvé; 4 cipale de ces iles. Les divers renseignements s’accordèrent sur ce point que s traits #4 pendant une nuit fort obscure les deux bâtiments de la Pérouse furent jetés son ile, 4 par un coup de vent au milieu des récifs de la côte méridionale de Vani-
ounait 4 koro ; que le premier navire ne tarda pas à être abimé dans les flots, mais
que le second resta long-temps sur la plage ; que tous ceux qui montaien! ces deux navires mirent pied à terre, et qu’ils construisirent avec les débris de celui qui n’avait pas coulé un petit bâtiment qu’ils terminèrent après un travail dont la durée fut de six ou sept lunes, et que montés sur ce bâtiment ils abandonnèrent l’île, Le vieillard qui fournit ces renseignements indiqua la place où le premier navire s’était abimé : on aperçut en effet, au fond de l’eau, à quelques brasses de profondeur, des ancres, des canons, des boulets, des saumons et une immense quantité de plaques de plomb. L’équipage de l’Astrolabe parvint même à retirer une ancre, un canon en fonte, deux pierriers en cuivre et divers autres objets. Dès que Dumont d’Urville eut acquis la certitude que c’était bien là le lieu du naufrage de La Pérouse, il s’'empressa d'élever au milieu d’un récif, à la mémoire de son illustre compatriote, un modeste monument auquel tous les hommes de son équipage se firent un devoir de travailler !. D’après la position que lui assigne d'Urville, Vanikoro, la plus grande du groupe, n’est autre chose que l’île de la Recherche de d’Entrecasteaux. Ainsi, lorsque ce capitaine, envoyé à la recherche de nos vaisseaux, découvrit cette île en 1793, c'était environ quatre ans après le naufrage de La Pérouse, il était loin de se douter, qu’en mettant pied à terre sur ce rivage insalubre, il devait atteindre le but de sa mission. |
Cette île hérissée de pitons, dont les plus élevés peuvent avoir 950 mètres, ne paraît avoir que de très-petites plaines. Il n’y a point de rivière considérable. Les cours d’eau qui l’arrosent paraissent dus aux pluies qui tombent fréquemment. Les productions les plus importantes sont le tarro (arum esculenlum), encore est-il de mauvaise qualité, le cocotier, l’inocarpus, dont le fruit a le goût du marron, l'arbre à pain et diverses variétés de bananicrs. La population de Vanikoro peut s'élever à 1,500 individus répandus dans quelqués villages qu’on remarque sur les bords de la mer. Les cases sont carrées ou ovales, et faites de feuilles de vacoua. Le foyer se trouve au milieu, et la fumée sort par la porte, qui est l’unique ouverture de ces modestes habitations.
Il consiste en une sorte d’obélisque en bois, au milieu duquel fut placée une plaque de plomb portant l'inscription suivante :
À LA MÉMOIRE DE LA PÉROUSE ET DE SES COMPAGNONS, L'ASTROLABE 14 Mars 1828.
Voyez d’ailleurs notre tome [+ chapitre xxv, page #10,
ntaient ; débris près un âtiment indiqua qu fond ns, des plomb.
non en Dumont rage de noire de hommes ion que st autre ce capin 1793, t loin de 1 devait
mètres, e consiui tomo (arumt )CATpUS, iétés de dividus la mer.
Le foyer B ouver-
acée une