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La Nouvelle-Guinée s'étend sans interruption depuis le cap Blanc, autrement nommé cap de Bonne-Espérance ou cap Rodney ; sa longueur parait étre entre 400 et 500 lieues, sa largeur varie de 6 à 430 lieues, et sa si nurficie doit être d'environ 40,000 lieues géographiques carrées. LE: cetroit de Torres, au sud, sépare la Nouvelle-Guinée de l'Australie; le détroit de Dampier en détache la Nouvelle-Bretagne. Vers le détroit de Torres règne une bande d'innombrables récifs de polypiers.
Les côtes de la Nouvelle-Guinée sont généralement élevées : dans l’intérieur, des montagnes semblent entassées sur-des montagnes. Il y a des cataractes dont on aperçoit à plusieurs lieues de distance les flot; écumeux. Déjà, dans la péninsule occidentale, le «nt Arfak paraissait dépasser les nuages. Le mont Benoist, les monts :'::::;5::, s'élèvent à une grande hauteur; la cime imposante du mon: iuuyv:urrlle dépasse de beaucoup les montagnes environnantes. Les cartes hoilandaises placent au nord-est des iles Arrou une montagne couverte de neige, par conséquent élevée de près de 7,000 mètres. Les montagnes de la côte sont richement garnies de bois. Les rivages sont couverts de cocotiers; tous les navigateurs ont été frappés d’étonnement à la vue d'un si beau pays, digne de posséder des peuples plus industrieux et plus civilisés. Il n’y a cependant pas de rivières, mais seulement des ruisseaux.
Le capitaine Forrest, qui ne visita que le havre Dory, trouva beaucoup de muscadiers dans quelques petites iles, et nous avons lieu de croire que la Grande-Terre n’est pas dépourvue des mêmes productions. On exporte en grande quantité une écorce aromatique nommée massoy ; l'arbre qui le donne paraît être un laurier. Les Hollandais y ont trouvé le bois de fer, l'ébène, le canari, le lingoa et le muscadier uviforme; la mer rejette de gros morceaux d'ambre gris. On trouve de belles perles non loin des côtes.
Il n’est pas rare de trouver dans les forêts de la Nouvelle-Guinée des arbres de 80 mètres d’élévation. M. Quoy vit un arbre déraciné dont la tige avait quarante-sept bons pas depuis les racines jusqu’aux premières branches ; sa grosseur était en proportion. Du sommet de ces arbres énormes pendent quelquefois des rameaux déliés qui ont la forme de cordes.
Le cochon fourmille sur les côtes , et le sanglier dans les forêts; peutêtre entend-on par le sanglier le babiroussa des Moluques. On yÿ trouve le kanguroo, et des mammifères carnassiers du genre péramèle,
L'’ornithologie paraît curieuse, et même romantique, Lu Nouvelle-Guinée est la résidence favorite des superbes et singuliers oiseaux de paradis, dont on compte dix ou douze espèces, Celui qu’on appelle le ror ou grand
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