NOM DES ILES OU ARCHIPELS, VILLES OU LIEUX REMARQUABLES
Tasmanie ou Nouvelle-Zélande. . . ..| 11,000 | 260,000! Aux Anglais.—AuckLand Wellington. ’ - Russel —Vicloria.— Nelson. Olago,
Archipel Tonga ou des Amis. . . . .. 250 | 50,000! Bea et Mafanga dans Tonga-Tabou. Archipel Oua-Horn. . . . : . . .. 50 1,00) Archipel! Hamoa ou des Navigateurs. . 150 | 150,000 Archipel de la Société ou de Taïti. . . 90 | 15,000! Aux Français, — PAPÉITI dans Taïti, Iles de Cook et leurs dépendances, . .. 60 | 14,000 iles Pomoutou ou archipel Dangereux et dépendances, . , - . . . . . .. M0 20,000 Iles Marquises. « + . . . . . . . . .. 70 | 30,000 sy Français, — Fort Collet dans Nouahiva.
Archipel Havaï ou Sandwich. . . . .. 850 | 200,000! Honozuzu (Woahou). — Kara Kakoua,
—Koai-Hai.—Kai-Rua.—Tiah latoua.
Principales îles, leur superficie , leur
population.
Hawaii. , [10,000 kilom c.139,64 hab.
Maouï 1,600 24199 Wahou., .[ 1,377 27.809 Kauaii, .,| 1,200 89,341 Kaoulaoui. 150 80 Lanai. .,.,.| 300 1,200
Suite ct fin de la Description de l’Océanie,— Description de l'Océanie septentrionale, de la Micronésie.
Nous avons déjà parlé généralement de ces nombreux groupes de petites îlessemées sur la surface du Grand-Océan, et qui, sousle nom de Micronésie, constituent ladivision la plusseptentrionalede l'Océanie. Nousavonsfait observer l’identité d’origine de celles parmi ces îles qui ont été exhaussétes par des dépôts volcaniques, ou qui sont nées de l’accumulation des sables sur un récif de corail. Nous avons aussi discuté les questions relatives à l'identité encore plus étonnante qui semontreentre les caractères physiques, les idiomes et les mœurs des tribus disséminées dans ces terres. Il ne nous reste done qu’à décrire les principales d’entre elles; car qui pourrait se résoudre à ies énumérer toutes, et à répéter pour chacune des détails VE 18
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qui nécessairement se ressemblent? Nous nous bornerons donc à la considération des groupes.
En partant du groupe de la Nouvelle-Guinée, nous aborderons en premier licu aux {les Pelew , que l’on prononce Peliou.
Ces iles avaient été visitées par les Espagnols, qui les appellent Palaos, mais elles portent aussi les noms de Peli, Panlog où Pannong. Elles étaient peu connues avant la relation agrésble et intéressante, composée par M. Keate sur le: mémoires du capitaine Wilson, qui y fit naufrage en 1783, Cet écrivain ingénicux a peut-être embelli la vérité, D'après lui, les habitants des îles Pelew sont un peuple aimable, gai et innocent. Ils ont un teintplus foncé que celui qu’on appelle cuivré, mais ils ne sont pas noirs, et leurs cheveux sont longs etflottants. Les hommes vont nus; les femmes portent deux petits tabliers ou plutôt des franges faites avec la fibre de l’enveloppe de la noix de coco. Les deux sexes sont latoués et seteignent les dents en noir. Il ne paraît pas qu’ils aient aucune idée de religion, quoiqu'ils peusent que l'âme survit au corps. Leur langage parait être dérivé du malai, répandu dans les nombreuses iles de ces mers.
Voici ce que dit M. de Rienzi en parlant de cet archipel et de ses habitants: « Cette chaîne d'îles est réunie par des récifs, eton n’y trouve qu'un seul « port assez difficile. Ces insulaires habitent un pays pauvre et passable- « ment cultivé; ils sont d’un jaune bronzé, robustes, d’une assez belle « taille et assez bien faits, moins méchants que la plupart des autres Poly- « nésiens, mais inférieurs aux Carolinsde Yap et probablement aux autres « Îles de l'immense archipel des Carolines. Ils sont avides, soupçonneux , « cruels dans les guerres que les chefs entreprennent pour le plus léger « motif, [ls vont généralement nus avec un cynisme éhonté... ; s’ils ont eu « de la candeur et de la générosité à l’époque de Wilson, certes ils sont « bien déchus. Il est vrai qu’ils ont eu à se plaindre quelquefois des balei- « niers, ce qui a pu les rendre plus entreprenants et plus méchants 1, »
Le gouvernement est entre les mains d’un roi, lequel a sous lui des rupacks ou chefs qui forment une sorte de noblesse. Tout le territoire appartient en propre au souverain. Ses sujets n’ont que des propriétés mobilières, comme un canot, des armes, des meubles grossiers.
Ces iles ont en général une élévation moyenne; des bois épais les couvrent; un long récif de corail, qui s’étend à 2 lieues du rivage, en quelques endroits jusqu'à 6, les environne à l'ouest. L’Cbénier croit dans les forêts; l’arbre à pain et le cocotier paraissent y abonder.
1 M. D, de Rienzi : Description de l'Océanie,
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