‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 4)Chapitre 67 sur 169 · SE NE REA · texte numérisé non relu

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comprenait sous ce nom toutes les brises venant de la Méditerranée, La direction variant d’après celle des côtes, pouvait s'étendre de l'aire de l’ouest jusques et compris celle du sud-est.

Les relations des voyageurs modernes s’acordent très-bien avec tout ce que nous venons de dire sur ics vents anniversaires de la Grèce.

La Péninsule Orientale nous présente ainsi l'échelle de tous les pays habitabl: ; de l’Europe. Le Danube et la Maritza voient l'hiver arrêter leurs ondes glacées ; les Russes, » passantle mont Hæmus (le Balkan), furent obligés de recourir à leur: arrures pour se garantir du froid. Au contraire, le printemps règne presque sans interruption sur les côtes de l’Attique. « Le rossignol, dit Sophocle, y fait retentir ses doux accents dans « des vallées verdoyantes, où l’on n’éprouve jamais les rigueurs de l'hiver. « Les vents n’y font point sentir leur haleine bruyante, et les rayons « ardents du soleil y sont interceptés par des arbres chargés de fruits, dont « l'épais feuillage est entrelacé de pampres et de lierre. Bacchus et ses « joyeuses prêtresses y fixent à jamais leur séjour. Le narcisse y étale en « tout temps, à côté du safran doré, son calice odorant. Ces fleurs ont « servi de couronnes aux Immortelles. Le chœur des Muses vient souvent « se mêler au briilant cortége de Vénus, sur les bords enchantés du Céphise « qui, divisé en mille canaux, serpente à travers les gras pâturages ct les « campagnes qu’il féconde. »

A l'exception de l’île de Milo, infestée de vapeurs sulfureuses, l'archipel grec offre le plus heureux climat de toute l’Europe. La température y est plus égale que dans le continent. Les blés mürissent de meilleure heure dans l’île de Salamine que dans l’Attique. L'île de Crète, quoique sous le 35° parallèle, n’éprouve de grandes chaïeurs que par les vents du sud : lorsque ces vents ne sont pas assez forts pr" franchir les montagnes qui garantissent l’île, la température y est délicieuse ; depuis le mois de mars jusqu’à celui de novembre, Savary n’y vit le thermomètre varier que de 20 à 27 degrés au-dessus de zéro ; on ne voit jamais de la neige et des gelées dans la plaine ; au mois de février, la terre se pare de fleurs et de moissons précoces. Si cependant on voulait tracer un tableau général de la végétation, il faudrait avant tout distinguer les provinces septentrionales comprises dans le bassin du Danube, de celles qui se trouvent au sud du mont Hæmus. Dans les provinces méridionales, on voit les terrasses des montagnes se couronner de forêts variées, où se succèdent tour à tour le sapin commun, le sapin à feuille d’if, le pin larissio, le cèdre, l’yeuse, le chène à cochenille, le chêne commun, le superbe platane d'Orient, l’érable, le carou-

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