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lequel on prépare le beau rouge végétal appelé archil, et une foule d’autres plantes qui ue peuvent pas figurer dans un apercu géographique. Mais observons que la vigne donne des produits différents sur les bords du Danube et sur les rivages de l’Archipel. Les raisins de la Grèce contiennent plus de principes sucrés et fournissent des vins de liqueur, tandis que les vignobles de la Servie et de l’Hertzegovine, abrités contre les excès de chaleur et de froid, donnent des grapges remplies d'un jus généreux et propre à faire des vins également forts et agréables. Avec un peu plus de culture, la Turquie d'Europe réunirait tout ce que les vignobles du monde catier produisent de plus vanté.
Les végétaux du midi et du nord se mêlent sur les rivages du Bosphore. Le chêne à grappe (quercus racemosa de Lamarck) et le châtaignier y abondent, ainsi que les cyprès, les Lilleuls, les marronniers, les arbousiers, les myrthes, les genêts. Les terrains bas sablonneux sont couverts de convolvulus persica. Le dyospiros lotus entre dans la nourriture des Turcs. Les côtes de Gallipoli, en Europe, sont ornées de clematis cirrhosa et de la jolie daphne crelica, el du spartium parviflorum, arbrisseau qui s'élève à 1 mètre 70 centimètres. Mais les transitions entre les végétlations au nord et au sud de la Turquie d'Europe doivent être observées dans l’intérieur de la Thrace et de la Macédoine, où les botanistes n’ont presque pas pénétré. Il est aussi très-difficile de déterminer quels végétaux la culture a ajoutés à ceux qu'avait donnés la nature; les noms qu’on trouve chez les anciens sont d’une signification si douteuse !
El serait difficile de caractériser d’une manière générale le règne anima: dans la Turquie d'Europe et dans la Grèce. Les chevaux thessaliens étaient estimés à cause de leur beauté et de leur force. Les Turcs ont amené dans le pays la race tatare, et, par le croisement de ccs deux, l'une et Pautre ont zagné. Les ânes et les mulets sont aussi peaux ici qu’en italie.
Les moutons ahondent en Macédoine, en Thessalie ct en Livadie. Les chèvres sont de la plus grande utilité pour les habitants des montagnes. Les gros aigles qui abondent dans les environs de Babadagh donnaient autrefois aux Turcs les meilleures plumes pour leurs flèches; elles se vendent fort cher. Les forêts et les montagnes sont remplies de chevreuils, de daims, de sauglicrs; et les bôles carnassières aue l’on y trouve sont les renards, les ours, les loups-cerviers; il y a encore une espèce particulière de loups de plaine, de moindre grandeur que ceux que l’on rencontre dans les montagnes. Ces loups habitent surtout le rivage du Danube, et se relireut dans les roscaux des lacs et des marais qui y communiquent. Les
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perdrix, les outardes, sont d’un goût délicieux et en grand nombre, surtout dans les plaines qui avoisinent le Danube. La Grèce et les îles sont moins abondamment fournies de gibier, mais les poissons les en dédommagent amplement.
Les lions ont jadis vécu en Grèce. Ils se tenaient, du temps d’Aristote, entre les fleuves Archéloùs, en Acarnanie, et celui de Nestus, en Thrace; ils occupaient ainsi une partie de la Grèce, qui certainement n’est pas la plus chaude. Les hommes les auront d’ahord resserrés et à la fin exterminés. Peut-être était-ce une variété particulière à la Grèce et à l’Asie- Mineure.
Les modernes n’ont presque rien pu apprendre sur les productions minérales de la Turquie. Les Ottomans se soucient peu de ce genre de richesse. On sait seulement que la Turquie d Europe possède des mines de fer et de cuivre qui mériteraient d’être exploitées. Parlons du système des montagnes dardaniennes ou grecques. Le mont Hæmus, le mont Scardus, et toute la chaine des montagnes albanaises et bosniaques, abondent en mines de fer ; c’est tout à fait la répétition des montagnes de la Styrie ou de l’ancien Noricum. Probablement la composition géognostique est aussi la même ; quelques roches micacées, talqueuses et graniliques sont vaguement indiquées par les voyageurs, On a exploité jadis des métaux précieux dans diverses parties de cette chaîne ; mais il semble qu’on ne les tirait que d’un minerai de cuivre aurifère et argentifère. Les relations modernes en offrent peu d'indices.
Dans le mont Pangée, en Macédoine, il y avait partout des mines d’or et d'argent qui s’étendaient jusqu’en Péonie, c’est-à-dire au delà du fleuve Axius. Même en Péonie, les cultivateurs, en labourant la terre, découvraient des paillettes d’or. Les mines d’argent de Laurium, qui. selon Xénophon, ne devaient jamais s’appauvrir, et qui cependant étaient déjà épuisées du temps de Strabon, se trouvaient à l'extrémité de la péninsule attique, près les bords de la mer. Un semblable emplacement d’une mine très-riche est assez singulier.
C’est des carrières du mont Marpèse, dans l’île de Paros, que lP'antiquile tirait ces fameux marbres dont les blocs énormes brillaient dans les monuments de leurs villes, dont l'Égypte même orna la façade de son labyrivthe. Ce marbre était très-recherché par les anciens sculpteurs, qui l’employaient de pré‘érence à tout autre. Cependant sa qualité ne répond pas toujours à sa renommée, s’il faut en croire les voyageurs modernes; les
lames cristallines dont est formé son tissu égarent l’œil par des reflets trom- VI. 31
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peurs, et volent en éclat sous le ciseau : ce défaut est racheté par d’autres qualités excellentes, surtout par son éclat et son extrême blancheur. Le marbre coralitique, d’un grain semblable à de l’ivoire, n’est connu que par des bustes antiques; le marbre pentélique tire son nom d’une montagne près d'Athènes. On reconnaît ce beau marbre statuaire à certaines veines verdâtres qui en séparent les masses, Le mont Hymète, à peu de distance du mont Pentelique, dennait un marbre statua're d’un blanc cendré.
La terre sigillée de Lemnos était autrefois en usage dans la médecine. C'est une argile ocreuse, ou un bol coloré par un peu de fer. La cimolite, ou terre cimolée, est aussi une argile d’un blanc grisätre, qui passe au rougeâtre par l'exposition à l'air. Hawkins l’a retrouvée dans l'ile Argentière, autrefois Cimi lo, d’où les anciens la tiraient pour l’employer à blanchir les étoffes, propriété qu’elle possède à un degré éminent. Nous ne parlerons pas de la célébre argile à potier de l’île de Samos et d’autres terres communes.
Il y avait des mines de cuivre mêlé de fer dans l’île d'Eubée. Celles d’or et d'argent à Siphnos, aujourd’hui Siphanto, furent couvertes ou englouties par la mer, Cette île est riche en plomb; la mine est grisâtre et lisse, elle doune un plomb qui approche de Pétain. L'ile de Thasos renfermait, outre ses belles carrières de marbre, une fanteuse mine d’or, On sait qu'un promontoire de Naxos s'appelle cap Smeriglio, parce qu’on y trouve le meilleur émeri, Les carrières du mont Ocha fournissaient de l’asbeste assez long et assez flexible pour qu’on püt en fabriquer des toiles incombustibles,
Les sources de bitume doivent être en assez grand nombre. Une des plus célèbres se trouve dans l’île de Zante, l'ancien: e Zacynthe. Ceite ile offre un sol qui abonde en plâtre. Le terrain semble être creux et résonne sous les pieds du voyageur effraié. Deux bassins de 5 à 6 mètres de diamètre retiennent des caux limpides et froides, du sein desquelles il s’élève un bitume liquide qui, en bouillonnant, nage sur la surface, Spallanzani y plongea un thermomètre de Réaumur qui était à 24 degrés, et qui desceudit aussitôt à 47. Hérodote a vu cette source il y à 2,300 ans.
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Suite de la Description de l’Europe. — Description du royaume de Grèce et de la république des îles Ioniennes.
Après plusieurs siècles d'ignorance et d’esclavage, la patrie du génie, la terre de la liberté, impatiente du joug humiliant sous lequel elle gémissait, et qu’elle avait déjà tenté de secouer, souleva de nouveau ses chaines en 1820, et secourue par les trois grandes puissances européennes, la France, l'Angleterre et la Russie, sortit, en 1827, à la suite de la victoire de Navarin, victorieuse et indépendante de sa lutte avec les musulmans. Aujourd’hui elle forme un royaume particulier, qui est circonserit du sud-ouest au nord-est par une ligne qui suit le cours de l’Aspro-Potamo, depuis son embouchure jusqu'aux lacs d’Angelo Castro et de Vrachori, qu'elle traverse près de leurs rives septentrionales, jusqu’au mont Artolina, à 8 lieues de Lépante, d’où elle suit la crête du mont Axos,‘la vallée de Calouri et la cime du mont Oeta jusqu’au golle de Zcitouni, près de l'embouchure de de l'Hellada ou du Sperchius. La Grèce, ainsi limitée, occupe du nord au sud, depuis les bords de l’'Hellada jusqu'au cap Matapan, une longueur d'environ 60 lieues, et de l'est à Pouest, depuis le cap de Marathon jusqu’à celui de Tanese, en traversant l’isthme de Corinthe, une largeur de 56 lieues. La superficie de la Grèce est de 48,935 kilomètres carrés, ou de 3,220 lieues géographiques carrées.
Les iles accordées à la Grèce, dans l’Archipel, sont Négrepont, et celles qui s'élèvent à l’est, telles que Skiatos Scopelo, Chelidromia, Sarakino, Pelagnissi, Joura-Nisi et Skyro, ainsi que toutes les Gyclades.
Le nouvel État de la Grèce se compose de trois parties distinctes : au nord, l’antique Aellade, aujourd’hui Livadie; au sud, le Péloponèse des anciens, la Morée des modernes ; enfin, à l’est de celle-ci, les îles de l’Archipel.
Lorsqu’après avoir laissé derrière soi les belles plaines de la Macédoine et de la Thessalie, on franchit les Thermopyles, pour entrer dans la Gréce proprement dise, fe ciel devient plus ardent, les eaux abondent moins, mais le sol serait encore riche s’il était cultivé. L'huile est la production la plus importante des provinces méridionales. Celle de Attique passe pour la plus fine,
Les Athéniens connaissent la taille des oliviers, mais ils ne la pratiquent pas. L'ol.vier de l'Atlique est aïterne, comme la taille qu’on lui fait subir ; mais il n'alterne pas de même dans tous les cantons de la Morte, Une brume épaisse, qui s'élève de l’Archipel, nuit quelquefois aux oliviers; en retombant sous la forme de rosée, elle pénètre partout et infecte jusqu'aux racines et jusqu'à la sève; les feuilles jaunissent, les fleurs tombent, et celles qui nouent donnent une olive avortée,
Corinthe peut toujours vanter ses petits raisins, etl’Arcadie ses fromages. Les plantes aromatiques, dont le sol de l’Attique est couvert, donnent au miel de ses abeilles les bonnes qualités qui l'ont rendu célèbre. Plus doux et doué d’un parfum plus exquis que tous les autres miels connus, il est en même temps de la plus belle transparence, quoique d'une couleur rousse.
La Grèce peut devenir l'émule de l'Espagne pour la beauté de ses laines ; ses pâturages sont très-favorables pour les brebis. Les terrains les plus incultes produisent en abondance le thym, le serpolet, la marjolaine, et toutes les plantes aromatiques. Ici, comme en Espagne, on fait voyager les troupeaux. Les bergers albanais mènent leurs bestiaux paître en Grèce pendant l'été Sous le règne des empereurs byzantins, le mélange des brebis africaines et asiatiques avait embelli les races grecques ; elles ont dégénéré depuis qu’on ne suit plus la méthode des croisements. Le mouton de Livadie et d’Arcadie est le plus beau; celui de ’Attique a le plus perdu.
Le sol de la Grèce continentale est en général très-montagneux ; mais aucune de ses montagnes n’atteignent la région des neiges éternelles : le Taygète est la plus élevée !, La plupart de ces montagnes sont couvertes de forêts ou de pâturages ; mais les forêts diminuent chaque jour par l’habitude qu'ont les bergers d'y mettre le feu pour faire place aux herbages, et offrir une pâture à leurs troupeaux : il est à espérer que le gouvernement grec, plus éclairé que le gouvernement ture, mettra des entraves à une coutume qui, depuis qu'elle s’est introduite, a déjà répandu la stérilité sur plusieurs cantons autrefois ombragès et fertiles. A milieu de ces mon-
1 Voici, d'après les travaux de MM. les officiers d'état-major Puillon de Boblaye,
Peytrier et Servier, les hauteurs des principales montagnes de la Grèce : mètres
Le Saint-Elias du Taygète. . . . . . . ... . , . . . . . . . 9,408 Le mont Ziria, l'ancien Cyllène. . . . à 6 0 ù à ee + à NOTE Le Khelmos, à l'extrémité septentrionale du Magne. 4 + + 0e + + 2,386 Le Lakoura, l'ancien Parnasse. . . . . . . . . . . . . . . . ,. 2,210 L'Olonos, au sud de la Kaminitza. . . de 0 mecs à 2:901
Le Saint-Elias de Levidi, au nord-ouest de Tripolitza, . + + + + + …« 1,980
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tagnes, s'étendent de vertes et fraiches vallées arrosées par des rivières ou des ruisseaux.
Les nombreuses montagnes de la Grèce se divisent en plusieurs chaines: celle qui borde au nord le golfe de Lépante, dominée par le Lakoura ou le Parnasse, et le Zagora ou l'Hélicon, chantés par les poëtes, dépend de la chaine du Pinde, Les monts Helléniques disparaissent dans l’ishme de Corinthe, et ceux de la Morée, dont le principal sommet est le Pentadaktylon ou le Taygèle, forment des groupes différents. Celui du Taygète, qui court à l’occident et se termine au cs; Matapan, autrefois le célèbre Ténare, est indépendant des monts Malevo ou Dzakona, l’ancien Olympe du Péloponèse, chaîne parallèle et orientale qui finit au cap Maléa ou Suint-Ange.
Malgré la grande élévation qu’atteignent quelques-uns de leurs sommets, les montagnes de la Grèce ne donnent naissance à aucun cours d’eau considérable, L'Aspro-Potamo, qui forme une de ses limites, est le plus important : il n’a pas plus de 45 lieues d’étendue. Dans la Morë, les deux principaux sont le Rouphia ou l'Alphée, et l’lri ou l'Eurotas, qui ne parcourent pas un espace de plus de 20 à 25 lieues. Ce dernier a été confondu sur toutes les cartes avec le Vasili-Potamo, que le colonel Bory de Sais Vincent a recannu pour une rivière plus considérable que l’Eurotas, quant au volume de ses eaux, mais qui n’a qu’une lieue et demie de cours, et qui, courant parallèlement à ce dernier, n’en est éloignée que d’uue lieue.
Des roches granitiques et schisteuses constituent les principales chaînes de la Grèce. Au Taygète, elles supportent un beau porphyre vert anticue. Au mont Trélovouno, l’ancien Hymèle, on pourrait encore exploiter le marbre blanc grisâtre, célèbre du temps de Xénophon. La plupart des îles, telles que Milo, Cimolo, Santorin, Égine, ete., sont en grande partie formées de la roche ignée appelée trachyte. L’ile de Paros possède ces marbres auxquels le ciseau des Phidias ei des Praxitèle donnait le movement et la vie,
Le sol du royaume de Grèce recèle des mines de fer, à: ;!omb, de zinc, de cuivre, de mercure et de cobalt; mais, à l’exception des deux premiers métaux, ces substances paraissent être peu abondantes. On y trouve aussi de l’alun, du salpêtre, de la magnésie, et des argiles dont plusieurs sont estimées.
Nous commencerons notre course près de l'embouchure de l’Hellada, par les Thermopyles, cet étroit défilé, ce célèbre rempart de l’indépendance des Grecs anciens et modernes. Sur le versant méridional de la chaîne du mont Oeta, le ciel devient plus ardent ; les chaleurs de l’été, qui dessèchent
les rivières, sont souvent insupportables; l’hiver est la saison des pluies et des orages; mais l'automne et le printemps rivalisent par les dons qu'ils répandent jusqu'aux extrémités de la Morée. Près des rives du Topolias, ou Copaïs, grand lac alimenté par le Mavro-Potamo , ou le Céphise, et d’autres rivières, et remarquable par le goufire appelé Katavotron, qui sert d'écoulement à ses eaux, la garance est une des plantes qui réussissent le mieux. Les terrains qui s’inclinent vers le golfe de Lépante et celui d'Égine sont favorables à la culture de l'orge, et produisent des oliviers qui fournissent la meilleure huile de la Grèce; mais quelquefois ces arbres souffrent des brumes épaisses qui s'élèvent de PArchipel. La Corinthie et l’Arcadie se couvrent de pâturages et de champs d'orge. La première de ces deux petites contrées peut toujours vanter ses raisins sans pepins ; la seconde, ses troupeaux; Athènes, son huile et ses olives; Argos, ses cotons estimés. Le mont Hymète est toujours habité par ces précieux essaims qui distillent un miel d’un parfum exquis et d’une transparence admirable.
Le climat de la Grèce, de tout temps si vanté, offre, comme dans le midi de l’Europe, la variété de nos saisons, mais avec des nuances différentes. L'approche du printemps s’annonce dès le mois de janvier par la floraison des amandiers ; en février il tombe beaucoup de pluie, quelquefois de la neige, mais le soleil a beaucoup de force, et la chaleur commence à se faire sentir ; c’est en mars que le printemps est dans tout son éclat, et que les prairies se parent de mille fleurs qui durent ou se succèdent jusqu'à la fin d'avril. Le mois de mai voit paraître été ; c’est alors que les vergers sont dans toute leur beauté ; en juin, on s'occupe de la récolte de céréales ; en juillet les épis sont mis sous les pieds des chevaux et des buffles pour en faire sortir le grain. Vers cette époque commence une longue sécheresse qui tarit les sources et les ruisseaux, et qui dessèche toutes les plantes ; ce mois est le plus chaud de toute l’année. Vers la moitié de septembre commencent les vendanges. C’est en octobre que tombent les premières pluies, mais avec quelques interruptions ; les derniers beaux jours de l’année sont en novembre; en décembre les pluies deviennent presque continuelles, les rivières et les ruisseaux débordent, et les travaux des champs cessent complètement. Cet état dure quatre à six semaines, pendant lesquelles les orages se succèdent continuellement ; c’est le fort de l'hiver. La neige tombe aussi quelquefois en abondance, mais elle ne persisie que sur le sommet des monts; le froid est rarement rigoureux.
Les chaleurs de l’été sont quelquefois assez fortes pour faire monter le thermomètre centigrade à 34 et même à 40 degrés.