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siècle à la sagesse divine par l’empereur Justinien, nommée vulgairement Sainte-Sophie, a été heureusement épargné; mais il n'a dù sa conservation qu'à sa transformation en mosquée. Quoique l'architecture soit d’un style bien inférieur à ce:i qui caractérise la grande période classique, cependant l'effet en est imposant
L'Hippodrome ancien est aujourd'hui une place publique appelée £4-.
Meïdani, et qui est devenue célèbre par le massacre des janissaires. Qn y voit encore un obélisque égyptien de 20 mètres de hauteur, placé sur un piédestal en marbre blanc, dont les sculptures, du temps de Justinien, sont à moilié cachées par le sol dans lequel il est enfoncé de plusieurs pieds, Un autre obélisque à moitié détruit s'élève plus loin; enfin on remarque sur cette place une sorte de colonne torse en bronze. C’est, dit on, le support du trépied sur lequel se plaçait la Pythonisse dans le temple de Delphes,
C’est une faible citadelle que ce fameux château des Sept-Tours, l'ancien Cyclobion, où l’on renferme les prisonniers d'état, et qui dérend l'entrée des Dardanelles. Les mosquées parmi lesquelles on distingue celle du sul tan Achmet, celle qu’on nomme la Solimani, ou de sullan Soieumun, ce: celle de la sultane Validé, figurent admirablement dans un paysage ou dans une illumination ; mais dès que l'œil du goût les examine, ces édifices, sans majesté et sans grâce, manifestent encore un certain caractère de nudité et de fragilité qui rappelle la vie pastorale,
Constantinople possède :neore quelques monuments antiques : outre ceux qui ornent l'Hippodraime, dont nous avons parlé, on peut citer les aqueducs tels que celui de Viens et celui de Justinien, qui fournissent de l'eau aux habitants de veite grande cité. Nous ne devons pas oublier, parmi ses grandes constructiuis, arsenal militaire et les casernes principales; quelques-unes sont comparables aux plus belles qui existent dans les autres capitales de l'Europe. Constantinople est la résidence du mufti ou chef du clergé musulman, des trois patriarches des Grecs, des Arméniens schismatiques et des Arméniens catholiques, et du Æhakam-baschi ou chef du clergé des juifs. Outre la mosquée principale de Sainte Sophie, on en comple un grand nombre d’autres, auxquelles sont annexés des colléges ou médressé. Nous mnentionnerons encore son Université, son Académie des sciences et des lettres, fondée en 1851 ; ses dix écoles spéciales, parmi lesquelles sont l’École spéciale militaire, l'École de médecine, et le Collége de la Sultane-mère, inauguré en 1850. La vilie possède plusieurs typographies et une imprimerie impériale, des presses desquelles “erlent de nombreuses treductions de nos meilleurs ouvrages; on y public
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un Montleur offoman en français, en ture et en arménien; quatre journaux français, dont le plus important est le Journal de Constantinople; quatre journaux italiens et plusieurs en diverses langues. Les bibliothèques publiques, dont le nombre dépasse trente-cinq, renferment un grand nombre de livres et de manuscrits, on n’en connait pas encore les richesses, Constantinople est non-seulement la première ville de l'Orient, mais encore l'une des plus importantes du monde entier par sa population, que l’on n'évalue pas à moins de 797,000 âmes avec ses faubourgs, par la beauté de sa situation, par le grand nombre de ses manufactures et par son commerce qui, depuis quelques années, a pris une grande extension.
En traversant le superbe port de Constantinon! long de 1,000 mètres sur #60 ou 150 de large, on arrive aux res de Péra et de Galata. Dans le premier de ces faubourgs, s auteur, sont les palais des ambassadeurs étrangers et les maiso acs, qui n’ont pas
la permission de demeurer à Constantinople. Les magasins de marchands sont à Galata, qui est plus près du port et de la douane, Ce laubourg estenvironné de murailles flanquées de tours et de fossés, La diversité des nations qui demeurent à Péra et à Galata esttelle, qu’on serail tenté de regarder ces faubourgs comme la tour de Babel. On y parle ture, grec, hébreu, arménien, arabe, persan, russe, valaque, allemand, français, italien et hongrois. De l’autre côté du Bosphore s'élève Scutari, ville asiatique de 40,000 âmes, qui est aussi regardée comme un des faubourgs de Constantinople 1,
Les rives du Bosphore sont comme semées de bourgs et de villages à moitié cachés sous de magnifiques platanes. Le palais d'été du sultan, nommé Bechick Tach, occupe une partie du rivage. Plus en arrière s'élève Belgarde, endroit habité par les plus riches familles chrétiennes de Péra et de Galata ; un bois d'arbres fruitiers, plusieurs fontaines limpides, des gazons toujours verts, un air pur et frais; tel est ce charmant asile d’où les chaleurs, les incendies et la peste sont bannis. En sortant de Constantinople par le quartier des Grecs et par celui des Juifs, on arrive au faubourg d'Ayoub, où déjà le port, en se resserrant, commence à prendre l'aspect d’une belle rivière ; bientôt la promenade des Eaux Douces étale tous ses charmes champêtres ; c’est le coin de l'idylle de ce vaste ensemble.
Sur le bord du canal Roumily-Hissar, est le plus fort de tous les chàteaux qui défendent le Bosphore ; le bourg de Thérapia ou Tarapia, à 3 lieues de la capitale, est remarquable par sa position : situé au fond d’une baic circulaire, ses maisons s’élèvent les unes au-dessus des autres, comme
1 Voyez notre tome IE, livre L, page 346.
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les bancs d’un amphithéâtre. Des jardins qui s’étendent de la manière la plus pittoresque sur des collines naturelles, couronnés chacun par un peuplier ou an pin, et formant un rempart vert autour de l'habitation, complètent ce village champêtre, où il n’y a ni rucs, ni places, ni promenades publiques. Les maisons sont basses et en bois, et leur rouge sombre indique de suite à l'étranger qui vient de passer devant le blanc sérail du su tan et le palais éblouissant de Fondoukly, les demeures des castes arménienne et grecque. Un peu plus haut, vers la mer Noire, est Bourouxdéréh, ou la grande plaine : c’est un petit village, ou plutôt une longue rangée de maisons, où la diplomatie européenne vient déposer son étiquette ; chaque habitation est réservée à un ambassadeur et représente une nation,
Nous sommes obligés d'être beaucoup moins prodigues de détails sur jes autres villes de la Thrace ou de la Roumélie. Au milieu de bosquets de cyprès et de jardins de roses, Adrianople ou Andrinople, que les Turcs nomment Ædirneh, la seconde résidence du sultan, élève ses nombreux minarets; cette ville de 400,000 habitants occupe une position centrale sur la Marilza (| Hebrus), à l'endroit où ce fleuve, ayant déjà réuni plusieurs de ses rivières tribulaires, se tourne brusquement au sud et descend du plateau central,
Andrinople est environnée de murailles percées de 11 portes. Elle a une citadelle composée de 4 grosses tours rondes, et de 42 autres moins fortes. L’arsenal est au milieu de cette citadelle, Les différents quartiers de la ville communiquent entre eux par 43 ponts jetés sur le Tundja et l’Arda, affluents de la Maritza. Les Russes en prirent possession au mois d’août 1829. Ses édifices les plus remarquables sont la mosquée de S:lim, regardée comme le plus magnifique temple de l’islamisme; celle de Bajazet IF, et celle de Mourad IT ; le bazar d'Ali-Pacha, l'Eski-Seraï, l’ancien palais des sultans. Andrinople est la plus industrieuse cité de la Turquie d'Europe ; elle est la résidence d’un grand mollak et d’un archevêque grec.
En suivant la route qui conduit au nord-ouest, vers Sophia, on arrive à Filibé ou Philippopolis, ville de 30,000 âmes, siége d'un archevéché grec, florissante par ses fabriques de laine ; et Ta/ar- Bazardgik, ville de 40,000 âmes, toutes les deux situées dans une iarge vallée, où les nombreuses branches de la Maritza arrosent des vergers d’une étonnante fécondité. À l'endroit où fe mont Rlhiodope et le mont Jæmus se joignent, le défilé nommé Succi par Ammien Marcellin, et Soulou-Derbend par les Turcs, sépare la Thrace de la Bulgarie; la descente vers les plaines de Filibé est rapide ; le niveau change moins du côté de Sophia; on y voit des restes
d’une porte attribuée à Trajan, Un autre défilé, le Kis-Derbend, conduit au sud-ouest par Samahow, où sont de riches mines de fer dans la haute Macedoine. C’est ici la grande position militaire centrale qui domine la Turquie d'Europe. Tout le long des pieds des montagnes, on indique des bains thermaux d’une température très-élevée,
En allant d’Andrinople au nord, plusieurs routes traversent le mont “Hœmus ou le Balkan, qui présente ici autant de coteaux verdoyants que de rochers, et ne semble pas très-élevé. Les voyageurs modernes, en se rendant de Constantinople à Choumla, n’ont pas vu des neiges, mais bien des défilés bordëés de rochers semblables à des murs. Mais les importants défilés de Demir-Kapou, la porte de fer, et celui qui va de Æezanlik à Lofdcha, en Bulgarie, passent entre des montagnes plus élevées. C’est ici que s’étend entre les branches du Balkan une contrée peu connue des voyageurs modernes, la Zagora, peuplée de Bulgares depuis le neuvième siècle, contrée que traversait une roule romaine parallèle à lÆæmus. Quel intéressant objet pour un voyageur! Ce doit être dans ces vallées qu’habitent probablement encore les restes des Paulianis!es, peuplade bulgare catholique, Entre les villes au nord d'Andrinople, Tchirmen, avec un chàteau et une belle mosquée, et Eski-Sagra, avec 20,000 habitants, méritent d’être distinguées. slivné, non moins importante, cachée sous les superbes arbres de ses jardins, voit ses champs se couvrir de ciguë. Il s’y tient une des foires les plus considérables de l'Empire; on y fabrique des armes à feu estimées des Tures, et de l’essence de rose.
En nous dirigeant au nord-ouest, le Balkan en s’abaissant nous présente une chaine de hauteurs schisteuses, qui sépare le plateau intérieur de la Trace des rivages de la mer Noire. Sur le penchant des montagnes, tourné vers l’intérieur, on voit Æirkkilissa, ville considérable, où demeure entre autres une nombreuse colonie de juifs, qui parlent un jargon allemand, et fournissent Constantinople de beurre et de fromage.
Dans la petite branche que le Strandja envoie vers Constantinople, on voit de la petite ville d’Indyighiz de nombreuses habitations taillées dans le roc vif, formant des étages el de longues suites, en un mot une ville des Troglodytes.
Les flancs orientaux du Strandja dominent Ja côte inhospitalière du Pont-Euxin, où Midiah, l'ancienne Salmydessus, conserve des monuments souterrains”très-curieux, mais où le navigateur ne trouve aucun asyle avant d'atteindre le superbe golfe de Bourgas, bordé de petits ports, et qui répond à une belle vallée remontant fort loin entre le Balkan et le Strandja.
Cette dernière chaîne jette encore quelques faibles branches vers la Chersonèse de Thrace, et s’unit à un groupe élevé nommé Tekir-Dogh, ct anciennement Ganos. C’est ce pays élevé qui, forçant la Maritza à changer sa direction primitive vers la Propontide, ou la mer de Marmara, lui envoie plusieurs rivières, entre autres l’Erginé, qui, de même que le Teara, admiré par Darius, conserve son antique nom thracien.
Les rivages de cette mer, qui doit son nom à sa principale île, nous présentent Selivri ou Selimbria, peuplée de 6,000 âmes, et Rodosto, qui en a, dit on, 40,000, villes grecques agréables et florissantes sur la Propontide ; Gallipoli, station ordinaire d’une partie de la flotte inilitairo ottomane, avec 45,000 habitants, sur le détroit faiblement gardé par les châteaux-forts des Dardanelles, après le golfe de Saros qui, moyennant un canal à travers l’isthme, donnerait une entrée plus commode dans la Propontide ; la petite ville d’Enos, près l’embouchure de la Maritza; et plus haut, dans la riante vallée de ce fleuve, Dimotika, séjour de l’héroïque fugitif de Poltava, et siége d’un archevéché grec; à l’ouest de la Maritza, les âpres défilés formés par lancien mont Zsmarus, branche avancée du mont Rhodope, et nommée Gurlchine par les modernes ; Jenidjé, dans les marais qui bordent l'embouchure du MNestus, aujourd’hui Æarasou; les ruines d’Abdère et le fameux défilé de Æavala, anciennement nommé S/ena “apæorum, fermé d’une muraille par Brutus et Cassius, lors de la bataille de Philippes, où périt la liberté romaine.
Nous terminerons notre voyage de Thrace avec ces lieux mémorables où les riches mines d’or du moni Pangœæus occupaient l’avidité des Thasiens et des Macédoniens. Tout le vaste carré entre Kavala, Philippopoli, Andrinople et Enos, tout le cours du Nestus, du Suémus et de l'Harpessus, ‘ ‘es les vallées poétiques du mont Rhodope, forment une {erra incognilu, T des tribus bulgares, albanaises, et peut-être thraciennes.
Les terres qui bordent le Danube, vers son embouchure dans la mer Noire, les belles plaines fleuries et les collines boisées de la Moltavie, de la Valachie et de la Bulgarie, sont depuis un temps immémorial le grand chemin et le champ de bataille de tous les barbares qui, des steppes de l’Asie, sont venus déborder sur l’Europe. Là, les Sarmates au visage aplati, au corps trapu, voltigeaient sur leurs chevaux légers devant les pesantes légions romaines; les Huns, plus difformes que les Sarmates, y poursuivaient le reste des Goths; vingt autres peuples, les Abares, les Koumans, les Patzinakites, y établirent une domination éphémère ; les seuls Bulgares purent s’y fixer, mais en devenant esclaves; enfin les Turcs-Osmanlis y déploient
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aujourd’hui leurs drapeaux victorieux ; ils en ont chassé l’aigle blanche de Pologne ; mais l’aigle noire de la Russie les y menace à leur tour depuis un siècle.
Les Bulgares, ou Voulgares, étaient une ancienne nation turque qui vivait dans le quatrième siècle sur le Volga, aux environs de Kazan, où l’on voit encore les ruines de leur ancienne capitale. Ils vinrent s'établir dans les pays entre le Don et le Bog, auxquels ils donnèrent le nom de seconde Bulgarie. En 539, ils passèrent le Danube et s’emparèrent des rivages de la mer Noire jusqu’à l’'Hæmus. En 678, ils subjuguèrent sept tribus slavones, et formèrent le royaume de la Bulgarie-Noire, ‘dont Presthlaba ou Pereïaslavl fut la capitale. Les Slaves soumis à eux ctaient de la Severie sur les rivières Sem et Desna. Plus nombreux que leurs maîtres, ils rendirent dominante leur langue, qui probablement tenait à celle des Antes ou des Russes, comme le nom de la capitale le démontre. Les Bulgares pénétrèrent en Thrace, en Macédoine, en Thessalie; un de leurs essaims s'établit dans le duché de Bénévent, et une bande fugitive de Bulgares périt en partie dans ia Carinthie sous le fer des Bavarois. Leurs guerres avec l'empire grec eurent le caractère le plus atroce; ils réduisaient des provinces entières à n’être que des déserts, qu’on appelait foréts de Bulgares ; et de leur côté les Grecs firent dans un seul jour brûler les yeux à 45,000 prisonniers bulgares.
Vers l’an 4010, le royaume ou empire des Bulgares s’étendait sur la Macédoine, l’Albanie, la Servie, lorsque l’empereur Basile IT détruisit enfin cette agrégation de peuplades dont les restes sont disséminés à travers la Turquie. En 4185, les Valaques, ou proprement les Cutzo-Valaques, au sud du Danube, et les Bulgares, restés dans la Bulgarie Noire, en se soulevant de concert, fondèrent le royaume valaquo-bulgare, tantôt vassal, tantôt allié des Byzantins, et qui fut conquis par les Ottomans dans la dernière moitié du quatorzième siècle.
Adoucis par la vie agricole, les Bulgares d’aujourd'hui montrent un caractère laborieux, pacifique et hospitalier. La plupart suivent le rite grec sous un patriarche particulier. Leur dialecte slavon ne diffère que peu du servien. Ceux qui ont adopté le mahométisme y mélent plusieurs mots latars.
La Bulgarie est un des pays les plus favorisés par la nature; ayant sa principale pente au nord, elle éprouve les mêmes froids que la Servie, mais
! C’est Pereïaslavl dans le gouvernement de Poltava, qui probablement a donné son nom à la ville bulgare.
le température générale est assez douce pour admettre la culture du blé, du vin, des fruits, du tabac, de la soie. Les bords du Danube du côté bulgare sont moins marécageux qu’en Valachie. Les bestiaux à cornes et à laine trouvent de gras pâturages sur les flancs des montagnes; les chevaux abondent, et les hordes tatares répandues en Bulgarie en mangent la chair. Les pins, les chênes et les hêtres varient Paspect des forêts immenses de Pintérieur. Les montagnes renferment un grand nombre de sources chaudes; celles du mont Suha sont sulfureuses et colorées en rouge.
Soplia, en bulgare Triaditza, est la ville principale de la Bulgarie; située sur Ja route de Belgarde à Constantinople, et communiquant avec Serrès el Salonique, eile fait un commerce actif, La rivière Isker serpente dans la plaine, et un de ses bras arrose les nombreux jardins et vergers au milieu desquels les maisons cachent leurs troits de bardeaux. On lui donne 50,000 hahitants ; c’est le siège d’un archevêché grec; dans ses environs se trouve un camp permanent d'observation. Tiruava, ou Ternova, appelée aussi Zerranova et Tournovo, résidence des derniers rois bulgares, et à présent d’un métropolitain qui s'intitule primat et patriarche de Bulgarie, se présente agréablement sur une colline au milieu des jardins sur les bords de la fantra. On porte sa population à 12,000 âmes. Au sud-est de celte ville s’élève la Sveligora, c’est-à-dire la montagne sainte, dont les forêts, rendues inviolubles par des traditions antiques, prêtent aux troupeaux et aux fontaines la fraicheur d’un ombrage perpétuel,
On remarque encore dans le pays montagneux Schoulma, ou Choulma, qui, par sa position stratégique et ses fortifications, est le boulevard militaire de Constantinople du côté de la Russie. On y voit le superbe tormbeau du célèbre Hassan-Pacha, dont la bravoure dans les guerres avec Catherine 11, sauva l'empire chancelant. Cette ville, qui est aussi très-industrieuse et commerçante, passe pour avoir 80,000 habitants, Nous trouvons, sur la rive droite du Danube, en commençant à l’ouest, Vidin, ville comwerçante de 20 à 25,000 âmes, une des forteresses les plus importantes de la Turquie ; Micopoli, ville fortifiée et commerçante, sitge d’un archevéché grec et d'un évéché catholique; Rou‘schouk, autre ville fortifiée, qui possède des manufactures de laine, coton, mousseline, maroquin, avec un grand commerce, quelque navigation et 30,600 habitants; Siistria, ou Silistrie, avec ües forts et quelques fabriques, on lui assigne 25,000 âmes,
La contrée qui depuis Silistria et Choulma s’étend entre le Danube et la mer Noire, s’appelle la Dobrudscha. C’est un pays de collines, coupé par
blé, du ulyare à laine hevaux à chair.
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